samedi 26 avril 2008

REVONS D'UN PROJET COMMUNISTE POUR LE 21ème siècle...

Ce petit billet m’a été inspiré par mes nombreuses discussions avec mes ami-e-s et camarades « de France et de Navarre », par ma modeste activité syndicale aussi. Comme toujours ou presque c'est la réalité qui me sert "d'accroche". Je remercie donc mes camarades de contribuer à alimenter ma réflexion, y compris avec leurs désaccords ou digressions…

Imaginons que je vais parler d’un parti qui n’existe pas et qui serait un parti communiste. Ca pourrait être un mélange de la Ligue et du PCF par exemple. Et même je pense que certains militants du PS pourraient aussi se reconnaître dans cette réflexion qui va suivre.

Au fond ce n’est pas l’étiquette qui m’intéresse, et je n’ai pas l’intention de défendre l'un ou crucifier un autre en tant que tel, il me faut juste, disons, "un support" pour penser.

Cela fait quelques temps que je me pose des questions sur la validité de l’essai de théorisation politique du communisme par Marx et Engels. Plus je relis le Manifeste, plus il y a un « quelque chose » qui me trouble , sans trop savoir pourquoi. Lorsque, surfant, comme souvent, sur le merveilleux site des Archives Marxistes, je suis tombée récemment sur un nouveau texte de Karl et Friedrich mis en ligne et qui s’intitule « Statuts de la Ligue des communistes » extrait d’un ouvrage plus vaste publié en 73 chez Maspero « Le parti de classe ».

Je vous livre un des extraits qui m’a plongée dans un gouffre d’interrogations quant à la pertinence de certaines idées de ces deux génies (par ailleurs):

« Art. 2. - Les conditions d'adhésion sont :
a) un mode de vie et une activité conformes à ce but ;
b) une énergie révolutionnaire et un zèle propagandiste ;
c) faire profession de communisme ;
d) s'abstenir de participer à toute société politique ou nationale anticommuniste, et informer le Comité supérieur de l'inscription à une société quelconque ;
e) se soumettre aux décisions de la Ligue ;
f) garder le silence sur l'existence de toute affaire de la Ligue ;
g) être admis à l'unanimité dans une commune.
Quiconque ne répond plus à ces conditions est exclu. (Voir section VIII.) »

Si la plupart des prescriptions, quoi que tournées dans un style parfois contestable, ne me semblent pas délirantes dans un parti communiste (à certaines conditions), j’avoue que le a) et le c) m’ont particulièrement agacée.

Bien sûr, diront certains puristes, c’est là la manifestation de mon caractère, au fond, éminemment petit-bourgeois (je ne dis pas non, c’est possible que je le sois, mais je dirais qu’au moins, j’en suis en partie consciente).

Cette demande sacrificielle et presque sacerdotale, cette quasi-intimation de la foi, dans un parti communiste, cela m’a bluffée.

De la même manière, le ton péremptoire et comminatoire du Manifeste ne laisse pas de me surprendre à chaque fois que je le relis.

Evidemment, je partage en première intention 90% des analyses et de leurs conséquences qui y sont inscrites.

Cependant je dirais que à la lecture, et à la relecture, on peut faire de nombreuses critiques ou se poser des questions (auxquelles on n’a pas forcément la réponse) – ce qui me fait dire que si Marx et Engels ont été des analystes exceptionnels, peut être qu’en tant que théoriciens du communisme, ils n’ont pas été les mieux inspirés ou en tout cas, pas sur tout et que sans doute , ils n’ont fait là qu’initier un travail que d’autres ont repris d’ailleurs, et qui doit toujours être poursuivi. (Ajoutons à cela que j’ai quand même toujours du mal à admettre que de vrais bons bourgeois qui n’ont jamais travaillé de leur vie, donnent des conseils, sinon « des potions magiques », à la classe ouvrière…) – je distingue donc les géniaux analystes des théoriciens politiques – cela, ce n’est pas une lecture nouvelle de leur œuvre, mais une analyse jusque là classique.

Bref, je dirais que sans doute , Marx et Engels ont eu la bonne intuition en commençant à théoriser le communisme, en tentant de le définir, en prenant appui sur leurs analyses sociologiques, économiques, historiques pour ce faire…mais que la théorisation du projet est en réalité fort peu avancée au travers de siècles, et qu’à ce jour, le projet communiste en tant que tel est toujours à construire et très embryonnaire.

Au fond, que ce projet se construise, dans un parti, un mouvement, ou ailleurs, ou tout cela à la fois, c’est bien ce qu’attendent la plupart d’entre nous.

A condition de bien s’entendre sur ce sujet : il n’ y a pas de « révolution à construire », ce n’est pas « nous » qui allons la « faire advenir », ni le communisme d’ailleurs, mais c’est à nous à construire les conditions qui vont rendre possible que la révolution, lorsqu’elle arrivera, soit une révolution communiste et pas fasciste, par exemple.

L’analyse de Marx et Engels démontre parfaitement ce qu’est le capitalisme, les outils qu’ils nous ont laissés permettent toujours, mieux que tout , d’appréhender le monde façon correcte aujourd’hui encore, ils ont établi de façon quasi scientifique que le capitalisme aura une fin. Que ce mode de domination en aura une .

Mais attention, que ce qui sortira de la lutte des classes ne sera pas forcément le communisme ! Ils ne disent d’ailleurs pas autre chose dans les premières lignes de la première partie du Manifeste et c’est une phrase que j’aime relire :

« L'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de luttes de classes.

Homme libre et esclave, patricien et plébéien, baron et serf, maître de jurande et compagnon, en un mot oppresseurs et opprimés, en opposition constante, ont mené une guerre ininterrompue, tantôt ouverte, tantôt dissimulée, une guerre qui finissait toujours soit par une transformation révolutionnaire de la société tout entière, soit par la destruction des deux classes en lutte. »

La question pour nous, c’est donc plutôt à la fois comment continuer (ou peut être , recommencer à continuer...) à construire ce projet communiste, et comment faire en sorte que, si la classe bourgeoise est un jour balayée par une révolution véritable, cette révolution puisse permettre au communisme d’advenir et ne fasse pas place à un état fasciste (car le danger existe je pense.)

Qu’est ce que ça pourrait être cet "état fasciste" ? Il y a un film qui en donne une image issue de ce qu’on appelle la « science fiction » (parmi d’autres oeuvres), et que j’ai revu il y a quelques mois, cela s’appelle « Equilibrium ». Je vous le recommande, c’est une petite réflexion intéressante. - Ca me permet une incidente sur ce genre qu’on appelle « science fiction » (ça m’a toujours beaucoup amusée qu’on le dénomme ainsi d’ailleurs) tant on devrait l’appeler plutôt un style « d’anticipation politique » - mais on sait que les détours du Capital pour noyer le poisson dans l’eau sont innombrables !

Le « comment faire » amène plusieurs réponses. Selon que se place du point de vue "interne" à un parti communiste ou du point de vue "externe", selon que l'on est militant dans le parti ou militant vers les autres à l'extérieur du parti.

D’abord, je pense toujours qu’il est plus urgent que jamais de pouvoir enfin faire bénéficier les gens et les militants d’un parti communiste (je dis enfin car je crois que depuis l’éviction des gens comme Charles Tillon etc, en ce qui concerne le PCF, mais la LCR et d’autres ne sont pas exclus de la critique) il n’est pas sûr qu’il y ait eu toujours un parti communiste…

De ce point de vue, les Congrès divers (et déjà avariés) qui se présentent sentent mauvais. On va s’écharper sur l’opportunité de X ou Y comme « chef », se castagner sur la question de « l’existence du parti » (sic). On en sortira sans doute encore avec la voie « du moindre mal », un parti non renouvelé, et qui ne se renouvellera pas, et surtout pas plus de projet communiste que de cheveux sur la tête d’un chauve.

Comprenons-nous bien sur ce que j’appelle « projet communiste » ! Ce n’est certes pas un « programme ». Je pense que cela, nous avons toujours suffisamment de bons économistes, philosophes etc, pour le faire sérieusement si nous le voulions.

Je parle d’un texte qui commencerait ainsi par exemple : « Se proposant essentiellement pour but de supprimer toute exploitation de l’homme par l’homme, d’abolir complètement la division de la société en classes, d’écraser impitoyablement tous les exploiteurs(…), exprimant son inébranlable décision d’arracher l’humanité des griffes du capital financier et de l’impérialisme qui ont inondé la terre de sang pendant cette guerre, la plus criminelle de toutes, (….) l’organisation de la plus large fraternisation avec les ouvriers et les paysans des armées actuellement en guerre (…) ». C’est la Déclaration russe des droits du peuple travailleur et exploité du 4 janvier 1918 (je l'ai recopiée d'un recueil, mais elle doit bien exister sur Internet).

Il pourrait aussi bien commencer ainsi, notez... « Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules cause des malheurs publics et de la corruption des gouvernements (…) afin que les actes du pouvoir législatif et exécutif pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique (…) ». C’est la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789.

Voilà ce que doit être un « projet communiste », le fameux projet communiste, dont tout le monde parle mais que personne ne voit, comme l’Arlésienne, et que d’ailleurs aucun de nos dirigeants, y compris ceux qui se poussent du coude pour apparaître (plus ou moins soudainement comme « plus rouge que moi tu meurs »), ni ne propose, ni même ne commence à ébaucher.

Alors on lit, (ou on voit) des rodomontades sur les « ruptures stratégiques » (sic) - avec le PS notamment- , qui seraient les premières choses à mettre en œuvre, des incantations à « réinvestir le monde du travail » (qui font mourir de rire tous les camarades qui sont quotidiennement, eux, dans ce « monde du travail »…). Dans "l’autre clan" qui a pour objet (également) d’imposer la domination de son idéologie et de ses gens à la masse militante, pour faire ce que lui juge bon pour nous, on lit de pires bêtises encore, alors pour le coup, ne serait-ce que d’un point de vue stratégique pour le coup… Bref.

On va à nouveau droit à « l’empire du milieu » dégoulinant de mollesse apparente et de vraie rigidité intellectuelle…Fermez le ban. Tant qu’on est dans la logique de « l’homme providentiel », on est dans la mauvaise logique pour des cocos, donc on aura un mauvais résultat.J'ai déjà écrit ce que j'en pensais.

Moi je ne serai évidemment pas présente au Congrès – sans aucune illusion, il y a environ 0,0005% de chance pour que je sois désignée dans ma section - mais si j’étais déléguée, je ne voterai que pour le texte qui présenterait un tel effort de définition d’un projet, dont découlerait nécessairement un profond renouvellement des pratiques et une proposition de nouveaux statuts pour le PCF.

- Inutile de préciser que la plupart des apparatchiks n’auraient pas la moindre chance d’obtenir ma voix (genre le permanent qui grenouille dans les jupes du Parti depuis qu’il a 20 ans et n'a jamais vu un patron de sa vie "en vrai"…), et que je ne pourrai voter en conscience que pour des gens qui auraient une vraie expérience du monde du travail, du syndicalisme, ou du milieu associatif, des gens qui auraient une profession ou un métier, et qui se seraient donné la peine d’être ouverts (vraiment ouverts) au débat et auraient tenté de construire quelque chose de vraiment émancipateur à commencer par « chez nous ».

De ce projet découleraient aussi, presque « naturellement », si l’ensemble a été à peu près bien pensé, des principes, destinés à construire un programme. L’un des principes à rappeler est évidemment de prendre appui (pas seulement mais nécessairement) sur les analyses marxistes et de se servir des outils-concepts forgés par Marx et Engels et quelques autres après eux.

Et surtout, je crois que je n’accorderai plus ma voix (à aucune élection) à une équipe ou à un projet qui ne commencerait pas par poser comme postulat que la liberté et l’égalité dans l’organisation même sont les vertus cardinales qu’il importe de faire respecter par tous moyens, et y compris contre eux-mêmes (les dirigeants), le cas échéant. Cela implique évidemment des traductions concrètes comme la possibilité de « rappeler » les dirigeants qui déraisonnent, comme la possibilité de référendum, le droit de pétition etc. Bref, je ne voterai plus pour personne qui ne commence pas par mettre en place des moyens raisonnables permettant aux délégants de contrôler les délégataires.

Voilà en gros, ce à quoi il faudrait que nous nous attelions en interne, ici et là, à mon humble avis.

Je crois qu’on ne s’y est même pas encore mis sérieusement, à de rares exceptions sans doute méconnues pour le moment .

En "externe", si je puis dire, le travail est tout aussi rude.

J’ai des tas de petits exemples quotidiens très simples à évoquer pour appuyer ce constat (et je suis sûre que tout les gens qui sont plus ou moins dans le syndicalisme en ont) : il y a encore loin de la coupe aux lèvres.

Or , si une vraie révolution prolétaire peut advenir, elle ne peut advenir que de la grande majorité des prolétaires enfin unis. On ne va quand même pas envisager la révolution d’une partie des prolétaires contre une autre, et rêver qu’on peut égorger nos frères ? Il n’y aura pas une révolution des « prolétaires communistes ». Ca c’est la dictature du prolétariat oui…mais sur une autre fraction du prolétariat. Il y aura une révolution des prolétaires point. Et ceux qui seront "avec nous" seront majoritairement des gens qui n'auront jamais milité ni milité avec les communistes! Comment expliquer que la plupart des révolutions se sont faites sans ou contre les partis, y compris communistes, ou se prétendant tels?

Je "crois" beaucoup plus en la pédagogie et en l’amour, et pas en la contrainte ni en la force, pour éveiller les consciences chez les prolétaires.

Je vais livrer mon petit exemple du jour, très simple. Pris dans mon entreprise entreprise du tertiaire (comme on dit)…

Et bien cette année, le 1er mai tombe le jour de l'Ascension. Ca n’aura pas échappé aux plus perspicaces…Je pensais (connement) qu'on n'en était pas encore au stade de servitude volontaire où 90 % de « mes » 88 salariés s'en battraient les genoux de se faire carotter un jour de congé!

Et bien ô surprise, si, la plupart d’entre eux s'en foutent. Certains membres du CE auxquels j’ai lancé une perche ont même trouvé limite indécente ma proposition de faire passer ce jour de congé "mort" dans la fameuse "journée de solidarité" (qui est déjà bien critiquable en soi mais bon, chaque chose en son temps, on part de très loin) supposée nous être taxées sur la RTT d’août...

Les seules qui sont venues me voir pour me demander si on pouvait pas faire quelque chose sont deux ou trois secrétaires qui bossent comme des ânes pour pas grand chose, et qui habitent à 50 ou 80 km de Paris et se tapent des heures de transport chaque jour . Mais elles, c'est pas par utopie ni par « idéalisme » qu’elles demandent à pouvoir bénéficier ce jour de congé - c'est parce qu'elles n'en peuvent plus. Elles sont crevées. Fatiguées. Et encore « en conscience » de la lutte des classes aussi, il faut le dire. Alors, un jour de congé offert au patron, même pas en rêve, et la préservation d’un de leurs jours légaux de vacances, elles et ben ça leur parle (moi aussi d’ailleurs…).

C'est ça le principe de réalité et c'est sur ça qu'il faut prendre appui. C’est là que les militants communistes doivent travailler justement, c’est dans le monde du travail (quelle que soit sa forme). Si possible comme élément intérieur, et pas extérieur.

C'est cela qui fera une révolution « selon nos goûts », la prise de conscience collective, la plus large possible, que le capitalisme nuit gravement à l'espèce humaine et qu'il faut changer de société "dans le bon sens".

Pour cela il faut « planter des graines dans la tête des gens » et là il y a du boulot pour leur faire prendre ne serait-ce que conscience de leur servitude !

Et une fois que t'as fait ça, c'est pas encore gagné. Car il faut ensuite expliquer à quoi est due cette servitude. L’expliquer le plus exactement possible ( et c’est là l’importance de la formation que peuvent recevoir les militants communistes, notamment au sein de leurs partis, qui fait qu’ils ne sont pas de syndicalistes ou des associatifs « comme les autres »).

Et puis encore, « phase III du projet », leur faire réaliser qu'ils ne l'aiment pas, au fond, cette servitude et qu'ils acceptent l'idée qu'on peut s'en débarrasser et qu’on a le droit, mais même le devoir, de rêver "d'autre chose".

Ensuite encore, que c'est bien beau de rêver mais qu'on peut passer à l'action...

Voilà ma modeste contribution à notre débat infini, jamais clos, pour ce week end.

Profitez du soleil. Je ne crois pas qu’on puisse bien être communiste si on en sait pas goûter aux petits plaisir de la vie, si on ne sait pas écouter la brise comme on écoute les gens, si on ne sait pas apprécier autant un bon vin qu’une belle page de Marx...Si on n’accorde pas au Plaisir une place aussi importante qu’au Devoir.

Fraternellement à toutes et tous

13 commentaires:

Ruobé a dit…

Je me demande bien pourquoi vous opposez aussi directement communisme et fascisme, surtout comme issue à une révolution.

Déjà, vu comme l'Union européenne évolue, ça a plutôt l'air d'être l'absence de révolution (sociale, pas forcément armée) qui nous imposera le fascisme. Avec nos "représentants" qui nous imposent le TCE de manière autoritaire, et avec le consentement par apathie du peuple.

Ensuite, on peut classer tous les modèles de société en trois catégories selon leur rapport à la propriété:

- Dans les systèmes capitalistes, le droit de propriété est détenu principalement par les individus, produisant de fait une classe de bourgeois-propriétaires et une classe de prolétaires.

- Dans les systèmes communistes, le droit de propriété est détenu principalement par l'État, ce qui permet une optimisation des ressources par la planification de l'économie, au prix d'un immense pouvoir confié aux politiciens.

- Et dans les systèmes anarchistes, le droit de propriété n'est pas reconnu, ce qui empêche la formation d'un État ou d'un système monétaire, et impose le communautarisme.

Bon, finalement, en tentant d'argumenter mon incompréhension, j'ai compris ce que vous vouliez dire. S'il y a une révolution armée au sein d'une société capitaliste, soit les bourgeois gagnent et se vengent en supprimant la parodie de démocratie qu'ils avaient consentie, soit les prolétaires gagnent et se vengent de leurs anciens maîtres en les dépossédant à leur tour (en tant que classe, pas en tant qu'individus, je n'insinue pas que ce puisse être du pillage).

Vous aviez juste oublié la troisième option, à moins que vous ne la voyiez comme une forme de communisme. D'ailleurs, il m'a semblé avoir lu, je ne sais plus où, que le communisme marxiste était supposé n'être qu'une période de transition débouchant sur une deuxième phase où les individus n'auraient plus besoin ni de l'État ni du système monétaire. Laquelle deuxième phase ressemble beaucoup à l'anarchie.

paul a dit…

Bonjour Clarice
Comment allez-vous ?
A vous lire c'est la grande forme !
Ce ton vous va à merveille !
Ce qui me plait c'est que vous parler surtout de construire et d'éduquer et quasiment plus de lutte et d'affrontement guerrier...
Bravo Clarice
autre chose : pour abandonner définitivement la tradition petite bourgeoise dont vous pouvez encore craindre l'ombre de honte, il suffit, mais ce n'est pas si facile, de vous émancipez définitivement de ce réflexe de vous référencez aux fondateurs pour assurez vos propos.
Ne retenez que le processus générateurs de leurs méthode de regard, car comme vous l'avez parfaitement noté, ils étaient de remarquable explorateurs et analystes, mais de piètre constructeurs.
au plaisir de vous lire Clarice

Amicalement

Hannibal

Avanti Popolo a dit…

La Louve,

Apparemment ton projet communiste rejoint peu à peu celui du PRCF dont le journal publie un de tes articles comme ton soutien à leur projet "d'unité des communistes"

Pour connaitre quelques militants de ce mouvement ( dont le principal combat dans le 6-2 est d'abattre le PCF) je crains que ton évolution vers un communisme sectaire et dogmatique ne te mène à beaucoup de désillusions et à une réelle impasse politique...

Du PS au Comité Honecker....une bien curieuse évolution politique...


Avanti Popolo Hénin-Beaumont

Fañch a dit…

"- Dans les systèmes communistes, le droit de propriété est détenu principalement par l'État, ce qui permet une optimisation des ressources par la planification de l'économie, au prix d'un immense pouvoir confié aux politiciens.

- Et dans les systèmes anarchistes, le droit de propriété n'est pas reconnu, ce qui empêche la formation d'un État ou d'un système monétaire, et impose le communautarisme."

Ce que vous appelez un "système communiste" n'a jamais existé ! On voit vraiment en vous lisant l'importance de revenir à nos fondamentaux.

C'est ce que nous faisons localement au sein de nos comités du NPA, justement parce que nous bossons avec des gens qui vivent l'exploitation sans encore pouvoir lui donner un nom et un sens politique. Du coup on re-définit COLLECTIVEMENT tous ces termes: communisme, anarchie, centralisme démocratique, lutte des classes etc... trop souvent rabachés comme des sermons de curés au lieu de redevenir ce qu'ils doivent être: les outils idéologiques modernes de notre émancipation.

Parler d'état dans le cadre d'une société communiste (la société communiste en général est décrite comme une société sans classes et sans état...), par exemple, ça n'a pas de sens, à moins de considérer l'URSS et la Chine comme des pays communistes sans prendre en compte (plus ou moins de bonne foi) la réalité de ce projet de société.

Parler de "système" anarchiste c'est refuser de se pencher sérieusement sur ce qu'est l'anarchisme.

Sans état, sans monnaie point de salut ? et sans imagination ?

Michel GROS a dit…

Salut Elodie,
Pour contribuer au débat que tu ouvres dans le souci de réduire l'écart entre la théorisation d'une pratique et la pratique elle-même, entre le projet de négation du capitalisme et ce qu'il laisse entrevoir du monde à venir, je me permets de laisser cette théorisation très riche qui me semble dépasser de loin tous les balbutiements actuels symptomatiques d'une mauvaise estimation de l'idée révolutionnaire :

Définition minimum des organisations révolutionnaires.

(Cette définition a été adoptée par la VIIe Conférence de l’Internationale Situationniste)
[Paris, juillet 1966]
Considérant que le seul but d’une organisation révolutionnaire est l’abolition des classes existantes par une voie qui n’entraîne pas une nouvelle division de la société, nous qualifions de révolutionnaire toute organisation qui poursuit avec conséquence la réalisation internationale du pouvoir absolu des Conseils Ouvriers, tel qu’il a été esquissé par l’expérience des révolutions prolétariennes de ce siècle.
Une telle organisation présente une critique unitaire du monde ou n’est rien. Par critique unitaire, nous entendons une critique prononcée globalement contre toutes les zones géographiques où sont installées diverses formes de pouvoirs séparés socio-économiques, et aussi prononcée globalement contre tous les aspects de la vie.
Une telle organisation reconnaît le commencement et la fin de son programme dans la décolonisation totale de la vie quotidienne ; elle ne vise donc pas l’autogestion du monde existant par les masses, mais sa transformation ininterrompue. Elle porte la critique radicale de l’économie politique, le dépassement de la marchandise et du salariat.
Une telle organisation refuse toute reproduction en elle-même des conditions hiérarchiques du monde dominant. La seule limite de la participation à sa démocratie totale, c’est la reconnaissance et l’auto-appropriation par tous ses membres de la cohérence de sa critique : cette cohérence doit être dans la théorie critique proprement dite, et dans le rapport entre cette théorie et l’activité pratique. Elle critique radicalement toute idéologie en tant que pouvoir séparé des idées et idées du pouvoir séparé. Ainsi elle est en même temps la négation de toute survivance de la religion, et de l’actuel spectacle social qui, de l’information à la culture massifiées, monopolise toute communication des hommes autour d’une réception unilatérale des images de leur activité aliénée. Elle dissout toute « idéologie révolutionnaire » en la démasquant comme signature de l’échec du projet révolutionnaire, comme propriété privée de nouveaux spécialistes du pouvoir, comme imposture d’une nouvelle représentation qui s’érige au-dessus de la vie réelle prolétarisée.
La catégorie de la totalité étant le jugement dernier de l’organisation révolutionnaire moderne, celle-ci est finalement une critique de la politique. Elle doit viser explicitement, dans sa victoire, sa propre fin en tant qu’organisation séparée. Définition minimum des organisations révolutionnaires.
(Cette définition a été adoptée par la VIIe Conférence de l’I.S.) [Paris, juillet 1966]
Considérant que le seul but d’une organisation révolutionnaire est l’abolition des classes existantes par une voie qui n’entraîne pas une nouvelle division de la société, nous qualifions de révolutionnaire toute organisation qui poursuit avec conséquence la réalisation internationale du pouvoir absolu des Conseils Ouvriers, tel qu’il a été esquissé par l’expérience des révolutions prolétariennes de ce siècle.
Une telle organisation présente une critique unitaire du monde, ou n’est rien. Par critique unitaire, nous entendons une critique prononcée globalement contre toutes les zones géographiques où sont installées diverses formes de pouvoirs séparés socio-économiques, et aussi prononcée globalement contre tous les aspects de la via.
Une telle organisation reconnaît le commencement et la fin de son programme dans la décolonisation totale de la vie quotidienne ; elle ne vise donc pas l’autogestion du monde existant par les masses, mais sa transformation ininterrompue. Elle porte la critique radicale de l’économie politique, le dépassement de la marchandise et du salariat.
Une telle organisation refuse toute reproduction en elle-même des conditions hiérarchiques du monde dominant. La seule limite de la participation à sa démocratie totale, c’est la reconnaissance et l’auto-appropriation par tous ses membres de la cohérence de sa critique : cette cohérence doit être dans la théorie critique proprement dite, et dans le rapport entre cette théorie et l’activité pratique. Elle critique radicalement toute idéologie en tant que pouvoir séparé des idées et idées du pouvoir séparé. Ainsi elle est en même temps la négation de toute survivance de la religion, et de l’actuel spectacle social qui, de l’information à la culture massifiées, monopolise toute communication des hommes autour d’une réception unilatérale des images de leur activité aliénée. Elle dissout toute « idéologie révolutionnaire » en la démasquant comme signature de l’échec du projet révolutionnaire, comme propriété privée de nouveaux spécialistes du pouvoir, comme imposture d’une nouvelle représentation qui s’érige au-dessus de la vie réelle prolétarisée.
La catégorie de la totalité étant le jugement dernier de l’organisation révolutionnaire moderne, celle-ci est finalement une critique de la politique. Elle doit viser explicitement, dans sa victoire, sa propre fin en tant qu’organisation séparée.

Anonyme a dit…

Damned, Hannibal m'a anticipé!

"il suffit, mais ce n'est pas si facile, de vous émanciper définitivement de ce réflexe de vous référencez aux fondateurs pour assurez vos propos. Ne retenez que le processus générateurs de leurs méthode de regard, car comme vous l'avez parfaitement noté, ils étaient de remarquable explorateurs et analystes, mais de piètre constructeurs."

En effet les fameux alinéas a et c (même en tenant compte de l'époque) ont un quelque chose d'authentiquement fastidieux, limite sectaire...

Et à propos de sectaire, il faut aussi éviter, dans la « phase III du projet », de "leur faire réaliser qu'ils ne l'aiment pas (le capitalizzzzm!)". Les personnes doivent réaliser d'elles-mêmes, sinon c'est rapé d'avance...

:)

bizs, courage et wack'n woll, Lupacchiotta!

Brunz

Osemy a dit…

@avanti popolo: Pardon camarade, mais qui est sectaire ici? Tu catégorises les gens parce que ils ont des affinités avec untel ou unetelle, en gros tu fais exactement la même chose que les anti coco! Bravo. Où est la réflexion là dedans? Y a t il des choses dont je devrais avoir honte quant au fait de me sentir proche parfois de certaines idées ou thèses ou personnes du PRCF, de la LCR des CUAL ou d'autres? C'est un crime de lèse-PCF?

Non je ne crois pas.En tout cas je ne l'ai pas vu dans les statuts :) Celui ou celle qui ne peut pas débattre, partager, lutter avec d'autres ne fait que démontrer qu'il est faible et qu'il a peur. Mais ça j'ai bien compris que c'était le sentiment qui gouvernait la plupart des dirigeants , où qu'ils soient et avec lesquels ils essayaient aussi de nous diriger. Alors oui, le PRCF, et d'autres aussi. Les Rouges Vifs aussi.LE projet d'Assises du communisme. JE m'intéresse à tout et à tout le monde (sauf celles et ceux dont je sais que nous n'avons pas d'objectif conciliable). C'est une autodiscipline d'être ouvert. Essaie tu verras, c'est plutôt bénéfique justement.

Et avec tout le respect que je te dois camarade, garde tes épouvantails ("ils veulent abattre le PCF" ) pour les petits enfants. 1° ça masque mal le pb idéologique et 2° je sais et je peux dire que c'est faux.

Toutes et tous nous sommes dans le même combat, dans le même camp, merde, ces luttes hégémoniques sont insupportables - chacun chez soi, cela apaisera les tensions, ce qui n'empêche de se battre ensemble, et il serait temps de le réaliser et de s'UNIR -

Je te parle projet et tu me parles de boutiques! Ton commentaire sur mon texte se résume à 3 lignes accusatrices et manipulatrices sur le PRCF et moi et alors? Tu n'as rien d'autre à dire?(il est peut être "nul" mon texte mais je me suis donné un peu de mal donc j'attends autres chose des camarades comme réflexion ok? Dommage, le seul qui a fait ça jusqu'à présent est le "représentant" du PCF. Tous les autres ont amené une contribution sur le texte sauf toi.)
Moi je suis toujours au PCF que ça plaise ou pas à certain-e-s, et cela ne m'empêche nullement ni de discuter ni de lutter avec des camarades d'ailleurs; surtout quand ils disent des choses intéressantes.
Le PCF n'a pas le monopole du communisme, il faudrait attérir et à 1,93%, s'en rendre compte.
Fraternellement

Manifestement pour certains coco "pur et durs qui ont 25 ans de PCF" c'est plus facile de s'unir avec un PS qu'avec un LCR , PRCF ou que sais je. Je trouve cela lamentable. Et ce sont tjs les donneurs de leçons qui pratiquent ce qu'ils dénoncent.

Anonyme a dit…

Personne ne détient la vérité,heureusement,parce que ça ferait "dieu est là".
La vérité se cache dans la tête de dizaines,de centaines de camarades,encartés ou non,y compris les dirigeants actuels du PCF que l'on clouent trop façilement au pilori sans lire et sans analyser leurs écrits.
Ne pas voir ce qui évolue peut nous conduire à un sectarisme catastrophique.
Cependant je suis d'accord il vaut mieux écouter sur notre gauche tout n'est pas à jeter.
Et écouter fraternellement tous nos camarades,même ceux avec qui nous sommes en désaccord tous n'est pas à jeter non plus,pour construire un projet qui soit celui de tous les communistes.
Mais le projet c'est le communisme,et en attendant qu'est-ce qu'on fait,quelles propositions et comment on avance?
Fraternellement
Jean Claude Goujat

paul a dit…

je tenais à préciser qu'hannibal est toujours membre du pc car il a payé sa cotisation cette année.

ben si !

Mais que du fait du rejet dont il a été l'objet de la part des Kameraden apparatchiks direKtor locaux, futurs élus du zocialismus partaille, qui lui ont préféré des illettrés moutonnants : d'abord je ne tutoierai plus personne avant qu'une amitié éprouvée par de nombreuses lessives colériques idéologiques et anthropophages ne nous aient lavé de toute méfiance.

En plus, franchement, quant on vois que la bise qui ne souffle rien et le tutoiement sont monnaie courante parmi les sbires de l'innommable, il est clair que le tutoiement est synonyme de démagogie vulgaire à la limite de la grossièreté putride.

Bien.

Alors dire camarade à tous bout de champ à des bons élèves, rompus aux exercice de fellations sociales et autres bassesses de fausse humilité, de même, devrait me semble-t-il donner l'idée de rompre avec des traditions ayant perdu tous le sens et ne prêtant qu'à rire et plus souvent encore à médire !

De même que je propose systématiquement de ne plus parler de combat et de lutte, par résonance avec un livre immonde qui fit fuhrer, je me répète je sais, mais c'est vachement sérieux, je propose que nous trouvions autre chose : ça ne va pas être facile.

Pourtant, il fût un temps on l'on parlait de compagnon du devoir à propos des ouvriers constructeurs...

Bref, Compagnon ! pourquoi pas aussi changer cela et brandir marteaux et faucilles, compas et fil à plomb et je ne sais encore quels autre outils irremplaçables à l'origine de notre monde humain ?

Merci de votre attention.

paul a dit…

je tenais à préciser qu'hannibal est toujours membre du pc car il a payé sa cotisation cette année.

ben si !

Mais que du fait du rejet dont il a été l'objet de la part des Kameraden apparatchiks direKtor locaux, futurs élus du zocialismus partaille, qui lui ont préféré des illettrés moutonnants : d'abord je ne tutoierai plus personne avant qu'une amitié éprouvée par de nombreuses lessives colériques idéologiques et anthropophages ne nous aient lavé de toute méfiance.

En plus, franchement, quant on vois que la bise qui ne souffle rien et le tutoiement sont monnaie courante parmi les sbires de l'innommable, il est clair que le tutoiement est synonyme de démagogie vulgaire à la limite de la grossièreté putride.

Bien.

Alors dire camarade à tous bout de champ à des bons élèves, rompus aux exercice de fellations sociales et autres bassesses de fausse humilité, de même, devrait me semble-t-il donner l'idée de rompre avec des traditions ayant perdu tous le sens et ne prêtant qu'à rire et plus souvent encore à médire !

De même que je propose systématiquement de ne plus parler de combat et de lutte, par résonance avec un livre immonde qui fit fuhrer, je me répète je sais, mais c'est vachement sérieux, je propose que nous trouvions autre chose : ça ne va pas être facile.

Pourtant, il fût un temps on l'on parlait de compagnon du devoir à propos des ouvriers constructeurs...

Bref, Compagnon ! pourquoi pas aussi changer cela et brandir marteaux et faucilles, compas et fil à plomb et je ne sais encore quels autre outils irremplaçables à l'origine de notre monde humain ?

Merci de votre attention.

Osemy a dit…

@Michel Gros: "Elle doit viser explicitement, dans sa victoire, sa propre fin en tant qu’organisation séparée."

Cet extrait de ta citation m'a particulièrement interpelée.

C'est exactement ce que j'ai voulu dire. Et je pense que c'est valable pour tous les partis ou organisations communistes. ils ne peuvent pas être conçus comme "immuables" ou "devant être là toujours". C'est par définition à mon avis, incompatible avec le communisme. Donc, il faut prévoir au delà des moyens de contrôle de ces organisations par l'assemblée générale de leurs adhérents, que ces organisations cesseront d'exister à un moment précis.
Merci pour ton extrait, je suis toujours aux aguets de tout les textes possibles qui nourrissent la réflexion.

Bien fraternellement à tout le monde!

Michel GROS a dit…

Il y a là, chère amie, une vigilance anticipée. Celle de ne pas faire la promotion des commissaires du peuple dont, d'ailleurs, nos "leaders" actuels sont la marque discount. Cette vigilance est le "price" à payer qui construit les retards actuels.
;-))

François a dit…

Salut Elodie,les a) et c) se tiennent et c'est pourquoi elles te questionnent toutes les deux.Mais je me demande ce qui te choque ou gêne dans ces conditions?

Elles coulent de source et ne sont en rien sectaires ni sacerdotales.

Nous autres communistes travaillons aussi par "osmose", "mimétisme".Il est certain que nos comportements influent sur le point de vue des masses que nous voulons convaincre et amener au communisme.

D'ailleurs c'est avec les faux communistes,les faux défenseurs de la classe ouvrière que l'on se fait mal voir du plus grand nombre.

Il suffit de voir ce qui se dit sur 68 en ce moment .Il y a des mensonges mais qui sont rendus possibles par le comportement de certains:D.C.Bendit,Vébert,Mélenchon pour ne citer qu'eux.

Ils font ce que ne comprennent pas les masses;le contraire de "profession communiste".En même temps il y aura toujours des traîtres.Après la révolution on verra.

Faire profession de communisme c'est adopter,avoir un comportement conforme à tes idées.Par exemple on ne pas peut être révolutionnaire,communiste et,en même temps, Patriote et chanter la Marseillaise(sauf celle des ouvriers bien sûr).On doit faire des choix et les assumer.

C'est d'ailleurs pour cela que dans les Partis communistes sérieux éxiste le centralisme démocratique.Cette forme de démocratie n'éxiste pas que pour les décisions mais aussi pour éviter les dérives de la pensée de chacun.

Nous ne sommes pas autrement que les autres et les sirènes du capitalisme peuvent nous charmer aussi.En tous cas avant d'être "blindés"nous avons besoin de cette aide puissante que nous amène le Parti et son idéologie.

Tu imagines un camarade qui sortirait d'une réunion et qui irait flamber au casino?Un autre qui jouerait en bourse,qui aurait des ouvriers qu'il exploiterait pour se payer villa,vacances de riches,bateau ..etc ? Ce serait un communiste qui ferait profession de capitalisme.Bien sûr je force le trait mais cela existe.A nous de les démasquer le plus tôt possible quand c'est possible.

C'est pourquoi notre mode de vie doit être une condition à notre adhésion.

Et,de toute façons,ces conditions ainsi que les autres ne sont imposées que si il y a adhésion.Donc librement consenties.

Je terminerai en mettant le doigt sur le nécessité de ne pas donner une carte du Parti comme un paquet de bonbons.Il faut d'abord s'assurer des possibilités de la personne à devenir communiste dans l'analyse et le comportement,sachant que cela prend souvent du temps.

Même en faisant cela on peut se tromper mais on limite les dégats.

Salutations communistes et révolutionnaires à toutes et tous.

François.