mardi 6 octobre 2009

"CAUSETTE" - Le Numéro 4 est en kiosque!


Édito#4

L'organe qui vit entre mes cuisses est,
à ma connaissance, du genre féminin

Doutez-en ouvertement et je m’autoriserai très probablement une petite crise de nerfs.

Caster Semenya, et c’est tout à son honneur, n’en a rien fait.

Pourtant, lors des mondiaux de Berlin, la planète Sport a bel et bien eu les yeux lourdement rivés sur le short de cette athlète sud-africaine –championne du 800 mètres- cherchant sans pudeur à débusquer la petite bosse qui ferait mouche.

En vain.

Pour ma part, je lui souhaite sincèrement d’être un homme étourdi qui, tout honteux de s’être trompé de file lors des inscriptions, n’a pas osé avouer sa méprise. Comment, dans le cas contraire, pourrait-elle se remettre d’une telle humiliation, cette pauvre petite femme au physique ingrat, pétrifiée par un délit de faciès en bande organisée ?

« Hermaphrodite ? » a-t-on lu ici. « Le retour du Troisième sexe ? » questionnait-on par là.

Voici en tout cas un débat majeur qui a fait, cet été, couler bien plus d’encre que les cadavres de ces Tchétchènes abattus pour avoir pris –en toute conscience- le parti des droits humains, en ces terres qui tiendraient bonne place sur le podium olympique de l’assassinat politique.

Tremblez, bonnes gens, vous dit la Russie, ça réchauffe et préserve de la grippe A.


C’est en prévision d’une éventuelle quarantaine, si finalement arrivait cette heure H1N1, que j’ai parcouru un peu le monde en quête de mots et d’images, histoire de ne pas vous laisser vous embêter : j’ai donc fait un saut en Iran, quelques pas en Afghanistan.

J’ai pris la route avec le renversant Samuel Benchetrit et passé de délicieux instants avec Brigitte, ma Fontaine de jouvence.

Et vu qu’il ne faut parfois pas chercher trop loin pour tomber pile, j’ai pour conjurer l’ennui longuement interrogé ce bouton indéniablement féminin qui orne mon côté face. Et y ai découvert que, même seule, je ne m’ennuierai jamais. Quoi qu’en ce monde il se passe.

Causette

3 commentaires:

paul a dit…

j'ai pas compris là, notamment la fin !

moi l'organe que j'ai entre mes cuisses n'a pas de genre dans ma conception de moi-même dans le monde.

l'organe que les uns et les autres ont entre les cuisses n'a aucune signification ni aucune conséquence de valeur sur le regard que je porte à autrui.

alors je ne comprends pas.

y'a sûrement des connotations et il me faudrait un lexique.

paul a dit…

bon
je suis allé sur le lien edito#4
et suis tombé sur le site du magasine

jolies premières pages

ça donne envie d'acheter le magazine

faut pas croire : en plus à la lecture attentive des titres des articles principaux, on espère tout d'un coup y lire des trucs intéressants et sortant de l'ordinaire...

même si on en a tellement lu depuis les années 70 et ce qu'écrivait Kate Milett... que depuis les bras vous en tombe de voir comment les nanas renforcent le machisme en s'appropriant les valeurs viriles individualiste égoïstes guerrières, au lieu, d'une part de construire leur valeurs féminines et d'autres part de les inculquer à leurs enfants indifféremment de leur déterminant sexuel...
et de voir aussi comment c'est toujours les mecs les plus intégrés dans le conformisme local qui sont les plus plébiscités par les pondeuses comme par les autres d'ailleurs...

ben oui
le mâle fascine !

François a dit…

"CAUSETTE" est vraiment un excellent magasine,courrez chez votre marchand de journaux ou,mieux encore,abonnez-vous,vous ne serez pas déçus.

François