"La vie est une histoire que conte un idiot, une histoire pleine de bruit et de fureur qui ne signifie rien".W. Shakespeare, "Macbeth".
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Ca discute et ça s’agite fiévreusement autour du NPA ces dernières semaines. Ca vient du NPA mais c’est aussi ailleurs ( à la LCR - qui à ce jour et sauf erreur, existe toujours -, au PS, au PCF, à droite...)
On constate une montée en puissance de la médiatisation d’Olivier Besancenot ( à qui certains le reprochent, mais pourquoi serait-il plus con qu’un autre et s’en plaindrait-il?), ainsi qu’une recrudescence de la propagande pro-NPA sur tout les supports ( papiers, Web , TV etc).
Je dis "propagande" à dessein (et sans mépris, juste pour appeler un "chat" , un "chat") parce que, contrairement à ce que à quoi la Ligue "moderne" (version kriviniste) nous avait habitués ces dernières années (et qui a permis, ne nous y trompons pas, à Olivier Besancenot de faire ce score à presque 5 % l’an dernier), on s’éloigne subrepticement d’analyses de fond substantielles pour tomber dans certains travers que connaît déjà, par exemple, le PCF.
Par exemple, le "communiqué" pour dire : "Oui, non, super, pas beau, pas bien, génial" est en passe de prendre le pas sur les analyses rigoureuses suivies de conclusions propositionnelles ; la rhétorique des porte-paroles s’émousse, hélas, doucement mais sûrement (mais elle fait toujours très bien illusion compte tenu du néant total dans lequel baigne la "pensée de gauche", et compte tenu , aussi, de l’entrainement politique des militants de la Ligue...)
Cela étant dit, l’Appel de la coordination nationale des comités NPA (ci-après "l’Appel") paru hier nous laisse "sur notre faim" d’un point de vue théorique et me laisse bien des doutes et des interrogations.
La tentative de la LCR pour /vers le NPA mérite d’être sérieusement analysée - comme tout objet politique, mais pas plus ni moins - non pas pour que X ou Y puisse en dire "j’y vais " ou "j’y vais pas" , mais pour savoir ce qu’il faut envisager de faire, d’un point de vue marxien, et communiste, de cet OPNI (Objet Politique Non identifié).
Quand je dis "sérieusement", je veux dire : sans recourir à tout ce fatras de charlatans qu’on ressort dès qu’il s’agit de la LCR.
On va me dire ( je l’ai déjà entendu) : "Mais tu ne dois pas parler de la LCR, car tu es au PCf, et tu ne dois pas leur accorder la moindre importance, ce n’est pas à toi de faire "leur pub"", ou ce genre de choses...C’est à dire qu’on demande aux militants de participer à l’institutionnalisation de la politique de l’autruche qui sait sévir au Pcf...
J’ai envie de répondre : "Les faits sont têtus" - il se trouve que, qu’on le veuille ou pas, la tentative NPA ne fait pas complètement "plouf" (même si elle n’est pas aussi idyllique que certains le prétendent), que la future ex-LCR a réuni presque 5 % des suffrages sur la tête de son candidat en 2007, et qu’ils ont obtenu quelques élus supplémentaires aux municipales en 2008. Ce n’est pas "la lutte finale", mais ce n’est pas rien non plus.
Cela signifie qu’il y a des citoyens (qui sont-ils en terme de classes sociales et de culture politique?) qui se reconnaissent dans cette tentative, et qui présument qu’elle peut être utile à leur quotidien et à la défense de leurs intérêts.
La politique française en ce moment, c’est un peu "Poltergeist" ou "Ghostbusters". Je m’explique.
Il y a un spectre, entre autre, qui hante le paysage politique dit "de gauche" et ce spectre, c’est celui de la social-démocratie.
Comme semble le souligner cette "prétérition" de l’Appel "C’est pourquoi nous voulons un parti totalement indépendant du Parti socialiste, un parti qui défende jusqu’au bout les intérêts de tous les exploité(e)s." ce spectre semble passer pour le NPA par le prisme du PS ; c’ est d’ailleurs assez éloquent sur la question - (je ne me lancerai pas dans une analyse psychanalytique, mais bon, quand on nomme et donc, qu’on rend aussi présent, dans sa fondation, ce dont on dit pourtant ne plus vouloir entendre parler, on peut dire qu’on n’est pas au bout de "la cure"...)
Mais d’abord, il faudrait savoir de quoi on parle quand on parle de cela, de "social-démocratie".
Doit- on remiser ce terme dans le placard à injures militantes bon-enfant, à côté des "crapules staliniennes", "hyènes dactylographes" et autres "sycophantes stipendiés"?
Doit-on plus sérieusement redonner son sens à cet adjectif?
Je milite pour la seconde solution, car c’est un combat général, pour tous les communistes ( ça devrait l’être pour tout sujet politique), que celui de redonner aux mots leurs sens (afin d’échapper au vortex du cirque médiatico-politique) et surtout, d’employer les mots qu’il faut pour désigner certaines réalités - ça aide à débattre.
Ce spectre, il nous date bien sûr de la IIè internationale, il nous date, en France ,de la création de la SFIO en 1905, de sa scission à Tours en 1920...En Europe, on ne peut pas ne pas voir les différents partis sociaux-démocrates allemand, russe.
Le PS était supposé avoir repris ce flambeau d’un "parti des travailleurs" des mains de l’agonisante SFIO.
C’était un parti qui, certes, croyait plus dans la réforme, ( progressivement passée de socialiste à capitaliste), que dans la révolution, qui a su réunir "les travailleurs" - au sens large de "salariés" - (sans trancher pour telle ou telle classe, en tout cas, de moins en moins en faveur de la classe des prolétaires au sens strict) ; c’est l’histoire d’un courant théorique politique qui abandonna clairement le marxisme en ayant assez minablement tenté de le réviser et après l’avoir et détourné (depuis Kautsky et Lénine, les termes de la bagarre n’ont pas trop changé ; quant à Rosa, la très valeureuse, on sait qu’elle n’eut pas toujours raison contre Lénine, a posteriori, et que malheureusement, elle fut, avec Liebknecht, une, parmi tant d’autres, des vraies victimes de la social-démocratie).
Bref, on sait ce qu’il en est finalement advenu du PS (et avant lui de la SFIO, et plus généralement, de tous les partis-sociaux-démocrates), qui avait suscité tant d’espoirs chez les salariés de toutes sortes en 1981, et aussi, en général, chez des "citoyens" français qui refusaient progressivement, pour des tas de raisons , de se laisser saisir politiquement comme "classes", et qui, croyant donner un prolongement politique valable à mai 68, se réfugiaient dans des valeurs et principes qu’on croyait "idéologiquement neutres", ou, en tout cas à l’abri des attaques de fond par l’idéologie bourgeoise (comme la liberté d’aller et venir, la liberté de commerce, la liberté de conscience etc).
Je ne reviendrai pas sur ce point qui a été extrêmement bien analysé du point de vue idéologique par Didier Eribon, et sur la perméabilité de ces "valeurs" à l’idéologie libérale.
On sait aussi ce qu’il est, hélas, advenu à ce jour du Parti communiste français (mais on ne traite pas du devenir d’un parti comme le Parti communiste, comme au coin d’une table, par quelques notes sur une nappe en papier graisseuse, et le dernier mot n’est pas encore dit à ce sujet...)
Cependant, le PS a "fonctionné", au moins d’un point de vue électoraliste et également par à coups, d’un point de vue de la défense de certains des droits des salariés et des citoyens.
Il fonctionne encore, mais beaucoup moins efficacement, car il est en train de perdre son caractère de "parti de masse" pour des raisons politiques, avec une idéologie majoritaire désormais clairement libérale, centre-droit, une "aile gauche" qui se chamaille et se rétrécit, ne parvenant pas à redevenir majoritaire, et sur un champ électoraliste beaucoup plus restreint - ("banané" au 2d tour en 2002 , il ne passe que difficilement en 2007, et même l’épouvantail Sarkozy ne parvient pas à donner la victoire à la très médiatique Madonne des plateaux télé, j’ai nommé Soeur Sourire, l’inénarrable "Ségolène").
Prendre la place que le PS a laissé progressivement vacante est donc extrêmement tentant pour les intrépides, les ambitieux, mais aussi pour des analystes lucides, qu’ils soient de simples opportunistes, ou des gens convaincus et sincères. - Car il y en a qui, je le sais, ont en tête de faire revivre Rosa (et donc d’une certaine manière, le marxisme) à travers le NPA -.
Il est donc bien difficile de ne pas voir que la tentative de la LCR porte de plus en plus sur la création d’une "chose socialiste social-démocrate" au sens strict ( ce n’est pas une insulte de ma part, donc ,ce qui ne préjuge nullement de mon appréciation personnelle).
L’abandon, d’abord nuancé, puis plus explicite, de la référence au communisme (en se "cachant" derrière le paravent "des régimes prétendument « communistes » du siècle dernier " - cf Appel) masque ce qui pourrait ressembler à un autre abandon (ça pouvait sembler redondant quand on parlait communisme, mais la preuve que non...) , celui de la référence révolutionnaire en tant que telle (même si le NPA garde une sorte de référence, mais quasi incantatoire au vu du reste du texte, dans son "Appel").
Puisque "la révolution" est déjà devenue "transformation révolutionnaire" - pourquoi cette nuance?
Ainsi dans cet Appel "fondateur", le futur NPA se définit comme "une gauche qui ne renonce pas, une gauche de combat, anticapitaliste, internationaliste, antiraciste, écologiste, féministe, révoltée par toutes les discriminations."
Evidemment, il faut souligner le terme de "gauche", surtout. Intéressant. Repris plusieurs fois. Très à la mode. Là, "j’en veux" au NPA et à ses premiers initiateurs ( la LCR quand même) d’utiliser à nouveau ce gros verrou idéologique pour la pensée critique socialiste, cette notion frelatée de "gauche" qui nous a amené tant de dégâts...De contribuer à la rendre de nouveau populaire. Même si c’est un moyen facile de "faire du lien" entre des militants parfois déboussolés...
Les appels du pied à d’anciens amis/ennemis jurés dans les CUAL ( comment ne pas relever la présence de Cl. autain à Saint Denis, venue "en observatrice", mais aussi des "satellites" autrefois bovétistes, ou signataires de l’appel de politis...) ne trompent personne (à part celles et ceux qui veulent être trompés). Est-ce que tous ces gens, finalement, ils n’ont pas "la gauche" en commun, avant tout?
La volonté de prendre pied fermement dans le mouvement social actuel, de se faire le porte-parole des "travailleurs" (mais c’est quoi un "travailleur" chers camarades? Même le petit patron est un "travailleur" !) dans leur ensemble...
Malin , très malin et finement politique - la LCR , au lieu de répéter bêtement tous les jours "Il faut un grand parti de gôche", prend le pari que l’heure est venue, que le contexte est mûr, pour, non pas seulement, "le dire", mais le faire !
Elle a, sur d’autres "forces concurrentes", déjà ce mérite...Dans ce contexte c’est le premier qui tire qui gagne. Et souffler n’est pas jouer.
Ainsi, et objectivement, tout les gentils samaritains (un peu fainéants) qui, autour des partis "traditionnels", ont clamé par monts et par vaux, sans autre discours théorique, "il faut un nouveau grand parti de gôche", se trouvent un peu embêtés pour dire "non" aujourd’hui à la tentative NPA....
N’en déplaisent à certains thuriféraires de "la gauche de gauche" (gauche avenir, avenir de la gauche, gauche arc-en-ciel, communistes unitaires...) qui voient leurs pouliches et poulains s’égailler dans les champs du NPA. Ceux qui mettent "communistes" entre guillemets n’ont plus ainsi à offrir qu’une critique qui tombe à plat (parce qu’on ne voit pas bien la différence entre le NPA et la gauche de gauche...) - mais pas de souci, si "la mayonnaise NPA" prend, ils trouveront sans doute un moyen d’y raccrocher leurs wagons.
Pour nous, communistes,- et sans guillemets - , (j’élargis volontairement à tous les communistes sans restreindre au PCF car c’est une question qui concerne tout le paysage communiste), la question c’est, en France, dans ce cas précis, pourquoi il y a eu Tours en 1920? Que s’y est-il passé à ce moment là (largement entendu) qui a fait qu’on a choisi le communisme autonome? Où en étaient les trotskistes français à cette époque?
Plus généralement, quelle est l’histoire de l’amour/désamour, alliance/désunion, du communisme, du trotskisme, du socialisme communiste et du socialisme social-démocrate, aujourd’hui social-libéral pour certains, en France, en Europe depuis le début du 20ème siècle?
Et surtout, aujourd’hui, au regard de cet OPNI , quelles analyses peut -on faire?
Il y a l’analyse "classique" qu’on résume par des boutades, un peu "datées" à mon avis, mais parfois justes : "c’est le projet de grande LCR", ou " mettez 3 trotskistes dans la même pièce et vous aurez rapidement deux nouveaux partis", "c’est de la poudre aux yeux" etc etc. Pourquoi pas.
J’ai émis des doutes, avec d’autres, sur ce projet - j’attends notamment de savoir ce qu’il en est du rapport du NPA à la IV è internationale.
Même si ça ne règlera pas tout, ce sera quand même très éclairant, car un parti trotskiste ne peut pas être un parti social-démocrate et un parti social-démocrate ne peut pas adhérer à la IVè internationale...Sur ce sujet précis, la Ligue est résolument muette et botte en touche en renvoyant aux "décisions majoritaires des collectifs constitutifs".
L’hypothèse d’un NPA adhérant finalement (sur décision évidemment collective et majoritaire) à l’Internationale socialiste, héritière de la IIè Internationale, serait beaucoup plus intéressante. Pour tout dire, elle serait le certificat de la transformation de la Ligue trotskiste en parti social-démocrate...Et là... Reste à savoir de quoi on parlerait alors, et si les conditions théoriques permettent à un nouveau parti de ce type d’exister sans qu’il soit nécessairement voué aux mêmes erreurs et aux mêmes échecs que ces illustres prédécesseurs (qui finirent bellicistes, petits-bourgeois et viscéralement anti-communistes, c’est à dire in fine "capitalisto-solubles").
Et puis, il y a une question qu’on ne s’est pas posée depuis longtemps.
A t on besoin d’un parti social-démocrate sur l’échiquier politique?
Au-delà, comme on se l’est demandé un temps pour le communisme, la social-démocratie ne porte-t-elle pas en elle, en germes, les ferments de sa défaite, et de la défaite des prolétaires qui se "mettront entre ses mains"?
Cela étant dit, une fois répondu à cela de façon théorique , ça ne fait pas tout.
On pourrait être "bêtement contre" la création d’un tel nouveau parti, cela, pour autant , ne l’empêcherait pas d’exister si "le peuple le veut"... ( à savoir maintenant, pourquoi les prolétaires le voudraient - est-ce qu’"ils" sont justes "bêtes" ou, tiens, si c’était nous, qui ne comprenions pas que les masses - dont nous sommes- vont leur rythme? Ou encore, et en outre, si c’était nous, prolétaires communistes, qui ne faisions pas notre boulot?...)
D’où la vague d’attaques assez sottes, ces dernières semaines, il faut le dire, d’une bonne partie de la "gôche" qui ne voit pas d’un bon oeil, pousser ce champignon à l’allure étrange....
Je ne rappelle pas les sorties un peu pitoyables des uns et des autres sur la question, toute cette polémique stupide sur les "manifs traine-savates" - (il est évident que, quoi qu’on ait à dire quand on se revendique encore communiste ou socialiste , cela doit porter la marque d’une certaine réflexion, et que l’anathème n’est pas propice à l’analyse).
Alors, est-ce que ça peut marcher ce NPA ( marcher au sens de "devenir un parti social-démocrate de masse" )?
"Si, si, si" - mais il faut bien des hypothèses et je ne suis pas Madame Irma - Si on est bien dans l’hypothèse d’un nouveau parti social démocrate avec le NPA, si le PS poursuit son aggiornamento libéral et centriste (ce qui est quasi certain car c’est le sens de son histoire) , si le PCF ne se donne pas les moyens du sursaut visant à refaire de lui un vrai parti communiste, mais un parti moderne (et donc forcément "marxien" ), si les principaux challengers de la LCR/ NPA font l’erreur de ne pas se presser de "construire", si le PCF et le PS négligent de régler maintenant leurs problèmes de fond, et continuent, comme ils le font depuis 25 ans à louvoyer, à glisser, à déraper, si, si, si...
...alors, le NPA a une "chance" de se transformer valablement en embryon de parti social-démocrate rassembleur, aux allures dynamiques, "de gauche " (puisqu’on a négligé, au PC de tordre le cou à cette notion l’an dernier).
Ensuite, il y aura encore "un peu" de chemin à faire pour devenir un parti de masse ( car il n’y a pas de parti social-démocrate s’il n’y a pas de parti de masse) - ce qui impliquera notamment que le NPA ait trouvé le(s) moyen(s) de ré-intéresser les citoyens et salariés français à la politique et surtout, à la gauche...
Pour conclure, à ce stade, le NPA ne devrait pas être un problème pour les communistes en général, ni pour le PCF en particulier , (a fortiori s’il ne reste qu’un énième parti trotskiste) . Je dis bien "ne devrait pas".
Mais il semble que cela en soit un, si on en juge par les réactions épidermiques de certain-e-s...Pourquoi? Parce que comme nous sommes sur la mauvaise pente, nous avons peur !
Si, au lieu de nous "faire plaisir", de nous "faire du bien", à nous, nous prenions résolument le taureau par les cornes pour permettre ENFIN à toute une partie de militants et de sympathisants ("dedans" et "dehors" ) communistes de s’unir dans une perspective révolutionnaire, marxiste et résolument non-gauchiste, on tiendrait le bon bout !
Mais bon il y aura de nombreux congrès fin 2008, dont celui du PCF - attendons le résultat de ces congrès, on y verra plus clair.
Pour ma part, je l’ai dit et je le redis, je m’inscris toujours, et plus que jamais, dans une perspective communiste ,révolutionnaire, marxienne (enfin au moins, j’essaie, avec d’autres).
Alors, non, le NPA ne me "fait pas peur" (je le verrais plutôt comme un allié, et je pense aussi qu’il va y avoir rapidement des questions sur lesquelles son affaiblissement idéologique progressif va le faire trébucher - je pense notamment à l’Europe de la CECA, à l’Europe de Maastricht et de Nice...), et bref, non, pour répondre à certains, je n’en fais pas "l’ennemi du jour" (car on voit des dangers bien plus graves pour les communistes et pour les salariés en général dans le camp adverse, mais aussi dans nos rangs mêmes ...).
A la rigueur, c’est bien à "l’aile gauche" du "poulet-Ps" de se dépatouiller du NPA.
Surtout que la division entre forces, organisations, et mouvements progressistes, révolutionnaires,socialo-communistes, qu’elles soient politiques, syndicales, associatives, ne me semble pas du tout à mettre à l’ordre du jour dans une époque comme la nôtre.
"Chacun chez soi", soit, mais on peut se donner la main, en fonction des circonstances et des objectifs !
Ne pas le faire, à l’heure actuelle, avec toutes celles et tous ceux qui rendraient cet "ensemble" possible ( y compris des "gaullistes de gauche" sur certaines questions), pourrait être vu comme une énième trahison des intérêts populaires ( comme l’ont été vues les défaites de l’union de la gauche, et celle des CUAL).
Nous nous tirerions nous-mêmes, prolétaires, une balle dans le pied.
Fraternellement,