lundi 8 mars 2010

UNE VICTOIRE DES FEMMES? L’ACADEMIE DES OSCARS RECOMPENSE UNE APOLOGIE DE L’ARMEE US


Est-ce parce qu’un film n’a été fait "qu’avec" 11 millions de dollars qu’il est plus "politiquement correct" qu’un film qui a coûté 500 millions de dollars?

Dans ce cas il faut réfléchir. L’arbre cache la forêt.

Ou est-ce que encore plus simplement, l’académie des Oscars a voulu saluer "son" armée sans se poser de questions?

On va me dire "œuvre d’art", "film", "absence de propagande" (si si je l’ai déjà lu...) etc.

Et puis, surtout ce 8 mars, la grosse tarte à la crème, "WAOW génial c’est la première réalisatrice femme oscarisée"

ou encore "GREAT, c’est la victoire des petits budgets contre les gros" etc

Je réponds : "MY ASS" .

Ce film c’est d’abord l’absence totale de réflexion sur ce qui amène ces "démineurs" à faire ce "travail" si complaisamment filmé, à savoir l’invasion US de l’Irak et de l’Afghanistan.

C’est une exaltation de la "bravoure" (en réalité de l’inconscience et du fanatisme), de l’absence de respect pour la vie de soi et d’autrui.

Et puis j’ai entendu les remerciements de Mme BIGELOW, la nouvelle oscarisée pour son film "démineur" ("the hurt locker"), ainsi mise sur orbite.

Et qu’a t elle dit cette dame à qui je décerne volontiers l’oscar de la plus grosse cochonnerie politique et anti pacifiste?

Elle a dédié son prix «aux militaires qui risquent leur vie en Irak et en Afghanistan» !!

"«Nous devons ce prix à toutes les femmes et à tous les hommes qui portent un uniforme» a souligné Kathryn Bigelow en acceptant, avec Mark Boal et Greg Shapiro, l’Oscar du meilleur film pour The Hurt Locker."

Ah oui chérie? tu les remercies TOUTES?

Même la fameuse lieutenante de la prison d’ABOU GHRAIB, Lynndie England?

http://www.syti.net/Kiosque/Kiosque_TortureUSA.html Comme on a la mémoire COURTE au pays de l’entertainment et de l’information worldwide 24/24h

BEN VOYONS...

Ca m’a fait froid dans le dos.

Allez voir la bande annonce si vous ne voulez pas voir ce film (ce que je comprends tout à fait)

http://www.youtube.com/watch?v=2GxSDZc8etg

Sans en faire des socialistes, je pensais, naivement ,je m’en rends compte, qu’il restait encore un ferment de "contestation sociale" aux USa qui se trouvait notamment (mais pas exclusivement) dans une partie de ce que l’on va appeler "Hollywood".

Je me rends compte que même ça, qui n’était pas la révolution pour demain pourtant, c’est sans doute terminé.

Pas un seul acteur ne s’est levé pour contester ce choix douter de l’Académie.

Même pas Sean Penn, qui était pourtant bien là et qui a remis son prix à Sandra bullock.

Une grosse déception venant de lui en ce qui me concerne.

Tout ceci n’augure rien de bon au niveau international.

Les OSCARS AMERICAINS ONT DEFINITIVEMENT ET OUVERTEMENT APPLAUDI ET OSCARISE UN FILM DE PROPAGANDE DE GUERRE !

C’est ça le sens de:

"YES WE CAN", Mr OBAMA?

SHAME ON YOU !



De : La Louve

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonsoir
Je crois qu'il y a vraiment une mauvaise interprétation de votre part sur l'objet de ce film ; c'est au contraire tout l'inverse que ce film veut montrer, c'est une dénonciation de la guerre et de ce que ça implique...regardez les critiques français sur ce film, et pourtant, ils sont d'ordinaire loin d'être taxés de pro-war...
Dommage de l'avoir mal compris, je pense, parce que c'est justement un film plein d'humanité...et K.Bigelow fait justement partie de ces réalisateurs engagés qui ont toujours dénoncé la politique pro-war de leur pays : une sacrée remise en question, quoi que vous puissiez en penser...

Osemy a dit…

C'est cela oui... Excuse moi j'ai des yeux pour voir et des oreilles pour entendre et j'ai vu tant le film que la "géniale" réalisatrice oscarisée. Et elle n'a pas dit "je dédie mon prix à tous les pacifistes du monde" mais "je dédie mon prix à l'armée américaine en Irak et en Afghanistan et j'espère qu'ils vont revenir sains et saufs".
Ton petit discours on me l'a déjà fait pour "Valse avec Bachir" et "Lebanon" deux films exécrables que seuls les collabos de classe peuvent prendre pour des films "anti-guerre". Alors...

Anonyme a dit…

Pas mal de papiers que je lis sur ton blogue au fil du temps, je veux t'écrire ce soir et je n'ai qu'une simple phrase à dire : "CHAPEAU BAS !"

Ce ne sont pas stupides flagorneries de ma part, mais Dieu quel souffle dans tes mots, quel punch, quelle saine, réaliste et juste vision du monde dans son intégralité sociétale, politique, culturelle !

Bravo, je te mets dans "mes amis" sur mon propre blogue.

Continue tes superbes, salutaires et vivifiants messages, fussent-ils mis dans autant de bouteilles à la mer... Continue, merci.

Max

http://aragon.blogs.sudouest.com/

paul a dit…

bon...
ben...
j'ai regardé la bande annonce...
ben ça m'a paru la même chose que d'habitude...
un film de guerre
où on valorise un modèle culturel : celui de l'homme guerrier, faisant tout pour être "le meilleur" et prenant ce qu'il fait pour un acte comme les autres au sens de commun aux actes nécessaire à la vie, mais en lui donnant une sur-valorisation parce qu'il agit en lien directe avec la mort.
la sur-valorisation, outre qu'elle a pour implicite une hiérarchisation des actions dans le champ des actions commune d'entretien de "l'économie culturelle", porte sur une façon d'être en face de la mort, et cette façon d'être est l'affrontement.
le modèle guerrier est fondé sur la recherche de domination et la valorisation de la domination par l'affrontement.
le guerrier a toujours besoin d'affronter.
rien de pire qu'un ennemi inexistant, ou qui s'évertue à ne jamais affronter le guerrier.
donc il faut un adversaire sacralisé, un peu comme un dieu, le nec plus ultra de l'adversaire : la mort.
le guerrier est obsédé par la mort.
sans la mort, il n'est rien...
tout film de guerre est une valorisation, une reproduction, une propagande, un lavage de cerveau, visant à faire adhérer au modèle culturel du guerrier.
ce modèle dans son essence nie la vie comme référence du fait que son obsession c'est la mort.
ce modèle nie l'ensemble des actions communes à l'entretien de la vie.
donc il nie le travail ordinaire des humains communs, leur communauté non dite de besogne de vie.
le guerrier ne peut lui-même vivre sans les ressources des autres humains.
mais son modèle le place dans une hiérarchie dont il est le sommet.
le modèle guerrier est radical du modèle individualiste dépersonnalisant puis que l'individu y est à la fois tout et rien tant il s'obsède de la mort et de sa rivalité avec la mort.
tous les films de guerre montre ça de façons diverses avec des discours légitimant l'horreur sous couvert de courage, d'abnégation, de soumission à l'ordre, de tenacité, de capacité d'adaptation...

foutaises totales pour qui a connu le feu en tant que soldat conscrit, et même sans avoir connu le feu, en simple conscrit plongé dans l'horreur de la preproduction du modèle guerrier par les institutions militaires incontournables républicaine, dans certaines unités qui ressemblaient trait pour trait et presque mot à mot à ce que racontent les propagandistes anticommunistes à propos du goulag qu'ils ont subi.

alors ce film. ben c'est pas un mystère que l'industrie du cinéma américain a été organisée et sa stratégie développée pour imposer au monde entier grace à la puissance hypnotique du format de document vidéo le modèle idéologique du capitalisme fondé sur le modèle guerrier et dans lequel seuls ceux qui ont réussi à affronter "victorieusement" la mort sont "élus" à une vie honorable.
élus : par qui ?
honorable : aux yeux de qui ?

pour le modèle américain, l'ennemi, c'est toute forme de culture qui ne se définit pas de façon guerrière, qui ne se définit pas de façon individualiste égoïste, toute forme de culture qui n'est pas fondée sur la négation de la vie, sur la vie comme une ressource et non pas comme un champ de domination, toute forme de culture pour qui la mort n'est rien d'autre que la finitude des choses, toute forme de culture qui ne craint pas le monde, toute forme de culture qui ne rivalise pas sur les mêmes termes que celui du modèle américain, toute forme de culture pour qui la vie est la seule source de joie, de tendresse, de partage, d'affect.

je n'ai pas vu ce film, du fait de ma simple situation géographique. sans compter ma situation économique.

j'ai pas besoin d'aller voir ce film pour savoir que la rivalité, la domination, l'obsession de la mort, les mecs couillus à nuques rasées de près, etc... c'est le mal.

paul a dit…

bon...
ben...
j'ai regardé la bande annonce...
ben ça m'a paru la même chose que d'habitude...
un film de guerre
où on valorise un modèle culturel : celui de l'homme guerrier, faisant tout pour être "le meilleur" et prenant ce qu'il fait pour un acte comme les autres au sens de commun aux actes nécessaire à la vie, mais en lui donnant une sur-valorisation parce qu'il agit en lien directe avec la mort.
la sur-valorisation, outre qu'elle a pour implicite une hiérarchisation des actions dans le champ des actions commune d'entretien de "l'économie culturelle", porte sur une façon d'être en face de la mort, et cette façon d'être est l'affrontement.
le modèle guerrier est fondé sur la recherche de domination et la valorisation de la domination par l'affrontement.
le guerrier a toujours besoin d'affronter.
rien de pire qu'un ennemi inexistant, ou qui s'évertue à ne jamais affronter le guerrier.
donc il faut un adversaire sacralisé, un peu comme un dieu, le nec plus ultra de l'adversaire : la mort.
le guerrier est obsédé par la mort.
sans la mort, il n'est rien...
tout film de guerre est une valorisation, une reproduction, une propagande, un lavage de cerveau, visant à faire adhérer au modèle culturel du guerrier.
ce modèle dans son essence nie la vie comme référence du fait que son obsession c'est la mort.
ce modèle nie l'ensemble des actions communes à l'entretien de la vie.
donc il nie le travail ordinaire des humains communs, leur communauté non dite de besogne de vie.
le guerrier ne peut lui-même vivre sans les ressources des autres humains.
mais son modèle le place dans une hiérarchie dont il est le sommet.
le modèle guerrier est radical du modèle individualiste dépersonnalisant puis que l'individu y est à la fois tout et rien tant il s'obsède de la mort et de sa rivalité avec la mort.
tous les films de guerre montre ça de façons diverses avec des discours légitimant l'horreur sous couvert de courage, d'abnégation, de soumission à l'ordre, de tenacité, de capacité d'adaptation...

foutaises totales pour qui a connu le feu en tant que soldat conscrit, et même sans avoir connu le feu, en simple conscrit plongé dans l'horreur de la preproduction du modèle guerrier par les institutions militaires incontournables républicaine, dans certaines unités qui ressemblaient trait pour trait et presque mot à mot à ce que racontent les propagandistes anticommunistes à propos du goulag qu'ils ont subi.

alors ce film. ben c'est pas un mystère que l'industrie du cinéma américain a été organisée et sa stratégie développée pour imposer au monde entier grace à la puissance hypnotique du format de document vidéo le modèle idéologique du capitalisme fondé sur le modèle guerrier et dans lequel seuls ceux qui ont réussi à affronter "victorieusement" la mort sont "élus" à une vie honorable.
élus : par qui ?
honorable : aux yeux de qui ?

pour le modèle américain, l'ennemi, c'est toute forme de culture qui ne se définit pas de façon guerrière, qui ne se définit pas de façon individualiste égoïste, toute forme de culture qui n'est pas fondée sur la négation de la vie, sur la vie comme une ressource et non pas comme un champ de domination, toute forme de culture pour qui la mort n'est rien d'autre que la finitude des choses, toute forme de culture qui ne craint pas le monde, toute forme de culture qui ne rivalise pas sur les mêmes termes que celui du modèle américain, toute forme de culture pour qui la vie est la seule source de joie, de tendresse, de partage, d'affect.

je n'ai pas vu ce film, du fait de ma simple situation géographique. sans compter ma situation économique.

j'ai pas besoin d'aller voir ce film pour savoir que la rivalité, la domination, l'obsession de la mort, les mecs couillus à nuques rasées de près, etc... c'est le mal.

François a dit…

Salut Elodie,

Bravo pour ton article ,il n'y a rien à ajouter,c'est exactement ça.

En même temps,la récompense de ce genre de film par l'académie des oscars n'a rien de surprenant,on est dans la logique du capitalisme et du soutien de ses méthodes.

Ces fumiers de tueurs en uniforme qui,armés jusqu'aux dents,amènent la terreur (terrorisme d'Etat)à des populations innocentes et totalement désarmées ne font qu'obéir aux ordres.

De ces fous les Etats ont besoin pour aller piller les richesses des ces pays auquel on fait la guerre.Il suffit de voir l'Irak et L'Afganistan,où on va chercher les mines d'iridium (pour la fabrication des missiles et fusées),le pétrole et autres richesses.

Sous prétexte de chasse aux terrorisme on fabrique la terreur et on pille.En oscarisant ce film l'académie ,pro-guerrière,donne caution à toutes ces saloperies et exactions en tous genre commises par l'armée du grand capital.

Les assassins s'auto-congratulent en quelque sorte.A vomir.

Ce genre de film pourri n'est pas le premier.

Ils sont nombreux les films (dits) de guerre qui font l'apologie de l'horreur.Je n'en ai vu qu'un mais ça m'a suffi :"Les bérets verts"du facho J.Wayne,c'est affligeant.Surtout qu'il a eu un succès énorme.

NON je n'irai pas voir ce film et je ne serai sûrement pas le seul.C'est peut-être la meilleure réponse à donner à cette monstruosité.

Fraternellement à toustes.

François

PS : merci de reparler d'Abou Ghraib et de cette ordure de Lynndie England;les gens ont tendance à oublier un peu vite.