lundi 28 janvier 2013
29 janvier à 14h Rassemblement à Paris contre les licenciements - Ministère du Travail
"Pour une vraie sécurisation de l’emploi, Une loi contre les licenciements dans les groupes qui font du profit"
-> Grand rassemblement devant le ministère du travail - le 29 janvier 2013 à 14 heures 127 rue de Grenelle Métro Varenne
Pas une semaine ne passe sans l’annonce d’un nouveau plan de licenciement massif par un groupe qui fait des bénéfices énormes. A chaque fois c’est le même refrain : "Entreprise en difficulté, restructuration pour sauver la compétitivité ..." alors qu’en réalité l’objectif est de faire encore davantage de profit.
Depuis quelques mois, des délégations de salariés en lutte venus de toute la France se rassemblent autour d’une proposition de loi nouvelle contre les licenciements dans les groupes qui font des bénéfices. L’initiative vient de "Licenci’elles", l’association des salariées des 3 suisses licenciées abusivement par un groupe qui réalise des profits colossaux. Les Licenci’elles ont dénoncé le fait qu’elles ne pouvaient pas porter plainte contre le plan de licenciement de 3 Suisses tant qu’elles n’avaient pas été licenciées !
Comme des centaines de milliers de salariés, elles savaient que le groupe 3Suisses n’avait aucune justification économique valable à leur licenciement au regard de la loi, mais qu’elles ne pouvaient pas pour autant empêcher leur patron de les licencier. Ensemble avec les Pilpa, Bigard, Crédit Agricole, Faurecia, FNAC, Ford, Fralib, Goodyear, PSA, Samsonite, Sodimedical, Sanofi, Sony, Valeo, ZF, Coca-Cola, Merck Serrono... elles ont décidé de rédiger une proposition de loi pour empêcher les licenciements, avant qu’il ne soit trop tard, dans les groupes qui font du profit.
Une loi nouvelle pour vraiment bloquer les licenciements lorsqu’ils sont interdits, c’était aussi une exigence portée par des milliers de salaries pendant la campagne de l’élection présidentielle. Le candidat Hollande est même allé à la rencontre des salariés en lutte de Goodyear et Fralib, en faisant la promesse que s’il devenait Président de la République il ferait voter en urgence une loi interdisant les licenciements dans les groupes qui font des profits.
Pour l’heure Hollande n’a toujours pas tenu cet engagement. Comme bien d’autres promesses de campagne qui ont permis la victoire de la gauche, celle de donner aux salariés le droit d’arrêter les plans de licenciements illégaux avant qu’ils n’aient lieu a disparu des écrans radars du gouvernement.
Pire, l’accord national sur la sécurisation de l’emploi, signé récemment par trois confédérations syndicales, ne va pas dans le bon sens en remettant en cause les principaux droits des salariés face aux licenciements économiques ! Ces confédérations sont-elles réellement en phase avec leurs adhérents et militants de terrain, dont beaucoup sont pourtant en lutte contre des plans de restructuration dont ils dénoncent les effets néfastes pour l’emploi ?
Mais nous n’avons pas l’intention de laisser cela arriver. Nous les représentants des salariés en lutte de Pilpa, Bigard, Crédit Agricole, Faurecia, FNAC, Ford, Fralib, Goodyear, PSA, Samsonite, Sodimedical, Sanofi, Sony, Valeo, ZF ... nous avons décidé d’agir pour que la loi que nous avons rédigée soit votée à l’Assemblée Nationale et au Sénat.
Nous avons besoin de cette loi dans les luttes que nous menons contre certaines des multinationales les plus puissantes de la planète qui licencient en masse pour accroitre sans cesse leurs profits et le cours de leurs titres en bourse.
C’est pourquoi nous allons venir de toute la France et de dizaines d’entreprises, où nous nous battons pour nos emplois, pour nous retrouver :
Le mardi 29 janvier 2013 a 14 heures Pour un grand rassemblement devant le ministère du travail 127 rue de Grenelle Métro Varenne
Ce sera le premier acte fort d’une bataille que nous engageons pour que Hollande, son gouvernement et la majorité de gauche au Parlement tiennent ses engagements en nous donnant les moyens de nous battre pour stopper nos licenciements avant qu’il n’aient lieu.
Les salaries en lutte de :
Pilpa, Bigard, Crédit Agricole, Faurecia, FNAC, Ford, Fralib, Goodyear, PSA, Samsonite, Sodimedical, Sanofi, Sony, Valeo, ZF, Coca-Cola, Merck Serrono…
http://www.youtube.com/watch?v=yx0j35_1ayo&feature=player_embedded
Le Collectif Bellaciao soutient et participera à ce grand rassemblement
mardi 19 mai 2009
Charles HOAREAU (CGT - Chômeurs- Marseille) en garde à vue sur plainte de la direction d’ADOMA

Les rafles de syndicalistes continuent !
C’est avec stupeur et colère que nous apprenions la mise en garde à vue de notre camarade Charles Hoareau ce matin, suite à une convocation pour plainte déposée par la direction d’ADOMA.
Charles et la CGT de Marseille soutiennent la lutte des travailleurs de l’entreprise ADOMA depuis des mois.
Leur dernière action a permis d’obtenir des prudhommes des décisions de justice favorables aux salariés contre les patrons d’ADOMA.
Convoqué ce mardi matin au commissariat de Noailles à Marseille, suite à une action militante collective s’étant déroulée il y a un peu plus d’un mois, Charles Hoareau a donc finalement été placé en garde à vue ce matin.
Pourquoi? A quel motif? On l’ignore encore.
Mais c’est sans nul doute bien en relation avec son action syndicale au côté des salariés de cette entreprise privés de salaire et de travail depuis novembre dernier qu’il a droit à ce traitement de faveur.
Hélas, la police nationale voit ses attributions étendues et semble de plus en plus utilisée par le gouvernement et les potentats locaux pour intervenir dans les conflits patrons/salariés, en théorie strictement privés et relevant d’un droit spécifique, le droit du travail, et bien sûr, toujours en faveur du patronat.
On n’a pas encore vu un seul patron pourri en garde à vue et pourtant, nous, des noms de directeurs et actionnaires verreux, on en a, qui pratiquent les "montages exotiques", le "dumping social" la "délocalisation de l’intérieur", ne respectent pas les règles sur les horaires de travail, le travail le dimanche etc.
C’est la situation que décriait Pier Paolo Pasolini aux étudiants italiens il y a 40 ans, qui se retourne : les flics sont des prolos, et des enfants de prolos, certes, mais cela ne les empêche toujours pas, hélas, de faire de la sale besogne contre leurs frères exploités.
Toute notre solidarité et notre soutien à Charles Hoareau, et aux camarades de Marseille, aux salariés d’ADOMA , qui luttent côte à côte.
Un rassemblement est en cours devant le commissariat.
Photo : Charles Hoareau à son entrée ce matin (photo F. Leblanc) - source
jeudi 30 avril 2009
Les révolutions comme "rêve indestructible", "joie pure" et " fête"

Chers camarades et amis
Pour celle et ceux qui ne sauraient pas quoi lire ce week end, je vous recommande vivement l’édition du Monde Diplomatique de ce mois de mai 2009 qui comporte un dossier de plusieurs pages dont ,entre autre, un MAGNIFIQUE édito de serge Halimi, "Éloge des révolutions" , sur la ou les révolution(s).
Révolution - qui nait du "rêve indestructible d’un monde meilleur"...
Merci à l’équipe du Monde Diplo de nous offrir ce numéro.
Cela m’a émue, en fait - il y a encore des intellectuels et des scientifiques qui croient en la révolution et ne nous prennent pas pour des fous furieux assoiffés de sang mais pour des rêveurs actifs , des intellectuels qui manifestent encore, une part d’humanité dont on peut se sentir proche et mettent leurs savoirs sur les bonnes voies...
Je relève deux citations faites dans ce numéro, citations que j’ai trouvées très belles
"Il s’agit après avoir toujours plié, tout subi, tout encaissé en silence pendant des mois et des années, d’oser enfin se redresser et se tenir debout.(...) Indépendamment des revendications, cette grève [1936] est en elle-même une joie. Une joie pure. Une joie sans mélange. Oui, une joie. (...)Pour la première fois et pour toujours, il flottera autour de ces lourdes machines d’autres souvenirs que le silence la contrainte, la soumission."
Simone Weil - La condition ouvrière 1951
" La révolution n’est ni tristesse ni amertume. Elle est au contraire enthousiasme et fierté de tout un peuple qui se prend en charge et découvre ainsi sa dignité. Et c’est pourquoi je vous invite à la fête ; la fête qui est la conclusion logique du travail bien fait et le départ pour de nouveaux combats exigeants et pleines de promesses."
Thomas Sankara - Discours du 2 octobre 1987
BON PREMIER MAI A TOUTES ET TOUS QUOI QUE VOUS AYEZ DÉCIDÉ DE FAIRE
AU CAS Où, A NOUVEAU, SERAIT TENDU UN "PIÈGE D’ÉTAT" A LA FIN DE LA MANIFESTATION, GARDEZ LA TÊTE FROIDE ET SOYEZ SOLIDAIRES LE CAS ÉCHÉANT, FILMEZ LES VIOLENCES POLICIÈRES.
IL NE SERVIRAIT A RIEN D’ALLER A QUELQUES-UNS, INORGANISÉS, LES MAINS NUES, AFFRONTER LES "FORCES DU DÉSORDRE", SINON A NOUS DIVISER ENCORE, PERDRE DES FORCES MILITANTES, ET A AUGMENTER LA RÉPRESSION QUI FRAPPE DÉJÀ DUREMENT LE MOUVEMENT SOCIAL.
CAR VOUS SAVEZ CE QUE LES MÉDIAS DIRONT. VOUS SAVEZ CE QUE LA POLICE DIRA.
N’OFFRONS PAS AUX NÉO-FACHOS QUI NOUS GOUVERNENT LA JOIE ET LE PLAISIR DE NOUS FOUTRE AU TROU POUR DE FAUX PRÉTEXTES !
CES ÉTINCELLES DE RÉVOLTES NE DONNERONT PAS D’INCENDIE SI ELLES NE RENCONTRENT PAS LA PUISSANCE D’UN DÉSIR POPULAIRE, ENRACINE DANS LA LUTTE DE CLASSE, DE CHANGER L’ORDRE DES CHOSES.
BIENTÔT, VU COMMENT CELA CONTINUE, NOUS SERONS DES MILLIERS, DES DIZAINES DE MILLIERS, DE PLUS EN PLUS NOMBREUX , A FAIRE SOUFFLER LE VENT DE LA RÉVOLTE EN DEHORS DES CADRES RIQUIQUI QU’ON VEUT NOUS IMPOSER A GAUCHE COMME A DROITE.
ET NOUS IRONS ALORS, TOUS ENSEMBLE, NON A L’ÉLYSÉE, Où CRÈCHE UN PANTIN SOLITAIRE, MAIS A L’ASSEMBLÉE, DANS LA MAISON DU PEUPLE, DEMANDER A NOS MANDATAIRES DE NOUS RENDRE CE QU’ILS NOUS VOLENT CHAQUE JOUR : LA LIBERTÉ, NOS VIES, LA JOIE DE VIVRE.
MAIS CELA , CELA S’ORGANISE, SE CONSTRUIT, ET DEMANDE UN PEU DE PATIENCE QUI EST, COMME CHACUN SAIT, UNE VERTU RÉVOLUTIONNAIRE ;)
AU-DELÀ DE LA RÉVOLTE, IL FAUDRA LA RÉVOLUTION - NOUS JETTERONS LE VIEUX MONDE CUL PAR-DESSUS TÊTE ET NOUS CONSTRUIRONS LE MONDE NOUVEAU
BIEN FRATERNELLEMENT
LL
Ps : Si jamais par hasard vous étiez pris (pour Paris en tout cas) dans les mêmes circonstances que le 19 mars dernier contactez le comité de soutien du 19 mars, qui vous mettra en contact avec les professionnels du réseau d’entraide judiciaire.
