jeudi 30 octobre 2008

Appel à l'unité à tous mes camarades communistes - Manifestation le 31.10.2008

Chères et chers camarades,

Le Mouvement de la JC a pris l’initiative,suite à l’annonce des "plans Sarkozy", le 24 octobre dernier, de lancer une proposition de manifestation unitaire devant le Ministère des Finances le 31.10.2008 à partir de 18 h, en vue, notamment, de commencer par rassembler la gauche communiste, socialiste, et anticapitaliste sur le thème "Crise financière : exigeons d’autres solutions".

Chaque organisation approchée/contactée peut venir avec ses couleurs, ses mots d’ordres, ses tracts...

Je dirais même : il le faut. Personne n’a La vérité ici, aucune organisation n’en est détentrice.

L’esprit est, au moins, d’arriver à toutes et tous nous réunir une première fois dans une manifestation politique hors référendum, hors élections, pour faire front, organiser la résistance au sarko-fascisme, dénoncer la gestion de cette crise, et bien d’autres choses encore, tant il est vrai que "tout cela fait système".

LES CAPITALISTES SONT UNIS, MÊME EN DÉSACCORD ! ALORS BON SANG, POURQUOI PAS NOUS?

Les raisons de tout ce marasme, de ce hold up gigantesque, ce casse du siècle qui fait passer Mesrine pour un enfant de chœur, nous les connaissons fort bien.

Trop bien.

Elles sont vieilles comme un certain "Manifeste" que nous avons toutes et tous à cœur, même si parfois nous en avons des lectures différentes.

Les conséquences, dramatiques, amplifiées, multipliées, de cette crise, nous les connaissons également.

Les propositions sérieuses pour agir, faire face, être utiles vraiment aux salariés, à l’économie, pour changer de système, nous les connaissons et nous les partageons presque tous dans le "mouvement communiste", au moins dans les grands lignes (même si il y a presque autant de communisme que de communistes, et que nous sommes parfois des spécialistes de la controverse théorique).

Bien sûr , cette initiative des JC est prise dans un délai très court. On peut aussi lui reprocher sa forme, sa tournure...bon.

Bien sûr, les uns et les autres sont en Congrès, occupés à ceci , à cela.

Mais la légitimité du combat et de l’action, l’engagement de terrain, a toujours été le seul "titre de gloire" valable chez nous, notre force a toujours été puisée directement là.

Aujourd’hui, les masques tombent et vont tomber même pour ceux qui s’y accrochent. L’époque qui s’ouvre s’annonce violente et sans pitié.

Bien sûr, on a toujours des choses à reprocher à une initiative qu’on n’a pas prise : un choix, une formulation, un mot....

Il y a à dire sur le contenu proposé par les JC, on n’est même pas obligés d’être d’accord avec tout sur le fond ! Il faut analyser ,critiquer, proposer. Ça fait partie du combat pour l’unité.

Moi qui saisis pourtant cette proposition au vol, qui décide de l’appuyer, avec mes toutes petites forces, je ne partage pas forcément "tout", mais dans l’esprit, dans "les grandes lignes" oui.

Reconnaissons que les JC n’ont pas présenté les choses de façon dogmatique ni fermée. C’est une proposition d’action unitaire. Rien de moins, mais rien de plus. Voilà.

L’essentiel est ce qu’on en fait en y prenant part.

Alors, fabriquons nos banderoles, nos pancartes, venons avec nos portes voix !

Le 24 octobre, il fallait vraiment agir, je le pense comme eux (je le réclame moi même à mon petit niveau depuis des semaines) - on a sans doute déjà bien trop attendu.

Le couvercle de plomb est en train de se refermer sur nous, salariés, et la facture va être tellement lourde !

La grosse artillerie est sortie, à tous les niveaux...

Sarkozy nous enterre deux fois ,en tant que prolos et en tant que cocos, sans fleurs ni couronnes. On ne peut pas/plus laisser faire.

On ne peut pas négliger non plus dans notre analyse qui est Sarkozy, quelle est sa psychologie, comment il pratique, nous le connaissons par cœur.

Cet homme-là (et ce qu’il incarne) doit être combattu à commencer par psychologiquement et symboliquement - sinon, comme un frelon, il va nous piquer encore, même à moitié occis.

Des raisons de ne pas agir ,de ne pas se saisir de la proposition de la JC, de ne pas participer à ce premier mouvement (à Paris ou pourquoi pas de le monter le même jour à la même heure en province !), franchement, nous en avons toutes et tous.

Mais au fond, face à l’Histoire, face à nos responsabilités, des bonnes raisons de ne rien faire , y’en a t il?

Non, il n’ y en a aucune.

Nous ne sommes pas obligés de nous apprécier personnellement - ni même politiquement d’ailleurs ( !), mais en tant que travailleurs et militants se définissant comme communistes, nous avons, il me semble, l’obligation de travailler tous ensemble dans un tel moment.

Je sais bien que vous n’avez aucun conseil à recevoir de moi (et d’ailleurs, tel n’est pas du tout mon but) ; je pense que de tout cela, vous en êtes toutes et tous convaincues, et c’est pour cela que, bien que n’étant rien ni personne, mais juste une militante communiste et syndicaliste comme vous autres, je prends la liberté de m’adresser à vous toutes et tous, mes camarades, pour vous demander d’apporter tout votre appui (la publicité de votre appui), mais donc surtout, votre participation, à cette initiative des JC. De saisir l’occasion.

Depuis trop longtemps, nous avons abandonné la construction d’un mouvement et nous avons laissé le terrain libre aux plus anticommunistes.

C’était une erreur, mais il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Je suis persuadée que, si on reste définis par le marxisme, la révolution et le communisme, ce qui nous divise alors (qui est réel et parfois fondé) doit être moins important au fond que ce que qui nous rassemble.

Nous avons le cas échéant l’obligation d’être unitaire pour deux ou trois ou quatre, surtout face à de telles attaques du capitalisme et de la bourgeoisie. C’est dans l’essence des militants communistes.

Tout cela, ce silence, ce mutisme, ne sont pas raisonnables, c’est même franchement insupportable.

Et cela va se payer très cher à différents niveaux, pour de nombreuses personnes, car c’est, en plus d’une faute, d’un strict point de vue stratégique, une erreur historique.

Alors on peut me dire plus ou moins dédaigneusement : "C’est du gauchisme".

Ma réponse est simple :

ce que les salariés de Renault ,de Peugeot, de Goodyear, de Valéo, de Ford et tant d’autres , prennent dans la figure depuis des mois, sans parler des salariés sans papiers, de ce que vont prendre les 50.000 salariés et les 50.000 retraités du notariat avec la "réforme Darrois" (dont personne ne dit un mot), et de tant d’autres salariés en France bientôt derrière eux, ce que nous vivons, parle, je pense, en faveur de cette demande pressante d’unité et d’action.

Je vous remercie bien de m’avoir lue mes camarades, et j’espère vous voir Vendredi soir devant le Ministère des Finances à Bercy (ou l’équivalent régional) pour dire "STOP" à tout cela, pour faire entendre les centaines de milliers, sinon les millions de voix qui nous espèrent, qui ont besoin de notre soutien, pour envoyer le signal clair aux patrons et aux bourgeois que, non, "pas de bol", les communistes ne sont pas morts et que nous sommes uni-e-s et prêt-e-s à les affronter, comme toujours.

Bien fraternellement à tout le monde

Salutations militantes,

3 commentaires:

redjoe a dit…

Enfin une initiative pas parfaite, certes mais enfin çà bouge !!

Anonyme a dit…

Tak.

Tu n'as même pas idée de contacter les camarades qui sont motivés. Donc, il faut d'abord s'en prendre un peu à soi-même. Il suffit que trois ou quatre personnes soient bien unies et soient sur la même longueur d'onde pour que cela avance très vite.

Le problème, c'est la bourgeoisie et les riches. Soit ils acceptent de changer de mode de vie soir on les met dehors. Il faut faire appel à l'armée pour quelle remette tous ces gens sur le droit chemin. Nous n'allons pas les laisser tout bousiller.


La bourgeoisie parade. Le petit peuple crève et vote pour la droite.

Il y a une grosse armée de morts vivants à la tête de très nombeux pays. Soit ils vont devenir raisonnables ( kof kof) soit il va falloir les déloger.

Ils tuent. Ils massacrent. Il sont cons. Et quand le camp d'en face hausse le ton, on le traite de tous les noms. On l'accuse d'être à l'origine de tous les maux.



Vive le communisme ! Vive le socialisme ! Vive l'Union soviétique. Gloire immortelle aux combattants qui sont morts en pensant que l'humanité allait définivement changer de visage.

Bourgeoisie versus peuple éclairé. Nous n'avons pas les mêmes rêves. Les uns pensent déjà à la mort, à la mort de la planète. les autres veulent construire un autre monde. Ils sont nombreux. Ils sont jeunes dans leurs têtes qu'ils soient jeunes ou anciens. Si nous ne gagnons pas la guerre, nous auront obtenu des victoires psychologiques certaines. Les loosers, ce sont eux. Aucun d'eux n'est réellement heureux.

Ils ne pensent qu'à finir de pomper le pétrole, à avoir de grosses armes et à s'envoyer en l'air d'une manière ou d'une autre.

D.

Anonyme a dit…

« Antoine Bloyé » selon Paul Nizan l’auteur du livre :

Ce livre raconte la vie d’un homme. Un homme qui a un métier, une femme, des enfants et qui finit par mourir... Antoine Bloyé est un homme qui est constamment rongé par la mort, parce qu’il n’accomplit pas les gestes qui l’annulent. Il n’accomplit rien : il existe comme tout le monde; comme tous les hommes de la bourgeoisie, il vit d’une manière imaginaire dans un monde de fantômes : les fantômes du devoir, de l’amour, du travail, de l’ambition, du succès. Sa vie n’a pas de sens, pas d’espoir. Il connaît l’angoisse de la mort à cause de ce vide radical.
Antoine Bloye n’est pas une exception : toute la société bourgeoise est en proie à la mort. C’est une des raisons qui rendent sa domination intolérable. Antoine Bloyé devine confusément, en faisant appel à ses origines - qui ne sont pas bourgeoises - que cette société est le monde des vies manquées. Il comprend que sa réussite sociale a pour revers sa vie manquée. La mort et la bourgeoisie sont les thèmes principaux de ce livre. Autour d’eux s’ordonne la description d’une époque et de moeurs, à peu près abolies. Le milieu où se déroule le roman est celui des chemins de fer, qui n’est pas moins singulier que celui des marins. »
P.N.
Dune.

Le baron Voilalamort.