mercredi 1 octobre 2008

NON A LA REVOCATION DE LA SEMIE LIBERTE DE JM ROUILLAN !




AFP - il y a 1 heure 54 minutes

PARIS (AFP) - Le parquet de Paris va demander la révocation de la semi-liberté accordée à Jean-Marc Rouillan, après un entretien à l'Express dans lequel le cofondateur d'Action directe laisse entendre qu'il ne nourrit aucun regret pour l'assassinat du patron de Renault Georges Besse, a annoncé mercredi le parquet général.


Dans un entretien à paraître dans L'Express daté de jeudi et publié sur le site internet du magazine, Jean-Marc Rouillan, interrogé sur l'assassinat de Georges Besse le 17 novembre 1986, répond: "je n'ai pas le droit de m'exprimer là-dessus... Mais le fait que je ne m'exprime pas est une réponse. Car il est évident que, si je crachais sur tout ce qu'on avait fait, je pourrais m'exprimer. Par cette obligation de silence, on empêche aussi notre expérience de tirer son vrai bilan critique".

"Il faut clarifier les choses : le processus de lutte armée tel qu'il est né dans l'après-68, dans ce formidable élan d'émancipation, n'existe plus", souligne Rouillan, 56 ans, qui ajoute: "mais, en tant que communiste, je reste convaincu que la lutte armée est nécessaire à un moment du processus révolutionnaire".

Jean-Marc Rouillan bénéficie depuis décembre 2007 d'un régime de semi-liberté et travaille actuellement dans une maison d'édition marseillaise, après vingt années passées en prison, depuis février 1987.

Il lui est interdit d'évoquer les faits pour lesquels il a été condamné.

C'est au juge d'application des peines (JAP) de Paris, qui a compétence en matière terroriste, qu'il revient de se prononcer sur la révocation ou non du régime de semi-liberté.

Au sujet de l'intention qu'il a exprimée d'adhérer au Nouveau Parti Anticapitaliste qui doit voir le jour fin janvier 2009 pour prendre la succession de la LCR d'Olivier Besancenot, Jean-Marc Rouillan évoque son besoin de se réapproprier "vingt ans d'histoire de ce pays" en rencontrant "des gens d'origines et d'obédiences extrêmement différentes".

"Je peux faire peur à beaucoup de monde... A notre première rencontre, j'ai prévenu Besancenot : +ma présence peut faire du bordel. Réfléchissez, vous pouvez dire non+... Il m'a dit que c'était réfléchi et qu'ils étaient d'accord".

Au sujet du nom du futur parti, aujourd'hui en débat, il estime que si le mot "révolution" en était absent "ce serait une démission", vouant cette formation à n'être qu'un "petit parti électoral".

Dans ces conditions, "à plus ou moins longue échéance, je serais naturellement éliminé de ce processus", confie-t-il, soulignant: "Pas besoin d'envoyer une lettre de démission".

Après vingt années passées en prison il avoue par ailleurs avoir été "catastrophé" de découvrir "la dépolitisation inscrite dans les couches populaires", alors que "nous sommes dans une société de classes", dans une société "où le conflit impérialisme/anti-impérialisme est crucial".

Sur un plan plus personnel, il annonce que Nathalie Ménigon, avec laquelle il s'est marié en prison, et lui ont "le projet de divorcer".

Jean-Marc Rouillan est conscient enfin qu'avec cet entretien, il "joue" sa liberté alors qu'il n'est qu'en semi-liberté depuis décembre 2007, travaillant actuellement dans une maison d'édition marseillaise, après vingt années passées en prison, depuis février 1987. Il lui est interdit d'évoquer les faits pour lesquels il a été condamné.

Comme Nathalie Ménigon, Georges Cipriani et Joëlle Aubron (décédée en 2006 moins de deux ans après sa libération pour raisons médicales), M. Rouillan a été condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité, pour les assassinats du PDG de Renault Georges Besse en 1986, et de l'ingénieur général de l'armement René Audran, un an plus tôt."

Trouvé ici


Et une lutte de plus, une!

Ne laissons pas Rouillan se faire baîlloner une fois de plus. Très modestement en tout cas il a tout mon soutien.

7 commentaires:

Anonyme a dit…

et le mien ...mais tu la savais deja.
merci pour l article ma soeur.
Makhno

François a dit…

Salut Elodie,
En apprenant cette nouvelle la rage m'a crispé au maximum.Quelle honte,quelle inhumanité,quelle saloperie,quel cynisme et quel sadisme,c'est intolérable.

Que lui reprochent-ils vraiment ? De ne pas se renier ?On sait avec quelle force le religieux revient au galop,mais quand même;ou lui reprochent-ils de ne pas cesser d'avoir des "idées" communistes et révolutionnaires;ou lui reprochent-ils de s'être engager au NPA ?

C'est peut-être bien un peu de tout ça et puis surtout une occasion de plus pour la bourgeoisie de se venger de gens qui ont osé remettre leur pouvoir et leurs richesses en cause!!On ne remet pas impunément en cause les puissants.

J'espère qu'une très forte levée de boucliers va s'effectuer et empêcher cette inhumanité de se faire.

JE DONNE MON SOUTIEN TOTAL A J.M.ROUILLAN LIBERTE TOTALE ET TOUT DE SUITE !!!

François Pellarin

Anonyme a dit…

Bonsoir la Louve,

Autant je partage beaucoup de points de vue évoqués dans tes billets, mais sur ce sujet, là non. Définitivement non.

Michel
(PCF)

Clandestino a dit…

Il faut clarifier les choses : le processus de lutte armée tel qu’il est né dans l’après-68, dans ce formidable élan d’émancipation, n’existe plus. Mais en tant que communiste, je reste convaincu que la lutte armée à un moment du processus révolutionnaire est nécessaire." (...)

Les resistants à l'occupation nazie etaient des terroristes,mais nous leur devons beaucoup
Tout à fait daccord avec les propos de Rouillan,qui font peur à un état qui fiche ses enfants qui fiche les syndicalistes,les militants,l'histoire n'est elle pas un eternel reccomencement,plutot que de denoncer ces propos comme le font certains à gauche,noud ferions bien d'etre vigilant face au nouvel ordre mondial et européen qui parfois à d'etranges relants,en espérant que nous n'ayons pas en dernier recours à une telle alternative

Groumphillator a dit…

J’ai lu ton intervention sur cette histoire la louve (je dois même dire que j’apprécie beaucoup ta prose). Néanmoins, si Rouillan n’a pas à être arrêté pour ce qu’il a dit, il est du droit de tous de critiquer ses propos.

La lutte certes. Mais si pour vaincre il faut pendre sur les places publiques, je préfère être vaincu.

S’il faut tirer sur tous les gens qui ne nous convienne pas, non seulement on aurait beaucoup de taff, et en plus, je pense qu’on en recevrait autant (et de la part de personnes mieux armées et qui savent mieux s’en servir).

Je suis pas sur que le solution soit dans la lutte armée.

Groumph’ (qui se pose réellement la question, notons bien).

Osemy a dit…

Groumphilator:(chuis pas sûre de l'orthographe)tu écris -

"La lutte certes. Mais si pour vaincre il faut pendre sur les places publiques, je préfère être vaincu."

Très beau. Très romantique. Idéal. Idéaliste.

Je suis plus pragmatique et j'aime bien la vie, et ses plaisirs.

Entre perdre et vaincre, mourir ou tuer (si tant est que les choix se posent jamais vraiment complètement en ces termes) j'ai bien peur d'avoir choisi, je le dis sans complexe...ce qui ne fait pas de moi un être sans moral mais tendrait à faire entrer dans la discussion des éléments comme la "légitime défense", ou comme "l'instinct de survie"...LE tout dans un contexte marxien, et communiste ,je précise ( ça fait déjà de sacrées balises)...P'tet que c'est du au fait que la première heure de ma vie a failli être aussi celle de ma mort? Ptet que c'est parce que j'ai été élevée dans l'adversité du matin au soir? Chais pas mais bon.
C'est une question dont on n'a pas fini de parler .

En tout état de cause et néanmoins, j'aimerais que l'on organise quelque chose pour JMr...ne serait ce qu'au nom de la liberté d'expression et du respect de la justice.

La Louve

François a dit…

Salut Elodie,
Au journal du 20 heures,que l'on peut écouter en ligne sur France2.fr,OB se dit officiellement solidaire de J.M Rouillan et appelle à la mobilisation.

Cela me plait car en dehors des personnes individuelles et inconnues du public personne ,à ma connaissance,n'a bougé.

Personnellement je dis OUI à la mobilisation en faveur de la libération du camarade JM Rouillan.

Fraternellement à toustes.

François