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vendredi 12 octobre 2012

CAMARADES COMMUNISTES, GUERRE A "LA GAUCHE"!






J'ai écrit ce post en réponse à un texte de P Mignard intitulé " POURQUOI UNE « VRAIE POLITIQUE DE GAUCHE » EST IMPOSSIBLE ?"
 Et tout en sachant pertinemment que Mignard n'est ni communiste ni marxiste (j'oserai ajouter qu'il est même antimarxiste sinon carrément anticommuniste) mais plutôt anarco-décroissant......
Vous trouverez son texte sur son site. Voici ma réponse pour l'heure.
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"D’abord, un bémol sur ce premier passage du texte.
Quand Patrick Mignard (PM ci après) rapporte ce qu’il dit être , en somme, la "pensée faillie" :
Le modèle standard du changement de système était fondé depuis le 19e siècle sur la croyance que le capitalisme se développant et exploitant la classe ouvrière, celle-ci l’abattrait – et en priorité dans les pays développés. Rien de cela ne s’est produit !
Non. Marx et Engels n’ont pas dit cela. Ce sont les socio-démocrates (y compris staliniens) qui ont travesti Marx et Engels pour lui faire dire cela.
Ce qu’expose Le Manifeste (puis que la référence sous jacente est là) est bien plus subtil et n’a finalement aucun rapport avec ce que dit PM. J’invite à la relire et nous en reparlerons.

D’autre part, dire que même cette interprétation aurait failli c’est circonscrire le monde (et l’avancée révolutionnaire) à l’Europe et aux USA et c’est une abominable erreur.
Voilà d’abord sur ce point.

Sur "la gauche" ?

Des années que je le dis même et je ne compte plus mes textes sur le thème "Camarades communistes, guerre à la gauche".

Même avec des "guillemets" des fleurs et tout ce qu’on voudra, "la gauche" est une escroquerie intellectuelle sans nom, dont l’usage devrait être interdit à ceux qui se réclament du communisme (les autres font ce qu’ils veulent).

"La gauche" est un fourre tout pour permettre de masquer ce qui n’est jamais qu’une collaboration de classe qui ne veut pas dire son nom et qui passe par l’union (pour diverses raisons) de certaines orgas se réclamant du communisme genre PCF avec des orgas réformistes et contre- révolutionnaires social-dém type SFIO ou PS.

Sur les "raisons" de cette collaboration de classe il y a bcp à dire et à développer et je n e partage pas les propos de Pm qui de mon point de vue prend les conséquences pour les causes.

Parmi ces raisons qui ont poussé à cette re-fondation de "la gauche" moderne, je dirais, après 1871 et sans aucun doute au niveau européen après l'assassinat de Liebknecht et de Luxemburg (et pour cause...) à une refondation de cette manière, la bureaucratisation (explicable) et l’embourgeoisement rapide, de la SFIC devenue PCF (pour ne parler que de la France mais le même arbre donnant les mêmes fruits on peut le constater partout en Europe). Evidemment oui la présence de l’URSS qui rapidement, oublie sa tâche et même avec Lénine devient un empire en puissance (ce que dénonçait Luxemburg et dans des termes encore plus clairs Rühle en 39 - toute cette réflexion qui sera travestie par l’aile gauche des communistes allemands et contre qui Lénine écrira son fameux "gauchisme..."). Le développement du Kapitalisme. L’arrêt, rapide, du développement de l’internationalisme etc.
Des tas de raisons objectives, donc. Liées au développement des forces productives, à la division du travail dans le monde, à la décérébration des classes populaires et moyennes occidentales via la société de consommation, à l’embourgeoisement et à la bureaucratisation des anciens révolutionnaires des PC etc.. tout ceci en réalité résumé par une phrase : la lutte de classe qui traverse de tout temps les organes de la classe ouvrière au sens large (ie du prolétariat).

Que certains (dont des très intelligents et par voie de conséquence, souvent "les meilleurs d’entre nous") aient pu théoriser des "contenant" à cette mascarade qu’est la "gauche" (contenant au demeurant très vastes et qui sont très loin de se résumer à ce que PM désigne comme tradition" - la preuve une fois qu’il a dit cela il est immédiatement obligé de préciser que finalement il y a autant d’acceptions que de gauchistes ;))..
Là où je rejoins PM, c’est dans sa critique de la "gauche radicale".
Radical ou pas, quiconque se définit comme "de gauche" aujourd’hui commet au mieux un contre sens s’il est de bonne foi (et essaie de ranimer un cadavre) et au pire une ignoble tromperie contre le camp qu’il prétend défendre s’il n’ignore pas l’état réel des choses.
A ce titre, il me semble également évident que la récente montée en puissance d’un Front "de gauche" est de ce point de vue une des plus belles entreprises contre -révolutionnaires et anticommuniste qui ait existé depuis 1978.

Bref. Pour les communistes où qu’ils soient (et assumons une fois pour toutes la relative polysémie, sur les marges, de ce terme de "communiste"), pas la peine de se voiler la face, le terme de "gauche" ne désigne qu’une étape où les déjà ex-révolutionnaires ou, plus exactement héritiers embourgeoisés de révolutionnaires, trament et fabriquent des alliances avec différentes forces politiques de la bourgeoisie qui ont plus ou moins une assise ouvrière.
Donc contrairement à ce que dit notre ami (je vais plaisanter un peu et prendre son propos avec un peu d’ironie même si j’ai bien compris ce qu’il a dit), une "vraie politique de gauche" est tout à fait possible, elle est d’ailleurs en train d’être une nouvelle fois commise : c’est une politique qui consiste à se réfugier derrière de prétendues valeurs ou des organisations dont on refuse de faire voler en éclat le masque, pour mieux servir le capital tout en donnant l’impression (de plus en plus vague) qu’on se préoccupe de ce que l’on appelait autrefois "la classe ouvrière".

"La gauche" c’est un consensus mou qui masque le retour des forces réactionnaires qui manipulent "la classe ouvrière" afin de préserver le Kapital.
Il n’appartient qu’aux exploités d’y mettre un terme et d’ouvrir les yeux. Pour cela le rôle des militants communistes est d’une grande importance.
Il est donc exclu de trouver de vrais révolutionnaires , des communistes, se définissant comme "de gauche". Ils savent qu’ils ne sont ni de droite ni de gauche ils sont communistes, et ils n’ont pas honte de le dire et de s’en revendiquer , "ils ne se cachent point" comme disaient Marx et Engels, point barre.

"Droite/gauche" (droiche/gaute?), tout ça au final c’est la même volaille ,qui ne finit par servir que l es forces fascistes (sur ce point aussi je rejoins PM, mais qui ne partage pas cet avis?).

Pour lutter contre la misère et en même temps lutter contre le fascisme, il faut lutter contre le capitalisme et (en plus d’accepter le côté "révolutionnariste") cela réclame d’abord et avant tout la plus grande clarté sur les concepts et les mots employés.
C’est une des grandes découvertes de Lénine et cela apparaît clairement dans son entreprise de démollition du parti social démocrate à l’époque.
C’est ce qu’a poursuivi Poulantzas dans nombre de ses ouvrages sur l’Etat

D’autre part , un communiste est forcément révolutionnaire donc, en ce sens qu’il ne peut qu’accepter une évidence : le changement se fera obligatoirement par la révolution. Celui ou celle qui veut assumer a part de construction du communisme le sait et assume aussi cette perspective. Il n’y aura pas de changement par les urnes, il n’y aura pas d’évolution en douceur.

L’évolution demandera inévitablement une révolution. Parce qu’on n’a jamais vu un possédant se déposséder de lui-même pour ceux qui ne possèdent rien et sont presque d’ailleurs eux-mêmes possédés !
Si certains veulent bien, par intérêt ou par charité, à certaine époque, balancer quelques miettes, cela s’arrête là.

Alors, faut-il comme dit PM une stratégie ? Une tactique ? Oui, mais elles n’ont pas besoin d’être très élaborées.
A force de vouloir faire "trop intelligent" , trop" visionnaire" on finit surtout par ne plus agir, on finit par devenir "chiasseux" et le temps passe et tout est toujours là.
Et la bourgeoisie gagne encore.

Il faudra détruire. Ne pas se laisser arrêter par les bonnes âmes qui disent "oui mais pour mettre quoi à la place ? On ne va pas détruire si on n’a pas un programme bien fait pour après ! on fait d’abord un bon programme et ensuite on verra..."
 Évidemment ,ainsi ,c’est tentant, mais ça ne fonctionne pas.

De même d’ailleurs que "la révolution" ne sera pas une fin en soi, de même qu’elle ne peut pas être programmée, qu’on ne peut pas non plus en faire un programme. Que tout ce que nous pouvons faire, c’est de "baliser" la révolte, c’est de se tenir prêts, de faire en sorte que nous soyons de plus en plus nombreux le moment venu à dire "en avant" et pas "stop, arrêtez tout"...

Et donc il ne s’agit pas non plus d’aller plus vite que la musique et les démiurges qui prétendent pouvoir créer ex nihilo une révolution sont également dans le faux.
Non ça ne marchera pas comme ça...

Mais d’ici là notre travail, toujours, c’est de déminer le terrain des contre révolutionnaires Que ceux ci soient fascistes, ou social-démocrates y compris prétendument radicaux.

Aussi, camarades communistes ( je sais bien que PM ne l’est pas et ne s’en est d’ailleurs jamais revendiqué) quoi que vous pensiez être (trotskistes, libertaires, autonomes...) faites la clarté toujours, partout, à chaque occasion : prolétaires/bourgeoisie, capital/travail, exploités/exploiteurs etc...
Mettez définitivement au panier ces termes de "droite et gauche", exprimez vous en utilisant des termes qui sont construits par et pour la lutte de classe qui se mène et démasquez les tartuffes.

Laissez les circonvolutions cérébrales sur "la droite et la gauche " ou "la révolution par les urnes" etc à ceux qui essaient de vous faire g ober qu’on peut nourrir un pitbull de chamallows. Ceux là vous emmèneront au désastre en refusant de vous armer en refusant de tirer les conséquences de leurs paroles, ceux là seront des Allende et avec eux cela se terminera comme avec le peuple chilien.

Dans la lutte contre le capitalisme, in fine, il n’y a pas de demi-mesure, surtout dans une telle période de crise du capital : soit on est contre soit on est pour - c’est un choix ensuite il faut l’assumer.
Si on est contre, il faut savoir dans quoi on se jette. Pour déjà, se réunir, se rapprocher de toutes celles et tous ceux qui de près ou de loin, même avec telle nuance, se réclament ouvertement du communisme,avec toutes ces nuances , mais donc en assumant "la révolution"...

Et jeter définitivement aux orties le verbiage politicien bourgeois.
La Louve

mardi 18 septembre 2012

TSCG, lutte de classe, tactique et compagnie...

Sur le TSCG je remets ici ce que j'ai répondu ailleurs à un ami et camarade.

"tout ceci, lutte contre le tscg euro etc, ce n’est que mascarade, ce n'est que pour masquer la triste horrible et cruelle réalité : nous (communistes) sommes manifestement à ce jour incapables d’organiser et de mobiliser la classe ouvrière sur les vrais problèmes,les fondamentaux, comme le rapport capital/travail l’ex
ploitation, le salaire ET le salariat, la propriété privée etc.

en euro ou en franc ou en zlotys l’exploitation capitaliste est et reste là, et perdure et s’enracine. et la réalité c’est que, en franc, en euros ou en patates, nous communistes, sommes aujourd’hui absolument incapables d’assurer notre rôle historique, d'assurer, de rendre possible, le rôle émancipateur, progressiste, du prolétariat, c’est ça la réalité.

avec ce tragique point de vue que d’autres, se couvrant de ce que nous avons laissé devenir des oripeaux, se drapent dans ce qui fut autrefois notre drapeau mais pour en faire des choses atroces , et que tous les fascistes infiltrent ici et là bas, sous différentes couleurs, tous les mouvements populaires, de la grèce à la tunisie.

les capitalistes nous démolissent 50 fois par jour et nous n’arrivons pas à répliquer. les fascistes défilent dans les rues des grandes villes grecques et nous (communistes) sommes incapables de les arrêter. les capitalistes saccagent l’europe du sud depuis bientôt 100 ans et nous communistes sommes incapables de les arrêter. et j'en passe...

je vois toutes ces gesticulations finalement assez pathétiques comme des convulsions de résidus moribonds d’autrefois grandes puissances prolétariennes et révolutionnaires qui ne veulent pas mourir mais qui pourtant devraient mourir (structurellement) car elles n’incarnent plus ce qu’elles sont supposées défendre. et pire, étant quasi exclusivement dans la revendication existentielle elles bouchent le paysage, elles bloquent la naissance du nouveau.

soyons raisonnables.

tout ce qui est dit sur le TSCG est vrai et archi vrai et il ne faudrait pas signer ce traité. oui c’est un tour de vis de plus dans le collier et la laisse, oui et mille fois oui. mais le père de tous les traités c’était maastricht nous le savons, là nous avons perdu une bataille décisive. on a bien vu l’épisode 2005/2008. nous n’avons eu aucun retour critique sur cette séquence. C’est bien dommage. ça nous aurait évité de perdre du temps aujourd’hui.

les capitalistes n’ont pas eu besoin de ce traité pour mettre à sac la Grèce, l’Espagne, le Portugal. Bien sur le TSCG leur rendra service bien sur cela met en place des mécanismes légaux nouveaux (mais je suis bien placée pour savoir ce qu'est une loi et ce qu'est la justice, c'est à dire avant tout, l'expression du pouvoir d une classe dominante) mais le niveau d'importance de ce traité dans la lutte de classes est surestimé par notre classe politique largement entendue.

Les capitalistes n’ont besoin que d’une chose pour continuer leur besogne, c’est que nous soyons à genoux.

et tant que nous sommes divisés sur des broutilles, et surtout, incapables de rassembler sur ce qui reste pour moi l’essentiel, ce que Marx, Engels, Lenine, Luxemburg etc ont mis à jour, ont étudié ,ont développé, à savoir le rapport d’exploitation, tant que nous sommes divisés, que nous menons des combats qui ne sont même plus d’arrière-garde tellement ils sont obsolètes, tant que nous tombons à pieds joints dans toutes les entreprises de diversion de la bourgeoisie, tant que nous participons aux jeux qu’ils nous imposent , comme des hamsters dans la cage, NOUS PERDONS ET ILS GAGNENT.

ce qui est amusant c’est que sur ce sujet du tscg nombreux sont celles et ceux qui disaient il y a encore qq jours il faut écouter "le peuple" et qui ne cillent pas quand ils doivent constater que "le peuple" s’en FOUT complètement du TSCG. Le "peuple" il veut qu’on lui parle loyers, salaire, travail, chômage. Il veut des armes.

ET il a RAISON.

Les 12 % de révoltés, ras le bolistes, etc qui ont voté Merluchon à la présidentielle ne l’ont pas fait, il me semble, pour parler du TASCG et d’un référendum qui n’arrivera pas. A Bastille ce n’est pas cette bataille là qu’ils ont appelé de leur vœux.

d'ailleurs c'est simple , sur cette bataille de diversion, ces 12% ils ne sont pas là, ils ne sont plus là.

Passons aux choses sérieuses, il faut mordre là où y ’a la chair, jusqu à l’os ,ou la mère Le Pen et tout ce qui lui ressemble va nous planter un boxon dont on ne se remettra pas comme ça.

Voilà le fond de ma pensée.

2012 n’est PAS/PLUS 2005 (encore mois, évidemment, 1992). Il y a le FEU à la maison. Oui, nous sommes désormais dans l'urgence. Nous n'avons pas su nous en préserver mais il ne faut pas perdurer dans l'erreur.

Le VRAI POUVOIR est dans les usines et les bureaux. Là où la sueur et le temps se transforment en argent. C'est là qu'il faut couper le robinet. Ce sera difficile de spéculer sans pognon.
#luttedeclasse #TSCG #combats #euro #UE #tactique

mercredi 4 juillet 2012

Sur la soi-disant "niche fiscale" du crédit d'impôt du particulier employeur....

Des GIFLES aux imbéciles du PS qui parlent de "niches fiscales" relativement  aux déductions d'impôts pour l'embauche d'un salarié à domicile.

1° En grande majorité, les particuliers n'emploient pas une garde d'enfant à domicile pour le plaisir

2° Ils font ainsi face à l'extrême pénurie et désorganisation du service public lié à la petite enfance

3°On objecte que "cela coûte 6.5 milliards d'euros à l'Etat", je réponds que l'Etat n'a de subsides que ce que nous lui versons notamment (impôts, TVA etc) donc ce que ça coûte à l'Etat c'est ce que ça nous coûte à NOUS - ce crédit d'impôt est donc en partie auto-financé 

4° On m'objecte encore que les gros groupes du nettoyage sont ceux qui profitent majoritairement de cette soi-disant "niche" (je suis surprise par le raisonnement et à mon avis on parle d'autre chose car le crédit me semble réservé aux particuliers, punto) et que ces salariés-là sont précaires et très mal payés (je le sais bien pour avoir souvent travaillé ou consulté pour la CGT dans le nettoyage ou suivi des conflits dans cette branche) : il est évident que la solution ne réside pas dans la pénalisation des particuliers mais bien dans la lutte contre les gros groupes employeurs qui revendent ensuite les services de ces ultra-précaires (souvent doublement exploités parce que immigrés et femmes). 

Donc résumons la BONNE IDÉE DU PS sur la suppression de l'atroce "niche fiscale" du particulier employeur:  

Nos impôts, notre travail et notre consommation financent en grande partie une réduction fiscale liée à l'acquisition d'un service rendu quasi obligatoire du fait d'un déficit flagrant de service public ( petite enfance, aide aux vieux et aux malades à domicile...). 

Je vais désormais devoir non seulement financer seule sans aucune aide l'emploi de la personne qui garde ma fille depuis des années, MAIS en revanche le pognon de mes impôts continuera à financer les actionnaires de l'automobile qui licencient ET les banques qui nous tondent et nous foutent dans la merde?

 J'ajoute que pendant ce temps, nombre de particuliers vont devoir licencier la personne qu'ils embauchaient (super pour elle) OU travailler moins (donc, gagner moins - etc ) et qu'il y a toutes les chances du monde que ça tombe d'abord sur les femmes, ce qui sera VRAIMENT une SUPERBE réussite !!! 

Alors oui BRAVO LE PS encore une idée de génie pour faire semblant d'être social sans abîmer le GRAND CAPITAL! 


#particulieremployeur #PS #Ayrault #fiscalité #lutte