mardi 9 mars 2010

BICENTENAIRE DE LA NAISSANCE DE Frédéric CHOPIN (vidéos)

2010, c’est aussi le bicentenaire de la naissance de Frédéric Chopin -(Fryderyk Franciszek Chopin) - né en Pologne le 1er mars 1810 de père français et de mère polonaise, et qui mourra 39 ans plus tard en 1849.

Chopin, immense compositeur, génie musical précoce, et révolutionnaire même, à qui je tiens à rendre hommage ici par la production des vidéos de deux des meilleurs interprètes de Chopin à mon sens, Martha Argerich, Argentine, sublime, qui joue la "polonaise héroïque", et Sviatoslav Richter, Soviétique, né en Ukraine et mort à Moscou en 1997, qui joue lui l’étude n°12 dite "Révolutionnaire", écrite justement après la répression dans le sang de l’insurrection de Varsovie contre les russes en 1830 je crois.





"Chopin révéla très tôt de grandes dispositions pour la musique, rejouant dès l’âge de cinq ans les airs que joue sa mère au piano. Il montra immédiatement un grand sens musical et faisait preuve d’une sensibilité exceptionnelle à la musique. Il commença donc son éducation musicale à six ans (1816) et composa sa première œuvre, la Polonaise en sol mineur, à l’âge de sept ans (1817). Il fit sa première apparition sur scène à huit ans, dans un salon aristocratique de Varsovie (1818).

À partir de ses dix ans, le jeune musicien est amené régulièrement dans la résidence du grand-duc Constantin, frère du Tsar Nicolas Ier. Le grand homme, redouté de tous pour son caractère exécrable et ses redoutables colères, aura le privilège d’écouter le très jeune Chopin des heures durant et trouvera plus d’une fois la paix ainsi.

Cette période est marquée par une attention toute particulière de Nicolas Chopin qui, rassuré que son fils soit loin d’être enchaîné au piano lorsqu’il se rend dans la grande résidence, veille à ce que les flatteries ne montent pas trop à la tête de son jeune fils. Pourtant, les flatteries n’ont pas manqué. Par exemple, la postérité a retenu un épisode de cette période dans lequel le grand-duc, obsédé par une petite marche que lui jouait Chopin, ordonnera à son régiment de défiler désormais au son de la marche du petit Frédéric[8]. (Chopin nouera une amitié avec le fils illégitime du grand-duc et avec Alexandrine de Moriolles, fille du comte de Moriolles émigré en Pologne à la Révolution française, et à laquelle il dédiera son Rondeau à la Mazur en fa majeur, op. 5 ).

Par son don prodigieux, le petit Chopin, qui connaissait déjà dans son pays une certaine renommée, fut rapidement comparé à Mozart.

Après la gloire de Chopin à Vienne, force est de constater que Chopin n’a jamais donné de grand concert public dans son pays. Venant de terminer son Concerto pour piano n° 2 en fa mineur, op. 21 (chronologiquement le premier, mais intitulé n° 2), Chopin se décide à donner un grand concert au théâtre national de Varsovie, le 17 mars 1830. Les huit cents places disparaissent en un éclair et le concert est un triomphe[16].

Cette période est aussi celle d’un succès sur scène de Chopin avec la cantatrice Constance Gladkowska, dont le jeune pianiste est profondément épris. Ce sera le premier échec amoureux du musicien.

Les raisons du départ de Chopin sont essentiellement politiques.

Profondément patriote et niant le titre de « premier pianiste du Tsar », Chopin refusera toujours de jouer devant le tsar Nicolas Ier (arrivé à Varsovie en avril 1830). Le climat d’insurrection des patriotes polonais contre l’autorité russe, dans un contexte de grandes révolutions européennes (comme en France avec la Révolution de Juillet 1830 ou la proclamation de l’Indépendance de la Belgique, le 4 octobre 1830), est dangereux pour le compositeur.

Chopin quitte la Pologne en diligence, le 2 novembre 1830, avant le déclenchement de l’insurrection de novembre, avec son cher ami et confident Tytus Wojciechowski. La légende raconte que ses amis lui offrirent une coupe d’argent pleine de cette terre bien-aimée de Pologne et qu’au passage de la diligence à la barrière de Varsovie, le cher professeur de Chopin, Józef Elsner, dirigeait un chœur interprétant une cantate en l’honneur du musicien.

(...)"

Extraits source wikipédia.

2 commentaires:

paul a dit…

aaaaahhhh ! ouf !
enfin un peu de civilisation dans ce monde de brutes phalliques !
bon
et puis bravo pour le choix de Martha Arguerich qui est mon interprète adulée depuis mon adolescence, et pas que de Chopin.
Richter, c'est autre chose. quasiment un mythe de l'interprétation pianistique. c'est de la musique profondément comprise.
Mais Martha Arguerich, c'est comme Scott Ross : des gens ayant une sensualité volcanique et riante fantastique...
j'en suis amoureux depuis si longtemps, des deux, d'ailleurs...
donc évidemment, après le commun des mortels... be je reste seul !

François a dit…

Salut Elodie,

Sacré coup de bol ! Le seul morceau de Chopin (La Polonaise Héroïque)que je connaisse et qui me plaise.Pourquoi me plait-il ? Je n'en sais rien,je n'ai pas " accès " à la grande musique,malheureusement.

Quand, à 15 ans,on te met les mains dans le pétrole et la merde ça ne facilite pas les choses...

Mais bon,cela dit j'aime beaucoup la musique celle qui m'est accessible :Strauss,Mozart(pour qques morceaux ,Ravel,pour le Boléro,Biset pour Carmen (j'adore)et Offenbach.

C'est la première fois que j'entends parler de Martha Argerich et,bien que n'y connaissant rien,j'ai vu une femme (très belle) qui vit sa musique de manière rare.Chapeau la petite dame.

François