jeudi 13 décembre 2007

NON A L'EXPRESSION "Pouvoir d'achat" ! OUI aux "SALAIRES"




Les socialo-communistes, pour être efficaces et rester un peu intègres (ce qui ne veut pas dire bornés ni rigides) ne peuvent pas sans arrêt reprendre à leur compte les mots et les expressions du capital et de ses troupes "libéralistes"!

Nous devons absolument employer le mot exact qui est, à ma connaissance, SALAIRE.

"Pouvoir d'achat", c'est indigne de nous, c'est même incompatible avec nos idées mêmes!

Nous ne pouvons pas nous battre efficacement contre les "mesures" proposées par Sarkozy et le secrétaire d'Etat A LA CONSOMMATION en parlant de "pouvoir d'achat"!

Parce que comment expliquer aux gens ensuite que ce qu'on va faire ce n'est pas augmenter leurs salaires mais simplement leur permettre de s'endetter plus ou d'acheter moins cher (et de moins bonne qualité aussi!).

L'argent que touchent les salariés en contrepartie de leur travail ce n'est pas un "chèque cadeau" pour "acheter des choses"!

C'est la rétribution de l'exploitation par le capital de leur force de production. C'est la VALEUR de la force de travail-marchandise.

Perdre ce mot de SALAIRE et tout ce qu'il recèle comme substance comme possibilités, comme sens pour les travailleurs et les communistes, c'est de la folie.On a déjà commis l'erreur en lâchant des termes ou expressions comme "prolétaires", "lutte des classes " etc, on sait que face au Capital la moindre erreur nous coûte les yeux de la tête et qu'on a du mal à la rattraper ensuite.

Alors, merde à la fin, autant nous mettre directement la tête sur le billot , ça ira plus vite!

Je vous renvoie à l'excellent travail d'Ivan Lavallée sur le sujet ici:http://pagesperso-orange.fr/ivan.lavallee/Cyber/webCyber/Formation_PC-2.htm

La Louve

6 commentaires:

SAd___ a dit…

Mille fois d'accord avec toi, mon amie la louve !

Aller là, c'est dire que nous ne sommes plus des citoyens travailleurs mais de simple consommateurs.
C'est dire que la pauvreté et la misère, ce n'est pas du aux patrons (partage de la richesse entre le capital et le travail), mais au cout de la vie.

Mille fois d'accord avec ta colère

François a dit…

Salut à tous,comme Sad,complètement d'accord avec toi sur les mots "pouvoir d'achat" qui voudrait faire oublier l'augmentation des SALAIRES.

Dans le même ordre d'idée il a le mot travailleur qui est de plus en plus laissé de côté pour employé(es)et salarié(es).

C'est la droite ,aidée par la fausse gauche, qui a petit à petit amenés ces termes de remplacement.

Ce n'est pas tout à fait pareil;quand on dit un employé on pense plus facilement à quelqu'un(e)qui bosse dans un bureau,on n'imagine pas le gars ou la fille en train d'en baver les mains dans la merde,avec des cadences infernales,dans une ambiance à chier et dans une température surchauffée(par exemple)

Et quant à salarié(e) cela enlève le côté "exploitation".On peut en effet recevoir un salaire sans avoir bossé,en récompense d'une bonne action(délation par exemple..)d'un service rendu qui n'est pas forcément un travail.

Donc:augmentation de salaire pour tous les travailleurs et toutes les travailleuses.

Fraternellement à toutes et tous
François

Le Rouge-gorge a dit…

Le salaire ce n'est pas n'importe quel revenu, il faut l'indexé sur les prix pour ne pas se faire avoir.

Mais il faut aussi une loi des maximums, afin qu'avec la hausse des prix on ne soit pas toujours avec un métro de retard en train de se faire avoir.
et puis acheter est-ce bien notere valeur ? je préfère parler ici du salaire socialisé, la part que certains osent nommer les charges... alors qu'ils portent si peu.
c'est la solidarité active le vrai sens de vivre ne société.

Anonyme a dit…

Je partage également ton indignation. Cela dit, si les choses continuent, ce n'est plus salaire que l'on dire, mais « wages »...

Sinon après la déroute des présidentielles, j'avais lu dans l'Huma le liquidateur Dartigolles parler de renouveler « l'offre politique » du PCF, de « changer de logiciel ».

Quelles tristesse de voir ça...
Ça commence par là...

Michel
(PCF)

enzo d'aviolo a dit…

c'est vrai que la guerre sémantique est importante, le suivisme commence par là!

Anonyme a dit…

Tout à fait d'accord avec la louve et rouge gorge quand il dit qu'il faut indexer le salaire sur les prix et instaurer une loi des maximums.

Je pense en particulier au prix de vente des appartements et des loyers, exhorbitants (symbole bien concret de l'avidité féroce, aveugle et inhumaine de la dictature du profit et de la finance) et de plus en plus inaccessibles à un nombre croissant de citoyens même salariés, jusqu'à en être réduits à coucher sous les ponts (enfants compris pour certains) ou à s'endetter "à mort" (et ce n'est pas qu'une expression).

Il me semble évident que l'expression "pouvoir d'achat" et un terme insidieusement pervers et subliminal dans l'arsenal manipulateur des esprits de la société marchande et consumériste pour amener les citoyens, harcelés et hypnotisés par la publicité à acheter compulsivement.

Tout comme l'expression des commerçants "et avec çaaaaa ??".

Pour ma part, je suis bien incapable de parler des produits à la mode, car je n'y prête aucune attention.

Soyons vigilants sur les diverses manipulations du pouvoir par médias interposés pour lutter pied à pied , démystifier, pour nous-mêmes et pour et avec les autres.

Amitiés à tous

Maguy