Affichage des articles dont le libellé est YzokraS 1er. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est YzokraS 1er. Afficher tous les articles

lundi 8 juin 2009

ELECTIONS EUROPÉENNES: CONFIRMATION DU "NON" DE 2005 ET DÉFAITE DE L'UMP




Voilà.

Je suis contente.

Contrairement aux tristes sires "de gôche" qui pleurent sur le cadavre de la social-démocratie, ou qui sont affolés par le taux d'abstention, contrairement aussi, aux réformistes qui se réjouissent comme d'une grande victoire d'avoir obtenu 2 ou 3 sièges à un Parlement sans AUCUN pouvoir POLITIQUE, et contrairement enfin, à ceux qui paniquent (ou se pâment d'extase) devant le score d'une liste soi-disant "écolo" emmenée par une bande de comiques-troupiers qui n'ont pas compris, manifestement que, comme dit justement Gérard Filoche, "pour sauver la banquise, il faut d'abord être contre les banquiers", et qui ont été bien aidés (c'est un euphémisme) par la diffusion du film "Home" l'avant -veille du scrutin, aujourd'hui, je suis CONTENTE.

Et oui.

Que voulez-vous.

Je suis une optimiste de nature.

A peine cette satisfaction est-elle tempérée par les scores "honorables", mais en baisse, de l'extrême droite ( FN et Libertas).

D'abord, on le savait, si on était sérieux 5 minutes, pour la vraie gauche anticapitaliste (socialiste, communiste, révolutionnaire), il n'y avait pas (il n y' a jamais eu!) grand-chose à attendre d'un tel scrutin, fort heureusement ( nous n'avons pas toutes et tous perdu la tête au point de devenir "européens convaincus" et de s'entre-déchirer sur des sujets aussi mineurs que l'enjeu d'une poignée d'élus à un parlement croupion).

Cela ne signifie pas qu'il n'y ait rien à dire sur le Front de Gauche, ou le NPA. Mais chaque chose en son temps.

"Europe écologie" - les 16 % d'électeurs (sur 40 % des inscrits donc) qui ont donné leur voix à cette liste emmenée par ce qui sera toujours, de mon point de vue , un charlatan politique, l'ont fait principalement parce qu'ils identifient l'écologie comme le seul enjeu véritable dont le Parlement puisse s'occuper ( ce qui n'est pas faux), parce que Cohn Bendit passe, à tort ou à raison pour un "vrai européen", un type qui connaît bien l'Union Européenne.

Et puis il faut dire aussi que c'est un vote "bonne conscience", largement favorisé par le tapage médiatique fait depuis des semaines autour du film Pinault-Arthus-Bertrand, et par la promotion en général, de l'écologie à la sauce libérale, (à moins qu'il s'agisse de libéralisme écologiste).

C'est vachement moins fatigant de mettre un bulletin soi disant écolo dans l'urne une fois tous les 5 ans, que de se battre sérieusement contre, d'abord, le capitalisme, qui bousille notre planète (et oui, on reparlera aussi de cette "écologie" qui désigne "les gens", le "citoyen" comme cause première déterminante de ce qui arrive à notre planète...)

Il faut s'appeler Cohn Bendit pour soutenir avec aplomb et sans rigoler, que l'écologie peut se moquer des clivages marxistes, et peut se passer du combat anti-capitaliste.

Bien sûr, on ne verra jamais Bové ni Joly à la porte d'une usine, Cohn Bendit ne mettra plus les pieds en France avant la prochaine élection où leur attelage pourra grappiller quelques bonnes places, ils ne construiront aucun relais associatif ni politique local, pour leur projet, (normal, ils n'en ont pas d'autres que d'aller siéger au Parlement européen, et c'est très bien comme ça) - et bon, il y a fort à parier, comme toutes les "forces vertes" capitalo-compatibles, celle-ci fera "pschitt" comme dirait Chirac ...

Pour les autres échéances, l'électorat de ce groupe ira ensuite probablement se fondre en partie dans la droite, dans la gauche, et dans l'abstention...

Le PS - ah le PS....!

Bon, il finit de mourir, "achevons-le, il souffre".

Il s'est enterré en 2002 quand Jospin a lâché le morceau - " mon programme n'est pas socialiste" - , puis, le jour où l'appareil a décidé de renier le choix qui avait été fait par les militant-e-s pour la candidature à la présidentielle, quand l'état-major du PS a décidé de bafouer ouvertement le choix des adhérents en "coulant" littéralement la campagne de Royal (entendons-nous bien, ceci n'est pas un plaidoyer ni pour Royal ni pour un "parti démocrate", mais simplement un constat, une analyse, qui, je pense, se vérifiera: pour diverses raisons, à ce jour, la seule capable de "sauver le PS" en le tuant et donc, en le transformant profondément dans le sens du parti démocrate qu'il est déjà, c'est Royal et personne d'autre).

"Les gens" , comme ils disent au PS, sont peut être "cons", mais pas à ce point. Le message du PS aux adhérents et électeurs est très clair depuis presque 10 ans: c'est l'autisme politique complet. Royal a perdu et Sarkozy a gagné grâce au PS avant tout.

Bis repetita avec le Traité de Lisbonne adopté, personne ne l'oubliera, grâce à l'abstention PS.

On recommence avec la désignation foireuse de la première secrétaire ( ce pauvre Hamon est un symbole à lui tout seul des maladies séniles dont souffre le PS, et il a d'une certaine manière, mérité sa défaite, car politiquement, il a un comportement de baudet, ce dont il a témoigné il y a quelques mois en choisissant Aubry contre Royal).

Résultat: fort logiquement, aux Européennes, le PS est en 2ème position à égalité avec Europe Ecolo-bobo à 16 %, loin derrière l'UMP. Ne rêvez pas, le PS ne s'en relèvera jamais. C'est la loi de l'histoire politique.

Et puis voilà, alors que Le Figaro, et toute la clique de journalistes soit carrément payés par la droite, soit aux ordres de celle-ci (y compris par auto-censure), alors que tous ces plumitifs et parlivores chantent à tue-tête la "victoire" de l'UMP, je regarde attentivement les résultats et je ne m'empêche pas d'afficher un grand sourire.

D'abord, c'est bien la confirmation appuyée du vote de 2005 contre le TCE.

Donc, où est la surprise? Non, "les gens", décidément, ne sont pas si "cons"...et en tout cas ils gagnent en mémoire, manifestement.

Ensuite, la droite est à nouveau divisée, alors qu'elle avait des programmes à peu près identiques.

Et ça c'est bien.

Et puis enfin, et surtout, 28.5 % de 40 % de votants, à un scrutin traditionnellement chouchouté par la droite, c'est une "grande victoire" pour l'UMP et Sarkozy ça?

Sarkozy , le type qui a présidé l'Union Européenne pendant 6 mois?

Elle est bien bonne celle- là!

Rafraichissons-nous la mémoire - en 2007, au premier tour, il y avait eu 83.77% de votants, et Sarkozy avait réalisé 31.18 % des suffrages.

Moi, personnellement, passer en 2 ans, de 31.18 % de 83.77 % de votants, à 28.5 % de 40 % de votants, j'appelle ça une grosse fessée (et ce n'est pas le nombre de députés envoyés au Parlement grâce à un tripatouillage des circonscriptions monstrueux qu'il faut prendre en compte).

Alors mes amis et camarades, oui, ça se fête!

L'étoile de notre Ceaucescu "à nous" a manifestement commencé de pâlir, et nous allons être débarrassés politiquement ( je l'espère), au moins momentanément, de quelques personnes nuisibles au pays...

En effet, nous avons bien un "boulevard" qui s'ouvre pour un mouvement anticapitaliste et révolutionnaire si on arrête de faire les cons, et qu'on s'attelle toutes et tous à la construction nécessaire d'un projet politique (je ne parle pas du catalogue de mesures qu'on a pris l'habitude de dénommer programme et qui "jaillit" en période de campagne électoral), dans le respect de nos diversités, maintenant.

Allons-y!

mercredi 27 mai 2009

LA FRANCE, AIMEZ LA OU QUITTEZ LA

LA FRANCE, AIMEZ LA OU QUITTEZ LA

Chers ( oh oui, vous nous coutez très cher) Frédéric Lefebvre, Laurence Parisot, Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Xavier Bertrand, Christine Lagarde etc...,

Chers collègues, voisins, parents... de droite (même lorsque vous n’êtes, comme 28 millions d’entre nous, que de pauvres salariés, et je ne parle pas des retraités),


Voilà des mois, des années, même, que vous nous bassinez avec vos revendications réactionnaires sur le thème : "la France est un pays archaïque", "la France est un pays arriéré", "la France n’est pas moderne", "les USA, le monde entier, se moquent de nous, la France est nulle", "la France n’est pas compétitive"...

En ce moment, c’est un festival constant, quotidien, de dénigrement, d’acidités...

A vous lire, à vous écouter, à vous constater, tous les jours, on voit bien que la France telle qu’elle existe en réalité, avec ses acquis sociaux, ses droits syndicaux, ses libertés publiques... le tout durement acquis depuis 1789, finalement, elle vous fait gerber et que c’est un pays qui vous rend littéralement malades, tellement il est RIN-GARD, DE-PA-SSE.

Tellement ses habitants sont "has been"...

La faute, tout ça, évidemment, aux imbéciles de salariés qui ne veulent pas faire suer le burnou plus de 35 heures par semaine pour moins de 1200 euros, qui ne veulent pas "télé-travailler" quand ils sont en arrêt maladie, la faute à ces enfoirés de vieux, aussi, qui prétendent toucher une bonne retraite, avoir des soins de qualité quasi gratos, et pas bosser jusqu’à 65 ans, et puis, à ces connasses de bonnes femmes aussi, qui veulent des congés mat, et puis des crèches, des écoles... pour leurs gosses, sans parler des fonctionnaires, tous des feignasses etc.

La faute aux "charges sociales" aussi et aux "z-impôts". Évidemment.

C’est NAZE, c’est RIN-GARD. C’est DE-PA-SSE.

La France, ça sent le rance selon vous.

La France, elle pue le moisi, et c’est un pays tout minable, avec que des cloportes préhistoriques dedans, sauf vous, bien sûr ( vous et François Pinault, Bernard Arnault, Vincent Bolloré et quelques autres Martin Bouygues...)

Ah, si la France était les Etats-Unis, ou l’Inde, ce serait tellement bien !

A force d’entendre tout ça, toute la journée, ça devient lassant, et comme dirait votre grand mètre (cinquante) à penser M. Nicolas Sarkozy, on a envie de vous dire :

"La France, aimez la ou quittez la" (variante du tristement célèbre "Casse toi Pôv con").

Comme dirait encore Laurence P. de Paris, chef du Medef - une fille pas sotte il paraît, et hyper ouverte sur le monde avec ça - : "La vie est précaire, l’amour est précaire, pourquoi votre travail ne le serait il pas"?

Appliquez-vous à vous mêmes les bons conseils que prétendez nous appliquer à nous, travailleurs, retraités, chômistes, étudiants...

DÉLOCALISEZ vos compétences inégalables, vos talents, faites de "l’immigration choisie", soyez "citoyens du monde" puisque vous, ça ne vous dérange pas.

Mais lâchez nous la grappe.

Nicolas, Laurence, Frédéric, vous l’aimez pas, la France?

Et bien barrez-vous !

Je sais pas moi, allez en Inde, aux USA, en Chine même, tiens, bref, partout là où c’est tellement génial et super-moderne.

Nous qui ne sommes que de vulgaires cloportes, que nous soyons "Français de souche" (bêêêêê) ou "étrangers", et bien, ce pays archaïque, préhistorique, dépassé, ringard et tout, franchement je vais vous dire, tel qu’il existe, finalement, on l’aime BEAUCOUP et on y tient.

LA LOUVE

mardi 12 mai 2009

Joffrin ou la proposition du " compromis historique"



chers camarades chers compagnons

C'est clair, l'ère qui s'ouvre à nous pourrait être celle de la mort de la politique (du Politique? ah ça non!).

Pas la peine de se le cacher.

Mais, à notre petit niveau de modestes cloportes, dans les soubresauts de l'agonie, nous avons encore la possibilité d'éviter certaines chausse -trappes et de créer les conditions d'un rebond pour les forces révolutionnaires communistes et socialistes.

Sur la question de la recomposition (fatalement à venir et déjà en cours, du paysage politique "à gauche"), le tout dans la perspective peu ragoutante d'une focalisation électoraliste sur 2012, la première chausse-trappe, énorme, c'est la suggestion récente de Joffrin et qui aurait du appeler cela carrément "le compromis historique".

Dans une tribune ( de commande?) Joffrin (qui de journaliste, devient clairement et de façon assumée, idéologue et "spin doctor" de la nouvelle go-gôche représentant le gérant "soft" capitalisme) suggère que, "pour battre Sarkozy en 2012" (comme si c'était l'objectif ultime à viser en ces temps historiques que nous traversons...), il faut faire une grande coalition (comme dirait Dray "une coalition arc-en-ciel" - on ne se demande pas où il a été cherché cela...) qui regrouperait en gros tous les "opposants à Sarkozy" et donc Bayrou, mais exclurait, naturellement, le PCF (s'il existait encore en 2012 ce qui est rien moins que certain) et le NPA.

Oui, il faut faire le compromis historique dit en somme Joffrin...."la gauche" doit incorporer Bayrou qui serait un "candidat anti-système" (ouuaaarrff).

Bien sur on n'en a rien à foutre de l'opinion de Joffrin ès qualité, on le méprise ce petit monsieur, on épluchera nos patates sur son canard si on en trouve une feuille dans nos toilettes, mais là où c'est intéressant, c'est qu'il dit (un peu trop en avance?), ce que beaucoup vont penser et nous proposer soi disant "à gauche".

C'est d'autant plus crédible (qu'ils seront nombreux à penser à cela), que même la gauche radicale tombe dans le panneau de personnaliser à mort le débat politique et de tout ramener à Sarkozy - et d'ailleurs, ça me fatigue. Ca, il fallait le faire avant (avant mai 2007 et l'élection de Sarkozy - et justement, à ce moment là, la même gauche ne voulait pas le faire!) - bref.

Mais pourtant, Sarkozy, en termes politiques, n'existe pas- ce qui existe, c'est un corps en action qui est mu par une doctrine, une classe, pour un système, avec une stratégie, des tactiques...le "sarkozysme" ça n'existe pas, soyons sérieux!

Le "monstre", ce n'est pas Sarkozy ! LE MONSTRE, il existe, C'est LE CAPITALISME - pourquoi ne pas le dire, merde? - je suis sûre et certaine qu'il y a pire (pour nous) que Sarkozy à droite, et y compris dans l'UMP, même sans aller chercher au FHaine (parti inapproprié, pour l'instant, inadapté aux buts du capitalisme libéral et mondial actuellement dominant, utile seulement comme "boute en train" - ça changera peut être quand le vieux aura laissé sa place à la Marine mais bon...)

La seconde chausse trappe consécutive à cela, c'est évidemment la réaction provoquée immédiatement par cette tribune de Joffrin, dans la "gauche du PS" (de plus en plus atone et minoritaire) représentée, notamment par Hamon, qui , pour faire pièce à cela, nous fait la proposition à peine voilée de la resucée de l'Union de la gauche socialiste...Tous ensemble, tous ensemble, yo!

Bien sur, ils réagissent vivement, au PS, car ils savent que c'est bien ce qui couve sérieusement dans la recomposition politique actuelle: c'est pour ça que Royal s'est fait péter les rotules par ses petits copains à la présidentielle - elle a dévoilé le "pot aux roses" trop tôt, à mauvais escient, pensaient (avec raison) ses détracteurs.

Et en effet il faudra bien 3 ou 4 ans de soi disant "sarkozysme" aux militants et électeurs "de gôôôôche" pour ENFIN devenir "raisonnables" et accepter, avaler, l'idée que "contre le monstre Sarkozy " il faut unir la carpe et le lapin, la soi disant gauche socialiste et le Modem CAPITALISTE, de droite (for ever..).

Petite politique politicienne qui finira bien par punir tout le monde, eux, les politocrates, les partitocrates les premiers, et sèchement encore, mais en attendant , qui nous punit, nous , le peuple-classe. Hélas.

Comme toujours, moi, je pense que notre voie à nous, prolétaires, et à nos alliés, ce n 'est ni celle du "compromis historique" ("Jésus-Marie-Joseph, Dieu nous en garde" - ah ah ah je plaisante), ni celle de l'Union de la gauche (morte et enterrée, cela, par contre c'est vrai) - mais la constitution d'un coeur battant communiste, un rassemblement de la gauche communiste et révolutionnaire, autour d'un projet politique où les réflexions des anarchistes, trop longtemps ignorées, méprisées, ridiculisées, doivent avoir leur place, enfin, comme paroles crédibles, comme interventions politiques valables, comme interlocuteurs sérieux, pour les marxistes du 21ème siècle.

jeudi 30 avril 2009

Les révolutions comme "rêve indestructible", "joie pure" et " fête"


Chers camarades et amis

Pour celle et ceux qui ne sauraient pas quoi lire ce week end, je vous recommande vivement l’édition du Monde Diplomatique de ce mois de mai 2009 qui comporte un dossier de plusieurs pages dont ,entre autre, un MAGNIFIQUE édito de serge Halimi, "Éloge des révolutions" , sur la ou les révolution(s).

Révolution - qui nait du "rêve indestructible d’un monde meilleur"...

Merci à l’équipe du Monde Diplo de nous offrir ce numéro.

Cela m’a émue, en fait - il y a encore des intellectuels et des scientifiques qui croient en la révolution et ne nous prennent pas pour des fous furieux assoiffés de sang mais pour des rêveurs actifs , des intellectuels qui manifestent encore, une part d’humanité dont on peut se sentir proche et mettent leurs savoirs sur les bonnes voies...

Je relève deux citations faites dans ce numéro, citations que j’ai trouvées très belles

"Il s’agit après avoir toujours plié, tout subi, tout encaissé en silence pendant des mois et des années, d’oser enfin se redresser et se tenir debout.(...) Indépendamment des revendications, cette grève [1936] est en elle-même une joie. Une joie pure. Une joie sans mélange. Oui, une joie. (...)Pour la première fois et pour toujours, il flottera autour de ces lourdes machines d’autres souvenirs que le silence la contrainte, la soumission."

Simone Weil - La condition ouvrière 1951

" La révolution n’est ni tristesse ni amertume. Elle est au contraire enthousiasme et fierté de tout un peuple qui se prend en charge et découvre ainsi sa dignité. Et c’est pourquoi je vous invite à la fête ; la fête qui est la conclusion logique du travail bien fait et le départ pour de nouveaux combats exigeants et pleines de promesses."

Thomas Sankara - Discours du 2 octobre 1987


BON PREMIER MAI A TOUTES ET TOUS QUOI QUE VOUS AYEZ DÉCIDÉ DE FAIRE

NE CÉDONS PAS AUX PROVOCATIONS POLICIÈRES NI AUX INCITATIONS DES INFILTRES DE LA POLICE DANS NOS RANGS, ET AUTANT QUE POSSIBLE, PROTÉGEONS ET ENCADRONS LES JEUNES, QUE LES NON-MILITANTS RESTENT DANS LES PAS DES SYNDICATS

AU CAS Où, A NOUVEAU, SERAIT TENDU UN "PIÈGE D’ÉTAT" A LA FIN DE LA MANIFESTATION, GARDEZ LA TÊTE FROIDE ET SOYEZ SOLIDAIRES LE CAS ÉCHÉANT, FILMEZ LES VIOLENCES POLICIÈRES.

IL NE SERVIRAIT A RIEN D’ALLER A QUELQUES-UNS, INORGANISÉS, LES MAINS NUES, AFFRONTER LES "FORCES DU DÉSORDRE", SINON A NOUS DIVISER ENCORE, PERDRE DES FORCES MILITANTES, ET A AUGMENTER LA RÉPRESSION QUI FRAPPE DÉJÀ DUREMENT LE MOUVEMENT SOCIAL.

CAR VOUS SAVEZ CE QUE LES MÉDIAS DIRONT. VOUS SAVEZ CE QUE LA POLICE DIRA.

N’OFFRONS PAS AUX NÉO-FACHOS QUI NOUS GOUVERNENT LA JOIE ET LE PLAISIR DE NOUS FOUTRE AU TROU POUR DE FAUX PRÉTEXTES !

CES ÉTINCELLES DE RÉVOLTES NE DONNERONT PAS D’INCENDIE SI ELLES NE RENCONTRENT PAS LA PUISSANCE D’UN DÉSIR POPULAIRE, ENRACINE DANS LA LUTTE DE CLASSE, DE CHANGER L’ORDRE DES CHOSES.

BIENTÔT, VU COMMENT CELA CONTINUE, NOUS SERONS DES MILLIERS, DES DIZAINES DE MILLIERS, DE PLUS EN PLUS NOMBREUX , A FAIRE SOUFFLER LE VENT DE LA RÉVOLTE EN DEHORS DES CADRES RIQUIQUI QU’ON VEUT NOUS IMPOSER A GAUCHE COMME A DROITE.

ET NOUS IRONS ALORS, TOUS ENSEMBLE, NON A L’ÉLYSÉE, Où CRÈCHE UN PANTIN SOLITAIRE, MAIS A L’ASSEMBLÉE, DANS LA MAISON DU PEUPLE, DEMANDER A NOS MANDATAIRES DE NOUS RENDRE CE QU’ILS NOUS VOLENT CHAQUE JOUR : LA LIBERTÉ, NOS VIES, LA JOIE DE VIVRE.

MAIS CELA , CELA S’ORGANISE, SE CONSTRUIT, ET DEMANDE UN PEU DE PATIENCE QUI EST, COMME CHACUN SAIT, UNE VERTU RÉVOLUTIONNAIRE ;)

AU-DELÀ DE LA RÉVOLTE, IL FAUDRA LA RÉVOLUTION - NOUS JETTERONS LE VIEUX MONDE CUL PAR-DESSUS TÊTE ET NOUS CONSTRUIRONS LE MONDE NOUVEAU

BIEN FRATERNELLEMENT

LL

Ps : Si jamais par hasard vous étiez pris (pour Paris en tout cas) dans les mêmes circonstances que le 19 mars dernier contactez le comité de soutien du 19 mars, qui vous mettra en contact avec les professionnels du réseau d’entraide judiciaire.

samedi 7 février 2009

Sarkozy "face à la crise" : Le capitalisme et la bourgeoisie soutenus par le "premier flic de France".


Sarkozy "face à la crise" : Le capitalisme et la bourgeoisie soutenus par le "premier flic de France".

Bien évidemment il fallait être totalement "stone" ou idiot pour avoir écouté Sarkozy hier soir en en "attendant" quelque chose, au sens strict.

Non. La plupart d'entre nous savait qu'il ne fallait RIEN attendre de ce discours savamment mis en scène.

Nb : Je me suis quand même demandé s'ils l'avaient attaché à son siège ou fourni en talonnettes en plomb pour qu'il se tienne aussi tranquille devant les caméras... Merci Saint Lexo' !

Si j'ai regardé hier soir, donc, ce n'est pas les mains tendues et l'œil humide, en espérant qu'il fasse quelque chose pour nous et remplisse nos petites poches, préserve nos emplois, nationalise les banques...après avoir condamné les financiers et dépouillé les actionnaires....

Mais comme j'ai dit, pour voir l'ennemi en face.

A la fois c'était plutôt réjouissant au premier abord, il était très mauvais, disant une chose et son contraire, sans cohérence apparente (et je dis bien apparente), et en même temps assez angoissant, car je doute que nous soyons assez nombreux à être préparés réellement, actuellement, au niveau de la résistance qui s'impose face à lui.

Que doit on penser, constatant non seulement son manque (ou l'apparence de manque?) total de culture économique, juridique... son manque de logique, son manque de synthèse... sur le fond, même d'un point de vue capitaliste (j'ai discuté avec quelques personnes qui, pourtant, salariées ou professions libérales, soutiennent le capitalisme, même elles ont halluciné sur le vide, les inexactitudes, les erreurs qui constellaient ce discours...)?

On retiendra surtout une chose: Sarkozy refuse (ou semble refuser) de prendre en compte les contradictions inhérentes à sa classe et surtout, à ses alliés - la bourgeoisie, oui, ET la petite bourgeoisie.

Cela est un sacré talon d'Achille. Et c'est aussi très signifiant pour la suite.

Qu'il vomisse les salariés, surtout les plus pauvres, les précaires, les exclus, les fonctionnaires, les syndicalistes, on peut dire que, pour un type comme lui, c'est normal.

Qu'attendre d'autre d'un mec qui dit haïr Mai 68, qui défilait dans les années 70 contre la grève? Qui est un pur produit du capitalisme et qui n'existe (politiquement) que pour défendre et servir le grand capital?

Ah bien sûr, il peut nous amuser en promettant aux syndicats de se voir le 18 février et d'entamer un nouveau dialogue.

Il va surtout nous balader, nous imposer un calendrier qui peut nous enfermer vis à vis des éléments les plus réformistes de la coalition intersyndicale (on connaît la chanson « ah mais non, on ne va pas se mobiliser, il ne faut pas le fâcher, négocions, négocions ! »), et c'est donc maintenant que le plus difficile commence pour des organisations comme la CGT et Sud, notamment. Soyons en conscients.

Quand on entendait certains représentants syndicaux hier soir, on sent bien que, dans cette intersyndicale (pour ceux qui auraient des doutes), tout le monde n'est pas sur la même "longueur d'ondes", dans la même perspective ( contrairement à ce que racontent complaisamment les médias bourgeois).

La question se posera donc très rapidement pour certaines orgas de poursuivre les luttes et la mobilisation sans d'autres (notamment sans la CFDT, dont on sait bien que le 3 février ,elle a déjà tout fait pour freiner des 4 fers le mouvement, alors que, dans la discussion, il semblerait que la CGT a clairement posé le principe de la continuation et de l'amplification).

On sait très bien que le "risque" est que certain-e-s cèdent au soi disant "besoin d'unité" intersyndicale, pour ne pas paraître diviseurs, etc...voire, s'en saisissent pour continuer dans plus de réformisme.

A nous de nous battre très fort (encore plus fort) en interne et dès la base ( ce que l'organisation et la composition "de base" de la CGT, par exemple, permettent encore) pour imposer la lutte et les conditions de lutte que nous voulons pouvoir développer et devenir le "fer de lance" du mouvement. Cette bataille est possible, et gagnable, il me semble, si on y met les moyens tout de suite, mais bien sûr, je peux me tromper...

Sachant que, paradoxalement, nous avons dans cette perspective un allié (dont nous devons aussi "vérifier" le poids et la solidité, et vice versa), c'est la mobilisation "spontanée" de toute une partie de la population non syndiquée qui constituait un gros bataillon des manifestants le 29 janvier dernier. Et il y a aussi une mobilisation étudiante qui monte et qu'il faut rejoindre (et non "récupérer").

Alors continuons ; notamment, à syndiquer, et à faire apparaître les contradictions dans nos boîtes, à les faire exploser, à prendre les patrons et leurs serfs au jeu de la "négociation", à monter les luttes, poussons nos pions, que les salariés, tous les salariés, sentent partout comme ils se font ENFLER.

Ce point fait, que Sarkozy prenne aussi ouvertement la décision de laisser crever les PME, et notamment les TPE, l'artisanat, les commerçants...cela, c'était surprenant.

Et bien oui.

-> Qu' a-t-il proposé d'immédiat, de mesures urgentes, pour ces catégories de la "petite bourgeoisie"?

Rien! Absolument rien.

Même l'exonération de la taxe professionnelle, prévue pour 2010, qui pénalise évidemment le budget public, les collectivités locales, ne peut pas satisfaire les besoins urgents des "petits patrons" qui ont besoin de solutions MAINTENANT !

Quant au discours sur le 2ème tiers (?), la tranche (inférieure supérieur médiane? on en sait pas...), des "classes moyennes" (mais qui est pour lui cette Arlésienne?), il est suffisamment vague pour devoir être précisé, et là encore ce ne sont pas des mesures immédiates ni suffisantes. D'autant qu'une bonne partie des contribuables est mensualisée.

Le discours emberlificoté sur la TVA (et son exemple en chocolat qui a tant fait sourire la blonde de TF1), on ne peut pas dire qu'il soit encourageant.

J'ajouterai que les commerçants sont peut être de droite, mais ils ne sont pas "cons". Ils savent bien que sans augmentation immédiate du pouvoir d'achat de la majorité de leurs clients, salariés, c'est aussi dans leur caisse qu'on tape...

Son annonce sur le prochain « détricotage » des collectivités locales risque aussi de contrarier fortement de nombreux petits barons de l'UMP, des « notables de province » comme on dit, qui ne lui étaient pas forcément hostiles jusque là…

Que va-t-il leur proposer en remplacement ? Mystère…

Évidemment, son attaque à peine voilée contre les TPE et PME, c'est assez logique compte tenu de la période que nous vivons (les gros doivent grossir et les petits doivent disparaître), et c'est dans la droite ligne de la guerre qu'il a livrée aà un des représentants politiques direct de cette catégorie, le PS. Politiquement, Sarkozy ne veut pas prendre le risque de "fricoter" avec cette classe, qui est à cheval sur la bourgeoisie et le prolétariat. Il ne veut pas s'en "embarrasser"...Ce n'est pas dans son tempérament. Sa stratégie ne lui permet pas la finasserie, la demi-mesure, le compromis.

Beaucoup de "petits patrons" en France ne veulent pas comprendre qu'ils ont tort de se laisser manipuler par la grande bourgeoisie du CAC 40, on les a pourtant assez prévenus; ils vont le payer cher.

C'est là qu'on peut dire : Sarkozy a un talon d'Achillle.

Son omnipotence lui monte peut être à la tête, et son caractère lui interdit de revoir, le cas échéant, la stratégie qu'il compte développer. C'est un "jusqu'au-boutiste", cela, nous l'avons constaté à nos dépens et il l'a répété ; il faut dire qu'il n'est pas aidé par la Parisot, qui semble être exactement sur la même position idéologique que la sienne (pour cause, étant en difficulté au sein de son organisation à cause de l'affaire de l'UIMM notamment, elle est contrainte à la surenchère... on pourrait dire qu'elle fait du "droitisme", comme on dit que certains font du "gauchisme").

Une fois ce constat fait : Sarkozy n'a rien proposé de positif pour les salariés, les exclus, et les exploités, il n'a eu aucun discours cohérent en direction de ce qu'il a appelé "la classe moyenne", justement, il a dit tout et son contraire sur de nombreux sujets, il veut manifestement enfumer les syndicats, il a fait l'impasse sur les attaques personnelles dont il a été l'objet direct le 29 janvier dernier...

En d'autres termes, on peut penser qu'il fait presque ouvertement le choix de poursuivre le combat dans ce moment paroxystique de la lutte des classes que nous allons connaître, en tant que représentant d'une classe puissante et actuellement dominante, certes, mais très minoritaire dans la population, avec ses seules forces, en se coupant de plus en plus d'alliés potentiels, et en brûlant –déjà- des bases arrières (ce qui ne peut être qu'"au pire", qu'une solution extrême), et c'est là que ça ne va pas...

Mais qu'en tirer?

Sarkozy est il un imbécile? Non, pas au sens strict.

Sarkozy est-il mal conseillé? Sans doute mais pas seulement.

Sarkozy est-il fou? Franchement, je ne pense pas (il a une pathologie oui mais ce n'est pas de la folie), et je ne suis pas sûre que ce soit une question pertinente - il est là, il faut faire avec pour pouvoir faire sans.

Sarkozy peut il marcher sur l'eau et multiplier les pains? Non, pas à ma connaissance.

Mais alors, que peut , que va faire Sarkozy, surtout dans la perspective qu'il a tracée hier?

C'est là, peut être, qu'on doit se souvenir que la majorité des électeurs ont élu un « flic ». Le « premier flic de France ».

On en revient donc à la case départ.


Lorsque, avant même sa désignation officielle à la candidature, nous disions que le premier devoir des organisations de gauche dans la "bataille présidentielle" était de ne pas laisser le "premier flic de France" se présenter impunément à la Présidence de la République, de ne pas le laisser tranquillement en poste jusqu'à l'élection.... Hélas, on nous traita (une fois n'est pas coutume) de "gauchistes", de Cassandre, on nous renvoya d'un geste de la main "pfff... vraiment n'importe quoi....Psychologie de comptoir" (comme si nous en avions fait une question de "psychologie"!!)

C'est là que nous reviennent le "nettoyage au Karcher" "La racaille". Le "casse toi pauv' con". La CB de Cécilia, le 4 février 2008....et j'en passe.

Sarkozy a une haine viscérale pour le respect des procédures, les mouvements sociaux, les mouvements populaires,et il hait les communistes, les socialistes, les libertaires, cela, par contre, on ne le prend peut être pas assez en compte dans la résistance que nous essayons d'organiser.


C'est pour cela nous sommes un certain nombre à avoir toujours été opposés à ce qu'on le ridiculise, le minimise, qu'on le traite en bouffon, bref, qu'on croie à son masque.

Oui, il nous hait. Il nous hait comme seuls les fachos peuvent nous haïr, nous "les rouges".

Il ne le cache pas. C'est à la fois idéologique et sentimental chez lui. Mettons nous cela dans le crâne une bonne fois pour toutes.

Cet homme là est l'instrument d'un système. Un système qui s'appelle capitalisme.

Pour sauver les intérêts de la classe qui a contribué à le mettre là où il est, je veux dire, la bourgeoisie, la vraie, il est prêt, et cela il ne l'a pas caché hier soir , à user de la force la plus brutale, de la répression "préventive" la plus féroce. Son discours sur Saint Lô était édifiant.

Il a dit, et il faut le croire, sa marge de manœuvre est ridicule, pour des raisons qu'il ne maîtrise pas, dit-il, pour des raisons idéologiques évidentes, bien sûr, et aussi pour des raisons qui tiennent à son caractère et à sa stratégie.

Donc, la traduction globale de son discours : "salariés, étudiants, chercheurs, la crise c'est pas de ma faute, c'est les américains... mais vous allez en chier. Ce que je veux, moi Sarko, c'est aider le capitalisme, le vrai, le sérieux, à s'en sortir et à reprendre la main".

Aussi, camarades, amis, n'ayons aucun doute, plus nous allons nous opposer , plus nous boufferons de la matraque, du gaz, de la criminalisation, voire de la "zonzon" et tout ce qui "va bien" avec.

Parce que compte tenu de l'analyse qu'il nous a montrée en creux hier, il est probable qu'il ne va pas avoir d'autres choix que de finir de nous faire entrer dans le fascisme. En tout cas, je n'en vois pas d'autres, mais je peux me tromper, (et dans ce cas, je ne demande pas mieux que d'être convaincue du contraire).

Avec tout ce que cela implique.

Il n'aura pas le choix. Sinon, il sautera, lui.

Oui, la différence entre la France et les autres pays européens ( à part la Russie) c'est que c'est le premier flic de France qui a été élu Président et que ce premier flic a largement réorganisé, graissé, modelé, chouchouté la "police" à sa main à lui.

On ne répètera jamais assez quelle part énorme de responsabilité porte une bonne partie de "la gauche" dans cette affaire, par sa légèreté, ses renoncements, ses compromissions idéologiques. Avant même les élections de mai 2007, bien avant...


Mais bon... Voilà c'est fait.

S'agit maintenant de pas se louper dans la résistance. Sa dimension. Son positionnement idéologique. Son organisation....


Car quand on l'entend dire hier soir :


"Je les entends tous, tout le monde veut être Président mais le Président c'est moi",


on comprend bien qu'il n'a aucune envie de lâcher sa place...

Voilà ce que je retiens de son discours.

A ce jour, nous ne sommes pas encore assez nombreux face à la puissante milice qu'il a installée sur le territoire depuis des années, à laquelle il a patiemment, avec ses amis Perben, Dati et cie, octroyé une quasi impunité et toujours plus de pouvoirs dans la poursuite (jusqu'à décimer les juges d'instruction, trop encombrants), pour prendre des risques absurdes, incalculés.


J'ai espoir cependant qu'avec notre travail quotidien et patient, cette proportion de résistants engagés peut changer.

En attendant, si nous sommes déjà une « avant-garde » résolue et déterminée, et bien, cela ne suffira pas – soyons aussi prudents, soyons organisés, soyons efficaces, frappons où ça fait mal. Ensemble.


Et essayons de ne pas nous faire "prendre" , car tout élément de nos rangs qui tombera servira d'épouvantail pour effrayer les volontaires.

Sachant que la lutte contre Sarkozy, qui est le seul objectif de certains, ne pourra se faire sans une lutte acharnée contre le capitalisme et pour le socialisme, le vrai. C'est l'autre condition "sine qua non" de notre victoire. Et nous devons nous mettre en train de faire la démonstration de cette nécessité à ceux qui doivent nous rallier et de convaincre les alliés potentiels que notre démarche est la seule issue.

mercredi 10 décembre 2008

ALLO LA GAUCHE? Y'A QUELQU'UN? ON NE VEUT PAS PAYER LEUR CRISE!


Adresse aux "partis de gauche" : NOUS NE VOULONS PAS PAYER LEUR CRISE!

Le "peuple" (ces "masses" que vous "les partis de la gauche" prétendez connaître mieux que quiconque) n’est manifestement pas disposé à rester silencieux et courbé partout en Europe...

REGARDEZ.

Bien que nos médias (qui ne reçoivent pas notre soutien dans leurs "luttes" actuelles pour la bonne et simple raison que leurs luttes sont corporatistes et que leurs actions de "résistance" sont timorées et inappropriées ce que nous vivons), bien que nos médias donc, s’assoient de plus en plus nombreux sur le couvercle de l’information des citoyens et des travailleurs (comme eux), pour éviter que ça pète dans tous les sens, l’information internationale réelle commence à filtrer et pas toujours comme le Pouvoir le voudrait.

L’Islande est au bord de la révolution, l’Italie ne connaît quasiment plus une semaine, voire, une journée, sans manifestation plus ou moins importante, l’Espagne s’est embrasée il y a quelques semaines, et la Grèce aujourd’hui semble prendre le relai de toutes ces révoltes à la puissance mille...

En France, où nous avons un des gouvernements d’Europe les plus répressifs et les plus policiers (il faut dire que, mise à part la Russie et V. Poutine ex du KGB, nous sommes les seuls à avoir un gouvernement dirigé par celui qui fut premier flic de France pendant des années), tout a été soigneusement verrouillé et depuis longtemps : médias, police, justice...

Ok, nous le savons, nous avons toutes et tous (presque) manqué de vigilance et de perspicacité quand il le fallait (et je ne parle évidemment pas de mai 2007).

Les directions syndicales, frileuses, ne sont pas assez secouées par une "base" qui se clairsème , qui n’est pas ou mal représentée dans les PME, et qui est souvent mal informée sur la situation réelle du pays, à l’échelle locale, européenne ou mondiale.

Aucun mouvement ne pousse, et lorsqu’il pousse, nul besoin de l’étouffer il est insuffisant, presque impuissant, faute de dynamique unitaire. Et puisque les luttes corporatistes et sectorielles sont encore préférées par de nombreux salariés, ça ne peut pas changer pour l’instant.

Vous les "partis dits de gauche" êtes TOUS totalement condamnables dans votre inaction, dans votre indécision, tout occupés que vous êtes à vos Congrès, AG, "guéguerres" intestines, ou entre eux, ne pensant qu’aux "élections européennes" et encastrés, justement à la fois dans l’Etat bourgeois français ET européen...

S’il avaient eu besoin de ce type d’argument pour se mettre en branle et remplir leur rôle, il faut signaler peut être que "la crise du capitalisme" a commencé il y a bientôt 2 mois et demi.

Que chaque jour apporte son lot de nouvelles désespérantes et révoltantes, directement ou indirectement liées à cette crise : chômage, partiel ou total, délocalisation, précarisation, et toutes les conséquences sociales, humaines, matérielles.

Qu’il ne se passe pas un jour sans que Sarkozy et ses potes ne torpillent l’édifice du Conseil National de la Résistance.

Pas un jour sans qu’il soit fait de plus en plus de cadeaux aux banques (encore 10 milliards ce matin !)...aux plus riches, aux plus protégés...

MERDE ! POURQUOI RIEN NE BOUGE " à gauche"?

Pourquoi vous , les politiques, les élus, les "sommités patentées" soi disant de notre côté, soi disant élus pour NOUS représenter, vous nous laissez, nous, les syndicalistes, les étudiants, les salariés, les associatifs... SEUL-E-S face à tout ce MERDIER? !

Mmes MM Buffet, Besancenot, Aubry, Royal, Dufflot, Mélenchon, Dolez, Laguillier, Thibault, Chérèque et cie...

NOUS, ce fameux "peuple de gauche", VOUS DEMANDONS, à vous qui prétendez incarner "LA GAUCHE" dans son ensemble, de mettre URGEMMENT à la disposition de notre révolte, de notre colère, de notre courroux, les moyens de partis et syndicats qui sont ou furent les nôtres, que nous avons CONTRIBUE à construire, avec nos cotisations, avec notre temps passé, au prix parfois de nos vies...

Que celles et ceux qui peuvent se mettre d’accord le fassent - les autres seront sanctionnés comme il se doit.

Nous sommes des milliers, et peut être déjà des dizaines de milliers, à vous le demander avec de plus en plus d’insistance "dedans" et "dehors" :

Nous devons nous unir contre le capitalisme international, et notamment contre ses représentants en France, dont certains sont ni plus ni moins que des "anciens" d’extrême droite !

Comment traitez vous la présence de gens comme MM Novelli ou Devedjian au gouvernement?

Aucun d’entre vous n’a dit un mot sur les anciennes relations de ces personnes (Occident, Ordre Nouveau etc...) C’est quoi, pour vous, "une erreur de jeunesse"?

Vous avez l’impression de respecter la démocratie et de défendre la république en vous taisant ainsi?

Vous marchez sur toutes celles et ceux qui se sont mobilisés contre ce qu’incarnait Jean Marie Le Pen en 2002 et qui ont même voté, souvent contre leur gré, pour un Chirac , pour s’éviter l’extrême droite au pouvoir.

Aujourd’hui, que dites vous à nous toutes et tous qui avons rejeté avec force cette idée de la France?

Vous ne nous dites rien. Vous ne faites rien. Et même quand vous faites, vous faites "chacun pour soi" , chacun dans son coin.

Les rafles d’étrangers qui vont chercher les enfants jusque dans les écoles, pour Hortefeux et cie, ce sont aussi des "erreurs de jeunesse"? A plus de 45 ans, il n’est pas un peu âgé, le Minsitre de la désintégration, pour faire des "erreurs de jeunesse"?

La destruction des acquis sociaux et des services publics, qui accroit la paupérisation des habitants de notre pays, quelle que soit leur nationalité ou leur couleur, vous la dénoncez à la télé et vous participez le cas échéant à une ou deux manifestations, mais A PART ÇA?

Oui vous "parlez". Mais Où êtes vous, " les partis de la gauche"? Où êtes vous, que faites vous?

La pauvreté qui galope, les pauvres, les misèreux qu’on laisse claquer de froid, crever de faim, on fait quoi ? Une petite manif’ de 1500 personnes ici ou là?

DES MILLIERS de salarié-e-s au chômage total ou partiel, déjà sous payés, qui "casquent" pour les jeux de Bonneto des quelques milliers de milliardaires dans le monde, des "manipulations" de capitaux et de profits qui jettent des familles entières presque à la rue, dans la précarité, l’exclusion sociale ici , oui ,mais partout dans le monde en fait?

Des catégories de notre société stigmatisées (étrangers, jeunes, banlieusards, grévistes etc) pour entretenir un climat social délétère qui crée des "mouvances terroristes d’ultra gauche" qui justifieront encore davantage la police, les drones, l’armée...

Les libertés publiques, individuelles et collectives, chaque jour BAFOUEES. Le délit d’opinion réhabilité, et avec lui, l’embastillement, les lettres de cachet ; l’outrage abusivement manié à tour de bras, la diffamation dépénalisée pour être plus sévèrement appliquée et quoi d’autre encore? !

Que faut-il qu’il se passe pour que vous bougiez et que vous unifiez les luttes populaires et prolétaires?

Vos dissensions et vos calculs en vue de telle ou telle échéance électorale ne nous intéressent plus, ou de moins en moins -

REGARDEZ NOUS, ECOUTEZ NOUS : nous allons de moins en moins voter , même les mêmes militants des partis se démobilisent en pleins congrès. POURQUOI?

Parce qu’aujourd’hui NOUS AVONS TOUTES ET TOUS BESOIN DE VOUS, DE CE QUE NOUS AVONS CRÉÉ ENSEMBLE DEPUIS DES DÉCENNIES ET QUE VOUS N’ÊTES PAS LA.

Accessoirement, dois-je vous rappeler qu’une partie importante d’entre vous bénéficie de subventions publiques qui sont payées par nos impôts et qu’il faudrait songer à justifier à nouveau ces sommes par un vrai travail d’opposition?

ALORS ALLEZ Y, ALLONS-Y - AVANTI !

NOËL NE DOIT PLUS ÊTRE LA "TRÊVE DES CONFISEURS", non, CETTE ANNÉE, NOËL DOIT ÊTRE "LA GRÈVE DES TRAVAILLEURS"

"NOUS NE VOULONS PAS PAYER LEUR CRISE" - le capitalisme a assez tué, assez ravagé, assez exploité, assez dévasté le monde et la majorité des êtres humains pour que nous puissions dire

STOP !

mardi 19 février 2008

SARKOZY, ANTISEMITISME et SIONISME



Je suis assez consternée par la teneur de certains commentaires et de certains articles parus ici ou là depuis l’annonce de Sarkozy sur "l’obligation de mémoire" et son discours devant le CRIF.

Que certains articles fassent magnifiquement la part des choses comme ceux de l’UJFP par exemple, ou donnent une opinion humaniste, comme cette femme qui écrit pourquoi elle ne veut pas que son enfant soit la cible de ce "bourrage de crâne", c’est juste et nécessaire.

Cependant il passe aussi quelques articles et posts plus que douteux et très limites ces dernières 48 heures, encore une fois ce site n’en a pas l’exclusive. Beaucoup d’entre nous ont d’ailleurs réagi fermement. Et notamment certaines attaques contre Simone Veil (quoi qu’elle représente politiquement).

Et je vais vous dire le fond de ma pensée - je pense que ces provocateurs ne sont pas des "fachos" ni des antisémites. Mais des sionistes pur sucre.

Car si le propos de Sarkzoy, au fond, c’était cela?

Quand on sait que l’accusation d’antisémitisme est la meilleure arme des sionistes pour clore un débat et empêcher la divulgation de certaines vérités qui dérangent, moi je me demande qui a intérêt à faire tout cela et pourquoi faire?

Un gouvernement français pro sioniste évidemment...Voilà quel est mon sentiment aujourd’hui.

On sait très bien que sionisme et religion ont toujours plus ou moins fait mauvais ménage, Herzl s’étant toujours revendiqué de la laïcité. De nombreux juifs orthodoxes sont opposés à la politique d’Israël.

Mais on sait aussi que les sionistes n’ont jamais hésité à se servir du sentiment antireligieux et antisémite pour parvenir à leurs fins.

La première réaction de Simone Veil après le discours de Sarkozy a été la bonne et m’a mis tout de suite la puce à l’oreille, ainsi que celle de Klarsfeld père.

Oui cette annonce de Sarkozy va raviver l’antisémitisme le plus mesquin, et on le voit. Ca a déjà commencé d’ailleurs.

La France comme de nombreux pays de "tradition judéo chrétienne" est un pays où l’antisémitisme est toujours facile à rallumer.

Or, à quoi servirait de raviver l’antisémitisme, sinon à pouvoir livrer un nouveau combat national contre l’antisémitisme?! Et oui - certes. Mais qu’entend-t-on par antisémitisme, là est LA question?

Nous avons mis des années, (quand je dis "nous" je pense aux associations, syndicats, mouvements etc) à promouvoir la distinction nécessaire entre antisémitisme et antisionisme. Distinction nécessaire et fondamentale car elle permet de libérer la parole sur un sujet de très haute importance : Israël, son gouvernement, sa politique etc.

Nous commencions à y parvenir. On commençait enfin à pouvoir faire la part des choses et à pouvoir tenir des discours clairs.

Qui a oublié l’époque où il y a encore 10 ans, on ne pouvait pas "critiquer Israël" sans se faire traiter d’antisémite, voire, se faire condamner pour cela, sur de faux motifs?

Moi je n’ai pas oublié. On commençait, enfin, à pouvoir critiquer Israël, sa politique, ses gouvernements, etc, sans se faire poursuivre pour diffamation ou incitation à la haine etc....

L’annonce de Sarkozy, c’est pour moi, cela qu’elle a peut être en germe, plus qu’un simple léchage de godasses d’un gouvernement colonialiste, raciste et ségrégationniste.

C’est ce qui me fait le plus peur. J’ai beau chercher sinon je ne vois pas "pourquoi?".

De la même manière que Sarkozy crée et génère des situations intenables dans les ghettos des banlieues pour tenir la population en respect de ses chiens de garde et le faire avaliser grâce au "discours sécuritaire".

Il me semble que celles et ceux qui veulent lutter efficacement contre le sionisme et la politique israélienne doivent être les premiers aussi en pointe du combat pour définir l’antisémitisme et lutter contre ce qui est aussi un fléau, à double titre donc.

Attention, je ne crois pas que l’homme soit un fou, je ne crois pas qu’il soit un un malade, je ne crois pas à tout cela. Et je préfère surestimer mon adversaire plutôt que le sous estimer et être prise au dépourvu.

Aussi méfiance avec cette histoire. Seule l’autodiscipline et la vigilance républicaine peuvent nous sauver d’un retour à la censure.

jeudi 14 février 2008

SARKOZY, LES COMMUNISTES TE DISENT MERCI !!!!!


(Affiche piquée dans le Grenier à Image d'El Diablo http://eldiablo.over-blog.org)

Et oui, après ton incroyable allocution devant le CRIJF hier soir, où tu as,cette fois,et entre autres trouvailles, comparé les communistes aux nazis, nous sommes aujourd'hui nombreuses et nombreux, des communistes ou des sympathisants, à avoir la certitude que tu nous hais absolument et "définitivement", comme disent les Anglais.

Alors que nous, vois-tu, nous ne te haïssons pas.

Nous, nous nous contentons de te combattre, de te poursuivre partout où tu mets les pieds, même virtuellement, jusqu'à te faire disparaître, et tous ceux qui te ressemblent, du paysage politique, convaincus que toi et ceux dont tu représentes les intérêts, sont des fléaux pour le reste de l'humanité.

Mais, toi, toi tu nous hais. Et tu nous hais parce que tu as peur de nous. Et tu as bien raison.

Nous avions peut être oublié nous-même ce que nous devions être, c'est à dire fondamentalement humains, unis, insoumis et épris de liberté, mais, si besoin était, tu nous as rappelé tout cela très vite.

Avec tes rafles et tes fichages contre nos frères étrangers, tes attaques contre les travailleurs, les chômeurs, les vieux, les femmes, tes discours communautaristes, tes idées étroites, anti-laïques et réactionnaires, avec ta peur, ta peur de Mai 68, ta peur des jeunes, ta peur de ceux qui aiment la vie, à en crever, ta peur de ceux qui pensent "collectif" et "solidaire" même lorsqu'ils n'ont rien à eux, avec tout cela, tu nous as remis sur le bon chemin!

Et tu vois, non seulement nous ne te haïssons pas, mais je dirais même que, plus le temps passe, plus nous te remercions, car tu es le ferment qui manquait depuis longtemps à notre ré-union, la réunion des communistes, des socialistes sincères, et àla réunion des communistes et du peuple.

Trouvez-moi un bon ennemi et je me chargerai de mes amis.

Continue, Président, avance toujours plus loin sur ce chemin fangeux, dans lequel tu finiras bien par t'enliser.

Continue, nous sommes là.

Et pour ta gouverne, si le nazisme fut le gouvernement par la peur, le communisme, le vrai, et nous allons te le montrer, c'est le gouvernement par l'Amour.

La traduction de "communistes", c'est toujours "LIBERTE".


"Nous sommes les sans peur et forts d'amour.

Nous sommes les communistes qui avançons au jour.

De nos villes, de nos campagnes, de nos montagnes

Nous venons transformer la nuit en pays de cocagne

Mon frère, ma soeur, nous sommes les communistes

Nous prêtons nos épaules aux bonheurs altruistes

Dessinons tous ensemble des ailes à nos désirs

Il est interdit d'interdire "

samedi 26 janvier 2008

"DIEU EST GRAND " (et je suis tout petit...)



C'était pour le moins troublant d'entendre Son Eminence le Chanoine de l'Archibasilique du Très Saint Sauveur (plus connue sous le nom de Basilique Saint Jean de Latran à Rome) éructer à un pupitre devant un parterre d'honorables saoudiens, que Dieu est grand, que Dieu peut tout et que sans Dieu nous ne sommes rien...

Et de saluer les musulmans - mais enfin, pas les Iraniens, faut quand même pas déconner...( on a compris que, pour lui, ces chiites là ne pouvaient être que d'affreux fanatiques auxquels il fallait faire la peau si possible...)

C'était troublant mais pas étonnant quand on sait que depuis qu'il est Ministre de l'Intérieur Son Eminence le Chanoine de l'Archibasilique du Très Saint Sauveur s'ingénie à vider de sa substance la loi de 1905 qui a fondé la France en République laïque.

En prenant appui sur un communautarisme qui s'étend, pour le très saint homme, des catholiques aux scientologues (rappelez vous la photo avec son ami Tom Cruise au pied de Bercy...), il réintroduit depuis plusieurs années et subrepticement, l'Idée du religieux (et non de Dieu) en France et balaie ainsi une autre conquête de ce que l'on pourrait appeler la gauche.

Mais une conquête qui a fort bien convenu à la majorité des Français et leur convient sans doute encore.

La religion n'a jamais été autre chose qu'une forme de gouvernement des hommes, les livres ne sont autre chose que les premières sorte de constitutions d'un monde que l'on ne disait pas encore "global" mais qui l'était pourtant déjà (on pouvait prier le même Dieu, de la même manière, par la même Eglise, à Mexico ou à Dunkerque) et l'histoire des religions est parsemée de schismes qui ne furent rien d'autre que des scissions politiques.

Bizarrement aussi, le "sentiment religieux" comme l'appelle pudiquement son Eminence, a toujours plus ou moins servi les intérêts des puissants sur les faibles, la domination d'une classe sur une autre.

Bizarrement également, les marxistes, matérialistes et rationnalistes, ont très souvent été pro laïcs plutôt que contre...

Est-ce que par hasard notre augustissime serait en voie de remplacer la politique par la religion? La République par l'Eglise? Ce serait tellement plus sympa comme manière de gouverner...

Rappelez-vous d'ailleurs, Dieu a dit :
"L'homme est égaux.
Il a dit : "il y aura des hommes blancs, il y aura des hommes noirs, il y aura des hommes jaunes, il y aura des hommes grands, il y aura des hommes petits, il y aura des hommes beaux, il y aura des hommes moches et tous seront égaux, mais ça sera pas facile!"
Et puis il a dit : "Y en aura même qui seront noirs, petits et moches, et pour eux, ce sera très dur!" Il avait prévenu, il a pas pris en traître."

... Ah non en fait, après vérification, c'était pas Dieu, c'était Coluche...mais bon, son Eminence s'en est manifestement beaucoup inspiré...

bon week end (et n'oubliez pas d'aller à la messe dimanche...)