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lundi 2 février 2009

Un petit tour par la " Librairie RESISTANCES" à Paris

Vous le savez sans doute, il y a peu de librairies engagées, militantes, où l'on puisse trouver des ouvrages rares et de qualité sur la politique, récents ou anciens et clairement socialistes, internationalistes ...
Alors lorsqu'on en trouve une, on lui fait de la publicité. NORMAL!
J'ai rencontré la librairie Résistances il y a quelques semaines ( shame on me...).

Elle présente le triple avantage d'offrir une bonne sélection de livres, y compris sur le sujet Israël, Palestine...(et pour cause!) mais également, d'offrir

- Une salle de lecture et de recherche avec un espace multimédia et un café

- Une salle d’expositions, de conférences et de projection de films

Bref, une librairie qui vaut le détour et que je vous engage vivement à fréquenter (en plus des quelques unes que j'ai déjà répertoriées dans Paris - pour les autres départements de France, n'hésitez pas à les signaler ici!).
LIBRAIRIE RÉSISTANCES

ouverte de 14 H à 20 H du mardi au vendredi (et jusqu’à 22 H les soirs où un événement est programmé), et de 13 H à 20 H le samedi.


4, Villa Compoint 75017 Paris

M° Guy Môquet (ou Brochant)
BUS 31 : Arrêt « Davy-Moines »
Tel : 01 42 28 89 52. Fax : 01 42 28 95 29

mardi 27 janvier 2009

Une bonne analyse de Paco, "de Gaza à Obama en passant par Aretha Franklin..."

(Un petit texte très pertinent de Paco, que je relaie et livre à votre appréciation...)
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Sur le blog de « Jacques Attali » on peut lire cette analyse de la
guerre de Gaza.

« Que se passerait-il si Nancy était bombardé par des fusées tirées
depuis Luxembourg ? Si des attentats suicides avaient lieu dans les rues
de Paris ? Et si des pays limitrophes de la France ne reconnaissaient
son droit à exister ? »

Oui Jacques, que se passerait-il, si après un cycle infernal de guerres,
de colonisations, d'attentats suicides, de représailles, d'opérations
préventives, de blocus; Ali arrachait à David un doigt à coups de
couteau.

Que se passerait-il, si David pour dissuader Ali de recommencer, lui
arrachait à l'aide de sa tronçonneuse rutilante les deux bras et les
deux jambes ?

Que se passerait-il si les voisins, qui au passage aident et vont
soigner Ali, criait à David d'arrêter cette escalade macabre?

Que se passerait-il, si tous, au moindre geste, étaient soupçonnés de
détester David?

A tous ses « intellectuels » de France et de Navarre, qui voit monter
l'antisémitisme, je leur suggère d'écouter la suite.

Nous sommes chez le directeur de l'information de TF1 Jean-Claude
Dassier et nous assistons à I'investiture de Barack Obama.

Aretha Franklin sublime, fait chanter le poste.


* Et puis soudain Jean-Claude Narcy

« On devait chanter comme ça dans les champs de coton !".

Interrogé par l'AFP, Jean-Claude Dassier a jugé "scandaleux le procès
fait à Jean-Claude Narcy par des associations qui voyant le racisme
partout, le font en général prospérer"[1].

A méditer amis « intellectuels » chaque fois que le mot antisémitisme,
vous monte à la bouche ou sort de votre plume.

Paco

lundi 19 janvier 2009

"De l’incroyance à l’islamophobie" Extr. de "après la démocratie" de E. TODD


Un extrait intéressant du dernier bouquin d’Emmanuel Todd (ouvrage avec lequel je suis en désaccord sur pas mal de choses, y compris dans ce passage, mais qui met le doigt parfois où ça fait mal, et qui livre qqes analyses intéressantes et originales qu’il serait dommage de ne pas prendre en compte. Je le conseille dc quand même à celles/ceux qui peuvent.

J’ai repensé à ce passage sur l’islamophobie en relation avec le peu de soutien actif, proportionnellement aux crimes subis là bas que la population de Gaza reçoit de notre part à nous Français, évidemment.

(Désolée pour les fautes et coquilles oubliées dans la retranscription - la séparation en paragraphes n’est pas de l’auteur - je l’ai faite pour rendre ce passage plus lisible sur le média Internet). LL


"De l’incroyance à l’islamophobie.

Pp.36-40

Nous vivons donc, sans en être pleinement conscients, une crise religieuse.

Sans cette hypothèse, nous ne pouvons pas comprendre l’ampleur de la fixation négative sur l’Islam. Dans les cinq ou dix dernières années s’est répandue en France et ailleurs en Europe, une islamophobie des classes pensantes et parlantes, intellectuelles et médiatiques. Cette islamophobie a succédé à l’arabophobie des électeurs du Front National, plus populaire.

Les déterminants de l’arabophobie, dont l’émergence visible remonte au milieu des années quatre-vingt, sont clairs. Elle a résulté des difficultés concrètes que présentait l’absorption en période de chômage et de pression sur les salaires de populations maghrébines portant un système de mœurs très distinct, dur aux femmes et refermé sur lui-même par le mariage entre cousins.

L’islamophobie actuelle des classes supérieures est plus difficile à expliquer.

L’attitude des politiques n’est pas le problème.

Nicolas Sarkozy et les cadrent de l’UMP voient certainement dans l’exagération du risque terroriste, dans l’accentuation de la pression sur l’Afghanistan, dans l’hostilité à l’entrée de la Turquie en Europe, dans les menaces militaires contre l’Iran, bref dans l’activation d’une thématique qui met l’Islam au cœur de la politique générale, un moyen commode de toucher et de rallier l’électorat du Front National.

Mais que dire des intellectuels, et des journalistes qui, peu affectés par la vie des banlieues, fort peu menacés par des attentats, s’excitent sur l’essence de l’islam, son incapacité supposée à tolérer la modernité et sa prétendue violence intrinsèque.

Pourquoi affirmer, au moment même où l’ensemble du monde musulman voit sa fécondité baisser, comme ce fut le cas en Europe et ailleurs, que la modernisation mentale des pays arabes, de la Turquie ou de l’Iran, est impensable?

La théorie du choc des civilisations, présentée en 1993 par Samuel Huntington dans un article de la revue "Foreign Affairs" colle des étiquettes religieuses sur les individus et les peuples.

Dans l’esprit de beaucoup, elle a été validée par les attentats du 11 septembre 2001. Mais la violence qui existe effectivement dans le rapport de l’Amérique au golfe persique n’est pour l’essentiel ni religieuse ni civilisationnelle.

On devrait parler d’un "choc impérialiste" pour décrire le contrôle instauré par les Etats-Unis sur l’Arabie Saoudite, l’invasion de l’Irak ou les menaces de frappe préventive contre l’Iran. Or une banale politique impériale combinant usage de la puissance militaire et corruption des élites locales n’est pas un conflit religieux.

L’article puis le livre de Huntington, publiés en 1993 et 1996, cinq ou huit ans avant les attentats du 11 septembre, en sont au fond qu’une déclaration de guerre idéologique de l’"Occident" à l’islam et à la chine (aspect un peu oublié sur lequel je reviendrai - cf infra p.195).

Le Choc des Civilisations démontre par sa date de publication que l’islamophobie et plus généralement l’émergence d’un nouveau narcissisme culturel occidental sont antérieurs à l’entrée en action d’Al Quaida.

L’ethno-atlantisme est une doctrine offensive. Nous sommes les agresseurs. I l n’ y a qu’à faire le compte des morts du conflit, aux Etats-Unis, en Europe, et dans le monde musulman, pour le vérifier. Notre islamophobie est assez largement endogène, effet de notre propre trouble religieux.

Nous percevons bien la crise de transition que traverse le monde musulman, où l’alphabétisation sera bientôt universelle, où une désorientation religieuse et idéologique engendre manifestement angoisse, désordre et violence.

La désislamisation s’avance masquée, parce qu’elle entraîne, dans un premier temps, une dernière réaffirmation de la croyance religieuse ébranlée par la modernité. Mais nous refusons de voir notre propre crise, beaucoup plus grave au fond, parce qu’elle n’est pas, elle, le résultat d’un mouvement éducatif ascensionnel, du progrès en somme. Nous sommes angoissés par le vide religieux qui s’est creusé dans le dernier demi-siècle.

Dans un pays comme la France, la présence d’un Eglise catholique minoritaire mais socialement importante donnait un sens à l’incroyance, à l’athéisme, ou comme on dit pudiquement, à l’affirmation laïque. La disparition de ce point de repère a détruit l’ensemble de l’organisation idéologique de la France.

Il n’est pas étonnant que dans un tel contexte une laïcité désorientée par la disparition de son adversaire catholique s’efforce d’en trouver un autre, en l’occurrence l’Islam, perçu comme la dernière des croyances religieuses actives. Choix paradoxal puisque, justement , la pratique religieuse des musulmans de France est faible et que l’Iran, avec deux enfants par femme semble beaucoup plus menacée par la désislamisation que par l’islamisme.

Mais rien n’y fait. Dans cette France où la pratique religieuse catholique est désormais sans importance sociale, la laïcité devient laïcisme, et réunit dans une hostilité commune à un Islam fantasmé les incroyants venus de la vieille laïcité républicaine et ceux qui viennent de sortir du catholicisme terminal. L’Islam prend le statut de bouc émissaire, d’ennemi indispensable.

Dans l’Europe du début du troisième millénaire, il devient la victime sacrificielle de notre mal-être métaphysique, de notre difficulté à vivre, sans Dieu, tout en clamant que notre modernité est la seule possible, la seule valable.

En France, une théorie plus ancienne encore que celle du choc des civilisations contribue souterrainement à la désignation de l’Islam comme problème, celle du christianisme "religion de la sortie de la religion" proposée en 1985 par Marcel gauchet, mais simplifiée depuis par ses utilisateurs et retournée contre le monde musulman. Le christianisme serait différent parce que capable de se dépasser lui-même.

Cette vision de l’histoire confère au monde occidental une spécificité inexistante (cf. M. Gauchet, Le désenchantement du monde, Gallimard, Paris, 1985). Il n’est pas même nécessaire de réfléchir sur l’Islam pour le percevoir. Le Japon, essentiellement bouddhiste avant la crise religieuse amorcée à l’ère Meiji est actuellement aussi indifférent que l’Europe à toute croyance religieuse.

Mais au-delà des théories savantes qui nous assurent que nous restons chrétiens même lorsque nous ne croyons plus en Dieu, nous trouvons le thème plus répandu et plus maniable politiquement des racines chrétiennes de l’Europe.

Le christiano-laïcisme - l’incroyance d’origine chrétienne est la seule valable - trouve dans "Fier d’être français", petit pamphlet de Max Gallo, idéologue sarkoziste et académicien, l’une de ses expressions caractéristiques.

En 2006, quelques mois avant l’élection présidentielle, Gallo s’émerveillait de sa propre audace : "Quoi? Oser proclamer que la France laïque est un pays chrétien, alors que la deuxième religion du pays est l’islam et qu’il ya profusion d’églises vides, alors que les rares mosquées sont si pleines que les fidèles de Mahomet sont contraints de prier sur les trottoirs, dans des caves ou des hangars?".

Max Gallo devrait s’éloigner un peu plus souvent de la place du Panthéon et du jardin du Luxembourg pour visiter les banlieues, où la pratique religieuse musulmane est en réalité aussi faible qu’ailleurs la pratique religieuse catholique.

Mais le sens de son angoisse est clair, le vide religieux chrétien catholique.

Le vide religieux chrétien précède l’islamophobie.

Notre crise métaphysique, à l’inverse de celle du XVIIIème siècle, se déploie sur fond de stagnation éducative. C’est pourquoi elle ne mène pas à la liberté de l’action, mais à une dépression collective de très grande ampleur."

Extrait de l’ouvrage d’Emmanuel Todd, "Après la démocratie", Gallimard, Paris, 2008.

samedi 17 janvier 2009

Manifs Palestine: Les musulmans, les personnnes issues de pays à majorité islamique ne sont pas un pb! Le pb sont ceux qui n'y sont pas...


Un très bon message de notre ami Copas, sur l'accusation récurrente y compris par "la gauche" , honte sur elle, de "communautarisation" des manifestations pour Gaza, et le combat pour la laïcité qui justifierait que les orgas de gauche ne participent plus aux manifs populaires communes.

Que tous ces gens "de gauche" (soi disant) qui se désolidarisent du mouvement et prennent le risque de scinder le formidable élan populaire qui est né (à nouveau) pour Gaza , à de si mauvais prétextes (laïcité etc) retournent croupir dans leur bureaucratie et leurs fantasmes.

Toutes ces personnes si facilement accusées, stigmatisées, depuis des décennies, par un Etat et une bourgeoisie qui n'en finissent pas de regretter les colonies, sont des parties du peuple de France, elles ont plus que leur place dans les manifestations (j'aimerais juste les voir plus souvent aussi dans d'autres manifestations) et il est évidemment de notre devoir à nous, communistes, socialistes, syndicalistes, d'être avec eux, avec tout le monde ,pour dire non pas "mort aux juifs" mais "Israël, bas les pattes, arrête d'assassiner Gaza, retire toi de Palestine".

Quand on est communiste, on ne choisit pas son peuple, on ne choisit pas la couleur des manifs, on ne choisit pas comment tourne une manif. C'est fini tout ça! On y est, ou pas.

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"Les musulmans et les personnes d’une culture issue de régions du monde ayant beaucoup de musulmans se sentent plus profondément touchés que d’autres par ce qui se passe en Palestine.

Parce qu’ils sont et ont été en butte aux immenses dégâts produits en Europe et en France par l’instrumentalisation de l’islamophobie afin de diviser ceux qui sont des travailleurs et des couches populaires quasiment à 100%, afin de porter des stratégies colonialistes hier et aujourd’hui impérialistes (on envahit et on pète tout, on se saisit des réserves pétrolières et gazières dans des flots de sang...le petit musulman d’Europe devient ainsi une bonne cible symbolique....).

Le problème en France des manifs n’est pas l’antisémitisme mais l’islamophobie rampante, implicite, qui agite une partie de la gauche, le gouvernement et les médias de la bourgeoisie qui perçoivent comme plusieurs fois étrangères des personnes qui vivent en France depuis des générations, étrangères par la couleur de leur peau, étrangères par leur classe sociale (ne cherchez pas trop de bourgeois dans les manifs, ce ne sont que des prolétaires pour l’essentiel).

le mépris et la sous estimation de la colère qui agite cette partie de la population vient de cette double étrangeté pour ceux qui dirigent : Culture et classe sociale.

Les musulmans et les personnes d’une culture issue de régions du monde ayant beaucoup de musulmans se sentent profondément impliquées car la rhétorique des médias dominants trouve des accents bien proches entre leur sort et le sort palestinien, avec les mêmes effets de distorsion à échelle proportionnelle.

On ne parle pas des agressions commises contre des gens d’origine musulmane mais on parle de synagogues attaquées, on fait black out sur l’immense racisme qui se déroule jour à jour en France mais on hurle à l’antisémitisme dés qu’il y a trois ânes sur des centaines de milliers qui profèrent des slogans anti-juifs.

De la même façon qu’on fait semblant de croire équivalentes des roquettes en fer blanc qui tuent et blessent quelques personnes avec l’utilisation d’une armée moderne à la puissance de feu colossale qui frappe dans la population la plus dense du monde.

Les musulmans et les personnes d’une culture issue de régions du monde ayant beaucoup de musulmans ressentent souvent cette distorsion venue des dominants en France. Le problème ce n’est pas eux , ce n’est pas cette population en Europe, mais bien ceux qui tiennent l’état et les principaux médias , il ne faut pas inverser les choses. Le problème n’est pas la religion d’une partie des protestataires comme semblent essayer de le faire croire certains, mais le sort fait aux palestiniens , ainsi que le sort fait à la communauté la plus mobilisée.

Le sujet qui leur importe actuellement essentiellement , pour l’immense majorité qui manifeste, c’est l’aide aux Palestiniens de Gaza, faire cesser l’immense violence faite par l’armée israélienne et enfin faire en sorte que ce peuple déshérité puisse enfin avoir des frontières sures (non pour élever des murs mais arrêter d’être sans cesse en butte à l’agressivité d’un état) dans un pays viable.

Les manifs en France ne sont pas de manifs en soutien à une religion, bien manipulateurs seraient ceux qui essayent de faire croire cela, mais à 100% en soutien à un peuple maltraité.

Que des gens qui sont très croyants y soient n’a aucune importance.

L’appel qui a été fait est bien mal venu, inintelligent dans ses paroles, confusionniste, tendant à faire penser que dans l’étape actuelle ça serait ce qui importe de faire, accepter la tentative de mayonnaise sur le thème de l’antisémitisme faite par les médias dominants.

Ça ne marche pas !

Par ailleurs, en Palestine, il n’y a pas de part et d’autres des victimes d’affrontements, il y a des deux côtés des victimes d’une même agression d’un état expansionniste contre un peuple, et cela depuis la naissance de cet état.

Qu’Israel se retire des terres palestiniennes sur les frontières de 67, indemnise ceux à qui on a volé leurs terres avant cette date, qu’Israel accepte de reconnaitre le peuple palestinien et son état, qu’Israel cesse de menacer les populations autour de lui et dans ses frontières, et la paix surviendra rapidement.

Ça peut se faire rapidement.

Mais il n’y a pas là affaire à une course au béret entre deux peuples mais bien d’un état agressant un autre, rendant épouvantables et impossibles les conditions de vie, et la vie tout court, de plusieurs millions d’habitants.

Les musulmans et les personnes d’une culture issue de régions du monde ayant beaucoup de musulmans sont en avance sur la protestation contre ces crimes, par rapport au reste de la société française, ils ne sont pas le problème, le problème ce sont les autres.

Bienheureuses les organisations et partis qui restent à l’essentiel dans ce mouvement , ils sauvent l’honneur de la gauche en ne laissant pas s’installer une hémiplégie de la protestation, en ne jouant pas le jeu d’une altérité qui serait étrangère.

Il existe, comme il existe des fous de dieu, des fous de la laïcité qui essayent de cliver à n’importe quel prix une série de mouvements en exagérant les traits portés par une partie des personnes qui y participent.

C’est un tort.

Non pas que la laïcité ne soit pas importante, mais c’est un tord quand on en devient obnubilé."

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article78131#forum293257



De : Par "COPAS"
samedi 17 janvier 2009

dimanche 11 janvier 2009

PALESTINE: "Parle à mon c.., ma tête est malade".

Vous me pardonnerez, c’est un peu grossier comme titre, mais je pense que cela résume assez bien ce qui est en train de se passer par rapport aux massacres commis chaque jour à Gaza par l’armée israélienne, en toute impunité, puisqu’on en est toujours à attendre soit l’application des "résolutions" (pas très résolues) de l’ONU, ou l’aboutissement des dialogues de paix (avec Mahmoud Abbas, via Moubarak, alors que le principal protagoniste palestinien du conflit est le Hamas et que cela se passe en Palestine...)

Le gouvernement israélien de Livni, Olmert, Barack... nous fait tous les jours, à nous qui réclamons la paix, l’arrêt immédiat des combats et le respect de la dignité du peuple palestinien, un gros bras "d’honneur" en pleine figure.

Le comportement odieux et cynique de ce gouvernement est tel que même des journalistes du quotidien "Haaretz" s’étranglaient hier soir sur un plateau télé : "Nous sommes la honte du monde entier ! Toutes les populations de tous les pays nous haïssent ! Il faut arrêter".

Pour cause.

Non seulement, ce gouvernement de barbares ne respecte même pas les pauvres 3 heures de "trêve" quotidienne, non seulement il autorise que sa glorieuse armée enferme des civils dans une maison et les y tue froidement, non seulement il ne respecte même plus les commandements de sa propre religion (où est-il écrit que "tu auras le droit de tuer ton prochain y compris pendant le Shabbat"?), religion dont il continue pourtant de se revendiquer, au grand désespoir de nombreux juifs partout dans le monde qui hurlent "Pas en notre nom", y compris en Israël (manifestation à Tel Aviv aujourd’hui), non seulement il bombarde des convois humanitaires et des écoles protégées de l’ONU, mais encore fait-il tout cela avec la tranquillité de qui se sent sûr de son impunité.

Pourtant, les manifestations partout dans le monde se multiplient et s’amplifient, chaque fois plus déterminées et chaque fois aussi, porteuses de plus en plus de colère.

Nos cris de rage devant notre propre impuissance et devant la falsification de la démocratie, montent de plus en plus haut mais retombent sur nos têtes comme des colombes abattues en plein vol.

Nicolas Sarkozy, qui est allé amuser la galerie quelques jours au Proche Orient, jette de l’huile sur le feu, ici et là bas.

Là bas, il a fait la morale et conchié le Hamas (alors que jusqu’en Israël, que les citoyens soient pour ou contre le conflit , quasiment plus personne n’ignore que c’est bien avec cette force-là qu’il faudra négocier quelque chose....), il n’a discuté qu’avec les personnes , y compris certains dirigeants de pays arabes, qui privilégient les intérêts sionistes ou qui ne manifestent pas la ferme intention de s’y opposer...

Ici, il a fermé les accès RER et SNCF des banlieues (mais pourquoi les banlieues, M. le Président de tous les Français? Une peur de voir dévaler la "racaille" sur la capitale et d’aller jusqu’à l’Elysée et pas assez de "karcher" en magasin?) et nous a réservé un comité d’accueil de 4.000 policiers, rien que pour Paris, 4.000 policiers qui étaient comme une sorte d’appel au dérapage.

Pendant ce temps, sa chère épouse fait la Une du magazine "Tribune Juive", avec un joli titre : "Carla, l’élue". Madame et Monsieur Sarkozy, pourtant prompts à demander l’interdiction des couvertures de journaux qui ne leur conviennent pas, n’ont pas jugé opportun, manifestement, de demander à ce que cette couverture, partisane, soit retirée. Cela eut été bien compréhensible pourtant ; quand on se dit le Président de "tous les Français", on ne peut pas laisser un magazine clairement confessionnel faire la Une avec sa chère et tendre dans un tel contexte.

Nous, nous hurlons depuis 15 jours "halte au massacre", "retrait de Gaza", "protégez les Palestiniens", et nous avons l’impression de plus en plus nette de pisser dans un violon puisque, comme le disent pudiquement les médias "le conflit entre dans sa troisième semaine " et que rien ne bouge.

Les mêmes pompiers pyromanes viennent ensuite sur les plateaux télés avec leurs tronches enfarinées et toute l’hypocrisie du chat qui va bouffer le canari, nous expliquer : "ne transposons pas le conflit israélo-palestinien (sic) chez nous", "il ne faut pas communautariser le conflit" blablabla.

Trop de "gens de gôche" serrent encore les fesses, eux aussi, devant l’étendue de la poudrière sur laquelle il faut bien, pourtant, avancer.

Pas tous, heureusement, il reste encore beaucoup de militants et de sympathisants courageux et déterminés qui n’ont pas peur d’aller au charbon et de tenter de faire ce qui n’est plus fait, hélas, depuis 30 ans, par cette "gauche française" (dont plus aucun citoyen sensé ne veut). Ce n’est pas (seulement) notre merde, mais c’est bien nous qui devons la nettoyer, pourrait-on dire.

Oui, le conflit est trop confessionalisé, je le dis sans problème. Mais ça ne me retient pas d’aller dans la rue.

Personnellement, je ne manifeste pas "pour les musulmans contre les juifs" et je ne crierai pas "allah akbar" au lieu de crier "Livni meurtrière, Olmert assassin" pour faire plaisir à quelques uns qui refusent d’entendre parler de politique avec un grand "P". La France est un pays laïque, où les religions sont respectées, mais dans la sphère de l’intime, et j’y tiens, quelle que soit la religion.

Seulement, voilà, une fois qu’on a dit cela, il faut bien agir, choisir, et c’est là que pour nous, militants communistes, les choses se compliquent sérieusement car elles nous mettent directement face à la déshérence politique dans laquelle nous, (disons, ce qui nous représente), avons laissé toute une partie de la population.

L’heure n’est pas aux règlements de comptes et je n’aime pas les procès d’intention, mais le procès et les comptes viendront quand même, encore et toujours, parce qu’il faut reconnaître qu’une bonne partie de cette "gauche" est dramatiquement autiste.

Encore aujourd’hui, il n’y avait aucune représentation du PS, en tout cas à Paris. Les partis de gauche qui continuent à inclure le PS dans leurs stratégies électorales et gouvernementales se rendront donc de plus en plus coupables d’un double langage et d’une collaboration de classe évidente.

Parmi les communistes, où qu’ils se trouvent, trop de camarades ayant des responsabilités ont encore peur de leur ombre, ou refusent carrément de (re)prendre des discours marxistes sur des sujets pareils.

Oui le PCF a toute sa place là (et il faut saluer tous les camarades qui étaient, cette fois, bien présents en nombre, un bon millier je pense), oui la LCR également (toujours bien présente aussi), oui la CGT aussi, et d’autres qui se revendiquent des mêmes idées, même s’ils les entendent différemment...

Parce qu’ils font encore partie (mêmes s’ils ne sont pas les seuls), pour de nombreuses personnes, des organisations qui doivent être anticapitalistes, populaires, qui devraient être des outils, des "courroies de transmission" dans la lutte des classes,y compris à l’échelle internationale.

De ce fait, je ne comprends pas les camarades qui, (bonne ou mauvaise raison), refusent de soutenir la cause du peuple palestinien. Que votent-ils dans les commissions exécutives ou les AG? L’approbation de l’accord sur la représentativité, par exemple?

S’il est toujours nécessaire de préciser que nous ne soutenons pas le Hamas en tant que tel, mais la résistance palestinienne, le combat pour la liberté d’un peuple, notre combat de classe doit aussi nous interdire de renvoyer ce même Hamas et le gouvernement israélien dos à dos. Cela sert trop les sionistes.

Le fait que notre soutien au peuple palestinien doit être un soutien de classe, et pas simplement un soutien "humaniste" est en effet, pour bon nombre d’entre nous, une évidence.

Soutien de classe parce que les Palestiniens sont nos frères oui, comme tous les prolétaires du monde entier qui subissent les agressions du capital et de l’impérialisme.

Comme disaient Marx et Engels, la voilà, notre seule et unique nation, celle des travailleurs ! Pour Gaza, il faut relever le drapeau rouge et entonner l’Internationale à pleins poumons, sans crainte.

Soutien de classe car il n’y a pas de démocratie si elle est bourgeoise, pour nous, les prolétaires du monde entier.

Car tout est lié, et c’est cela que cette agression perpétuelle d’Israël sur la Palestine et son peuple ne cesse de révéler depuis des décennies.

Notre mobilisation sur des bases de classe évitera à des gens comme Ph. Val de dire d’énormes conneries sur une gauche communiste soi disant antisémite par nature, comme il l’a expliqué toute à l’heure sur le plateau de Gisbert.

La prochaine fois, il sera bien obligé de tomber le masque et de se révéler comme l’agent du pouvoir bourgeois qu’il est. Pour dire que ce qui le fait vraiment vomir, ce sont les communistes de tous poils et les vrais socialistes.

Impérialisme et fascisme vont main dans la main. Tous deux ennemis des travailleurs du monde entier.

Israël est un Etat qui est la figure de proue de l’impérialisme américain dans la région, c’est un état colonialiste et fasciste (demandez aux Israéliens qui manifestent pour la paix et critiquent leur gouvernement comment ils sont traités chez eux, demandez à Mordechaï Vanunu, qui avait révélé l’existence de la bombe atomique israélienne, comme il a bien vécu ses 18 ans de prison, souvenons nous de comment et par qui I. Rabin a été froidement assassiné ! Je ne parle pas non plus de la répression anti-communiste là bas, pourtant réelle, qui s’exerce contre des militants politiques et contre des syndicalistes...).

Ces manifestations de l’impérialisme là bas font rejaillir ici "a contrario" comment les pseudo-démocraties bourgeoises sont devenues des pourritures, des dictatures, de moins en moins "douces", comme nos régimes ne méritent plus leur nom, puisque les manifestations pacifiques, qui ont pourtant rassemblé aujourd’hui près de 200.000 personnes dans toute la France, ne sont pas entendues et restent lettre morte !

Que va-t-il falloir que nous fassions ici pour être entendus et écoutés de nos propres dirigeants, pour qu’ils arrêtent vraiment le conflit là-bas et donnent à l’Etat d’Israël la claque qu’il doit se prendre? Jusqu’à quand l’Union Européenne va-t-elle entretenir l’économie de ce pays? Coupons leur le robinet à fric !

Dans les rues de Paris aujourd’hui j’ai vu des dizaines de milliers de prolétaires, dont beaucoup se fourvoient, certes, dans des manifestations religieuses contre cette saloperie de guerre, mais j’ai vu quand même, des dizaines de milliers de prolétaires, qui ne se fourvoient au fond pas tant que cela dans la mesure où ils se ressentent comme appartenant à ce peuple palestinien massacré.

On a tort d’en faire une preuve si évidente de la communautarisation. Nous nous sentons toutes et tous des Palestiniens, même lorsque nous sommes Français, parce que, sous la botte de "l’USraël", comme j’ai lu quelque part, nous sentons, nous savons que ce sont des gens comme nous (et pas "comme eux", nos dirigeants), qui agonisent.

Des gens méprisés, des gens sacrifiés, des gens humiliés, comme nous le sommes toutes et tous face aux pouvoirs bourgeois, dans une mesure moins dramatique (mais pas pour tous). Évidemment, pourquoi le nier, le phénomène d’identification est encore plus fort pour les habitants des banlieues, parce que , quelle que soit leur couleur, leurs origines, leur religion, ils sont doublement ou triplement humiliés chaque jour par les gouvernements bourgeois.

Ce qui "m’interroge" c’est que nous n’arrivions plus à encourager ces mêmes prolétaires, jeunes et moins jeunes, à prendre également la rue pour défendre leurs droits ici.

La religion est une forme archaïque de politique, il ne faut pas l’oublier.

Les premières "constitutions" politiques furent marquées du sceau de la religiosité.

Les Eglises de toutes sortes ont toujours été des pouvoirs politiques bien plus que spirituels, des moyens d’organiser les sociétés civiles.

L’Inquisition , qui voulait affirmer le pouvoir de l’Espagne catholique sur le reste de l’Europe, les Papes en Avignon, les mic-macs religieux de Catherine de Médicis pour sauvegarder le trône de France de ses fils débiles contre le pouvoir des Guise, jouant un coup la Réforme, un coup les catholiques orthodoxes, ordonnant la Saint Barthélémy puis mariant sa fille au premier protestant de Navarre...L’Islam ne fait pas exception ; la rupture entre l’Islam Chiite et sunnite est politique. Les manipulations du sionisme à l’égard de la religion juive, c’est pareil...

Il y a donc une place à reprendre pour la politique, la vraie. Pas les flonflons creux et mensongers qui se déversent à chaque nouvelle campagne électorale, pour être aussitôt trahis, non. Mais la politique comme discours et moyen sur la vie de la Cité. Tous les jours.

Amis, camarades, nous sommes face à des contradictions énormes aujourd’hui ; tellement énormes qu’il est tentant de vouloir les contourner, des contradictions qui ont gonflé parce que trop longtemps nous avons abandonné le combat politique, le combat idéologique de classe, pour la seule chose que nous aurions du toujours réclamer et construire : la démocratie prolétarienne. Il n’y a qu’ainsi que nous assurerons vraiment le pouvoir du peuple par le peuple pour le peuple.

Oui, le combat de classe pour la Palestine, pour la Paix, pour la sanction des crimes de l’Etat d’Israël est difficile, compliqué, tortueux. Mais parce qu’il est difficile, nous devons justement le mener.

Nous tous, les communistes, les anarchistes, les vrais socialistes, sommes le seul, le dernier rempart contre le fascisme en France, et dans le monde. Sans nous, bien sûr, il y aura des résistances et des révoltes. Que donneront-elles si nous ne les nourrissons pas?

Nous sommes les seuls à même d’apporter une lumière pour, non pas empêcher ces révoltes, mais les éclairer jusque là où elles s’ignorent, les pousser, loin de la dictature. Nous sommes les seuls à même de permettre à tous les révoltés de devenir, peut être, des révolutionnaires

Ne l’oublions pas. Souvenons-nous en. Je suis convaincue que l’avenir est à notre portée.

Pour finir, il n’y a qu’un seul point sur lequel je donne raison à Sarkozy à 100% :

"Ensemble, tout devient possible. "Tu l’as dit bouffi ! Reçu cinq sur cinq.

Rendez vous encore plus nombreux pour la Palestine, rendez-vous aussi pour d’autres luttes, le 29 janvier, et le 30 et le 31....

vendredi 9 janvier 2009

Urgence Gaza : Agenda des prochaines manifestations

Urgence Gaza : Agenda des prochaines manifestations

Samedi 10 janvier 2009

- ALES - 10h30 devant le cratère d’Alès
- ANNECY - Manifestation 14h30 devant la préfecture
- ANGERS - Manifestation 15 H Place du Ralliement.
- BAYONNE - 11 H devant la mairie rassemblement
- BESANCON - Manifestation 15 h place de la révolution
- CERGY-PONTOISE - 11 h place des Arts Cergy-Préfecture rassemblement
- CREIL - à 15h, à Creil, place de la gare
- DOLE (39) S15h - départ Place de la Sous Préfecture
- DUNKERQUE - 15H30 à l’angle de la place Jean Bart et de la rue de la marine
- GENTILLY (94) - 11 heures devant la poste centrale, rassemblement (avant la manifestation à Paris) à l’appel du conseiller général - de Mme le Maire- UL CGT- AFPS - association des jeunes du 162 - Association culturelle "amis de vents"
- LILLE - 14 H30 Porte de Paris Grande manifestation régionale
- LIMOGES - 15 h 00, place de la Motte.
- LUXEMBOURG - 14H30 Place du Glacis à Luxembourg-ville (Fouerplatz) à côté Grand Théâtre et ambassade de la République Tchèque
- LYON - Rassemblement devant la Préfecture du Rhône à 15h.
- ORLEANS - MANIFESTATION 15 H PLACE DU MARTROI
- PARIS - 15h, Place de la République.
- PERPIGNAN - Place de Catalogne, grande manifestation
- PONTARLIER - rassemblement samedi à 14h30
- QUIMPER - 14H30 place de la Résistance manifestation
- SAINT BRIEUC - Rassemblement à 11 heures, place Saint Guillaume
- SAINT NAZAIRE - Manifestation à 15 heures, Esplanade des Droits de l’Homme.
- TOULOUSE - Manifestation à 11h00 au départ de la place du Capitole

CROIX ROUGE: "l’armée de l’Etat hébreu l’a empêché de secourir des Palestiniens"


NOUVELOBS.COM | 08.01.2009 | 13:35

Selon le Comité international de la Croix-Rouge, l’armée de l’Etat hébreu l’a empêché de secourir des Palestiniens, et notamment des enfants enfermés pendant cinq jours dans leur maison avec le corps de leur mère morte dans les combats.

La Croix-Rouge internationale a accusé jeudi 8 janvier l’armée israélienne de l’avoir empêché d’accéder à des blessés palestiniens à Gaza, et notamment des enfants enfermés pendant cinq jours dans leur maison avec le corps de leur mère tuée dans des combats. Selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), des ambulances n’ont pu accéder que que mercredi (soit cinq jours après le début des combats) à plusieurs maisons dans le quartier de Zeitoun, à Gaza-ville, où se trouvaient des blessés et des morts. "C’est un incident choquant", a dit Pierre Wettach, le directeur du CICR pour Israël et les territoires palestiniens dans un communiqué. "Les militaires israéliens devaient avoir connaissance de la situation mais n’ont pas porté secours aux blessés. Elle n’a permis, ni à nous ni au Croissant Rouge Palestinien (PRCS), d’aider les blessés", a-t-il ajouté. Le CICR exige "un accès sécurisé immédiat pour rechercher les blessés", précise le communiqué. Réagissant à ces accusations, l’armée israélienne a affirmé "travailler étroitement avec les organisations internationales au cours des combats afin que les civils puissent recevoir une aide", affirmant qu’elle examinerait toute "plainte" faite à son encontre.

12 corps sur un matelas

Une équipe d’ambulanciers "a trouvé quatre enfants à côté de leur mère morte dans l’une des maisons. Ils étaient trop faibles pour se tenir debout. Un autre homme a aussi été découvert vivant, lui aussi trop faible pour se relever", a expliqué le CICR. "Au total, 12 corps reposaient sur des matelas" dans cette maison, ajoute-t-il. Dans une autre maison du quartier, les ambulanciers ont découvert "15 survivants de la même attaque, dont plusieurs blessés. Dans une autre maison encore, ils ont trouvé trois corps supplémentaires", ajoute le CICR. A cause de remblais érigés par l’armée israélienne pour se protéger des tirs, les ambulances n’ont pu atteindre des immeubles et ont dû "évacuer (les blessés) sur une charrette tirée par une âne". En tout, 18 blessés et 2 corps ont été évacués par le CICR mercredi, le reste des morts devant être récupérés jeudi. Le CICR "estime que, dans le cas présent, l’armée israélienne n’a pas respecté ses obligations requises par le droit international humanitaire, demandant d’assister ou d’évacuer les blessés. Il considère intolérable le retard dans l’autorisation d’accès donnée aux services de secours".

D’autres blessés coincés dans le nord

Selon l’organisation israélienne de défense des droits de l’Homme, B’Tselem, une des familles concernées par l’incident est celle des Samouni, résidante à Zeitoun. "Tous les détails que nous avons recueillis sont très flous. Apparemment des membres de la famille ont été tués par des tirs d’armes automatiques dans un premier incident puis d’autres dans un deuxième incident, dans un bombardement" samedi soir et dimanche matin , a dit Sarit Michaeli, la porte-parole de B’Tselem. "Nous avons reçu des informations sur d’autres blessés coincés chez eux dans le nord" et "demandons à Israël qu’il autorise l’accès immédiat au CICR et au PRCS pour évacuer les blessés, évacuer les corps et laisser sortir en sécurité les habitants des quartiers (touchés par les combats)", a-t-elle ajouté.

http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/le_conflit_a_gaza/20090108.OBS8848/la_croixrouge_accuse_israel_dempecher_lacces_aux_blesse.html

dimanche 4 janvier 2009

Manifestation pour la Palestine 3 janvier 2009 Paris


de Bellaciao

Nous avons participé à la grande manifestation organisée aujourd’hui à Paris en soutien au peuple palestinien, pour dénoncer l’invasion et l’agression israéliennes, ainsi que la tentative d’annexion de Gaza, et pour condamner aussi le soutien que la plupart des soi disant démocraties occidentales apportent à Israël dans cette guerre féroce contre le peuple palestinien.

La manifestation est partie de la place de la République à 15 heures.

Il y avait une foule incroyable, le métro n’arrêtait pas de cracher des groupes de dizaines de personnes.

En attendant des amis et camarades, nous avons discuté avec des participants, des jeunes notamment, dont c’était parfois la première manifestation.

Ils étaient très motivés et souvent écœurés, mais la conscience de la situation politique globale n’est pas toujours très claire :

" Avec Chirac, on savait qu’il était pro-arabe, Sarkozy, on ne sait pas...."

"Mais si , dit un autre, on sait, Sarkozy il est sioniste, il défend Israël !".

"Et Obama? qu’est ce qu’il va faire? Il a l’air sympa, on dirait qu’il est obligé de faire des choses malgré lui, non?"

"Mais non, faut te renseigner, dit un autre, Obama il soutient les juifs (sic)".

Nous étions entre 25.000 et 30.000 manifestants, déterminés, exaspérés, en colère, malgré le froid glacial qui s’est abattu sur le cortège à partir de 17 heures.

Des manifestants venus sans organisation particulière constituaient le très gros de la manifestation, des gens venus en famille, avec les enfants souvent. Keffieh autour du cou ou de la tête, drapeau palestinien en main, pancartes faites de bouts de cartons et de photos mal imprimées, toutes dénonçant l’horreur de la répression subie par les Palestiniens, dans des termes parfois extrêmes contre Israël, les USA , l’UE.

Il y avait aussi la plupart des partis politiques de la gauche communiste (nous avons vu le NPA/ la LCR avec une forte représentation et la présence de Alain Krivine et Olivier Besancenot notamment, Lutte Ouvrière, le POI, qui sont restés jusqu’au bout de la manifestation, mais aussi le PCF, avec MG Buffet, Camille Barré et JF Tealdi, J Fath), et une petite délégation des Verts également.

Les anarchistes et libertaires étaient eux aussi bien présents, et on a noté de nombreux drapeaux de la CNT , les drapeaux noirs de la Fédération Anarchiste, ou rouge et noir d’Alternative Libertaire.

Évidemment, il n’y avait absolument aucune représentation du PS, fidèle à lui-même dans son soutien de la politique sioniste et sauf erreur ou omission, nous n’avons pas aperçu JL Mélenchon.

Participaient également des organisations laïques et religieuses, pro-palestiniennes, ou pacifistes, comme la CAPJPO-Europalestine, l’UJFP, les Femmes en noir, le Mouvement pour la paix, la LDH, le MRAP...

Nous avons manifesté de 15 heures à 18.30 environ, jusqu’à ce que quelques dizaines de jeunes idiots, qui s’étaient fait remarquer presque dès le début de la manifestation, fassent dégénérer le mouvement en fin de la manifestation en attaquant des magasins ou des voitures, cherchant à l’évidence le conflit avec les forces de l’ordre.

On ne les félicite pas. Grâce à eux, les médias bourgeois peuvent s’en donner à cœur joie en réduisant cette manifestation aux échauffourées de début de soirée....MERCI LES GARS (n’excluons pas qu’il se fut trouvés dans le lot quelques provocateurs professionnels).

Cela étant dit, le groupe ayant eu maille à partir avec les forces de l’ordre n’était pas homogène, et certains participants ont aussi réagi violemment au blocage des forces de l’ordre et à l’impossibilité d’approcher de l’ambassade israélienne.

On ne félicite pas non plus les médias officiels, comme d’habitude, qui montrent en boucle surtout les images des quelques dizaines de casseurs, et passent immédiatement après une interview d’O. Besancenot (I Télé) "le leader d’extrême gauche" - bref, vous voyez le rapprochement nauséabond (et oui ma bonne dame, il n’ y a pas de petites économies)...Lamentable.

La police était très présente, en civil dans la foule (les gars, on vous repèrera toujours !) et bottée-casquée dans les rangs des gendarmes mobiles qui contenaient le cortège en tête.

Les slogans entendus cette après midi étaient par exemple "Israël Assassin, Sarkozy, Europe, Complices" ,"Enfants de Gaza, enfants de Palestine, c’est l’humanité qu’on assassine", "Ils affament, ils assassinent, arrêt des hostilités", "Nous sommes tous des Palestiniens"...

La manifestation a été bloquée avant l’approche de l’ambassade d’Israël, qui est restée bien gardée par les forces de l’ordre françaises...

Globalement, on peut dire qu’elle s’est déroulée sans incident ni heurts mais qu’elle a été très forte et bien suivie.

Tzipi Livni, qui était manifestement venue chercher chez Sarkozy son accord pour mener l’invasion de Gaza par les forces terrestres israéliennes, peut être contente.

Elle peut être satisfaite d’elle-même, et nous, nous devons nous rappeler les mensonges éhontés qu’elle a proférés pendant sa venue ici il y a 48 heures.

Elle a juré notamment, dans une interview accordée à I-Télé, qu’Israël n’avait pas l’intention d’occuper Gaza, parce que, soi disant, elle n’y aurait pas intérêt - c’est un tout autre son de cloche qui résonne ce soir dans les communiqués officiels.

Nous avons appris en rentrant de la manifestation que, ce soir, après plusieurs heures de pilonnage par les tirs d’artillerie, les troupes de Tsahal sont entrées dans Gaza à la nuit tombée, et les chars ont donc commencé à tirer, de nuit.

Dotés d’équipements très sophistiqués qui leur permettent d’attaquer dans le noir, l’armée israélienne a donc poursuivi son sale travail.

Le but officiel? Faire rendre gorge au Hamas (qui, quoi qu’on en pense, est néanmoins une des représentations officielles et légitimes que se sont donnés les Palestiniens). Mais un autre but est annoncé également : "prendre le contrôle des territoires de Gaza d’où partent les tirs de roquettes du Hamas". Comprenne qui voudra, mais cela semble assez simple : l’annexion de la Bande de Gaza a commencé sérieusement.

Quand on regarde les informations ce soir, nous avons du mal à douter de nos craintes profondes pour le peuple palestinien de Gaza, nous avons du mal à douter de ce que sont les intentions réelles de l’Etat d’Israël : annexer Gaza, et décimer le peuple palestinien.

A Gaza, les enfants, les vieux, les malades, tout le monde meurt là bas, contrairement aux propos liquoreux de Tzipi Livni qui a déclaré lors de son passage à Paris "il n’y a pas de crise humanitaire à Gaza", et le déploiement terrestre des forces de l’armée israélienne va nécessairement aggraver les choses.

La mobilisation en faveur du peuple palestinien et contre Israël pour réclamer l’arrêt immédiat des hostilités et le retrait de Gaza doit s’amplifier et se poursuivre dans les jours à venir.

Ce que nous faisons n’est pas vain.

ISRAËL DOIT RESPECTER LE DROIT INTERNATIONAL, LES DROITS DU PEUPLE PALESTINIEN , ET LES RÉSOLUTIONS DE L’ONU.

Tous ensemble POUR GAZA !

Rappel :

La manifestation était organisée à l’appel du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens :

Américains contre la Guerre (AAW) France - Agir Contre la Guerre (ACG) - AFD france - association France Palestine solidarité (AFPS) - (association des villes jumelées avec les camps palestiniens (AJPF) - ATF - Association des Marocains de France (AMF) - Associations des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) - Campagne missions civiles protection peuple palestinien (CCIPPP) - Collectif des Musulmans de France (CMF) - Collectif Faty Koumba - Ettajdid France - Fédération des tunisiens citoyens des deux rives (FTCR) - Génération Palestine - Union générale des étudiants palestiniens (GUPS France) - Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) - Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) - MIR - MIB - MRAP - Parti Communiste Français (PCF) - PCOF - PDP - Solidarité tunisienne - Union juive française pour la paix (UJFP) - UTIT - Femmes en Noir - CPPI Saint Denis - La Courneuve Palestine - Association Républicaine des Anciens Combattants - Les VERTS - Les Alternatifs - CVPR PRO - ASHDOM - Farrah-France - Handicap-Solidarité - AIPPP - Civimed Initiatives - Coordination de l’Appel de Strasbourg - Collectif judéo arabe et citoyen pour la paix - Cedetim - Droits devant - S’en sortir Ensemble - Mouvement des quartiers pour la justice sociale - Solidarité Palestine 18° - Droits devant !! - association des communistes unitaires (ACU) - coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU) - Stop Précarité - Comité de solidarité Martinique Palestine - Union des Musulmans de Seine Saint Denis - le Cercle Frantz Fanon - UJAJAF -ATL Jenine - Réseau Féministe « Ruptures » - Emancipation tendance intersyndicale - Collectif Feministe Pour l’Egalité ...

jeudi 6 mars 2008

CGT: CONDAMNATION FERME ET SANS APPEL DE LA POLITIQUE ISRAELIENNE



"Gaza : la Cgt s’indigne et condamne

L’armée israélienne conduit, à Gaza, depuis presque une semaine une opération militaire en utilisant des bombardements aériens et terrestres contre des populations et des installations civiles.

Le bilan, outre les destructions, est catastrophique puisque l’on compte une centaine de morts et plusieurs centaines de blessés. Les enfants représentent le tiers des victimes.

La CGT tient à exprimer sa profonde indignation face à de tels actes et condamne énergiquement ce qu’il est convenu d’appeler des crimes de guerre.

Nous réitérons notre opposition à toutes formes de violence d’où qu’elles viennent et de punition collective à l’encontre des populations civiles.

Le CGT appelle l’ONU et la communauté internationale, l’UE et tous ses états membres, à assurer la protection de la population palestinienne et à faire pression sur Israël pour qu’il cesse immédiatement ses actions criminelles contre les civils de la bande de Gaza.

Aucune action militaire ne permettra de solutionner cette crise, seuls le respect des droits humains du peuple palestinien et l’application des résolutions des Nations Unies seront susceptibles de ramener la paix dans cette région du monde.

Montreuil, le 4 mars 2008"

http://www.protection-palestine.org/spip.php?article5947

lundi 3 mars 2008

NOUS SOMMES TOUS DES PALESTINIENS


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Les massacres , les crimes, les humiliations, le blocus, les internements infligés aux Palestiniens et perpétrés depuis trop longtemps au nom d'une fausse idée du judaïsme, au nom du mythe de la "communauté juive internationale" doivent cesser.

Les résolutions de l'ONU et le droit international doivent être appliqués à Israël comme aux autres, aux Palestiniens comme aux autres.