vendredi 16 novembre 2007

DOCTEUR FOLAMOUR (u : comment j'ai appris à ne plus m'en faire et à aimer la bombe) *



* in english: Dr. Strangelove or: How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb)

Hier soir sur Arte vers 20h40, on pouvait avoir le plaisir de revoir (ou de découvrir) ce film incroyable ( comme presque tous les films de Kubrick dont je suis une vraie mordue ;-)) "Docteur Folamour", en noir et blanc et qui date de 1964n avec le génialissime Peter Selers (qui réussit ici le tour de force de jouer 3 personnages différents).

L'histoire se déroule en pleine guerre froide. Et comme toujours avec Kubrick ( ou dans un autre style, Grrenaway) tout, y compris les noms, les détails, a une importance symbolique (comme le code pour arrêter la bombe, "OPE" qui peut se lire comme un jeu de mots sur "hope", l'espoir...)

Le général américain Jack D. Ripper ( "l'éventreur" en anglais), frappé de folie paranoïaque, décide d’envoyer des B-52 frapper l’URSS .

Le président des États-Unis commande une réunion d'urgence dans la salle souterraine de commandement stratégique du Pentagone pour tenter d'éviter une guerre nucléaire.

Un débat s’engage alors entre les tenants des différentes options politiques et militaires qui s’offrent au président.

La seule possibilité pour éviter un conflit majeur, est de fournir aux Soviétiques les positions des avions, afin qu’ils les détruisent.

Certains sont abattus et les autres sont rappelés, sauf un. L’ambassadeur de l’URSS, convoqué afin de témoigner de la bonne foi du président américain, mentionne l’existence d’un système secret de défense qui déclencherait l’holocauste nucléaire en cas d’attaque contre l’URSS. Ledit système secret de défense porte le nom de La Machine infernale.

On consulte alors le Docteur Folamour, un scientifique, transfuge du régime nazi ( dont son bras artificiel qui se dresse à tout bout de champ et hors de tout contrôle, semble une trace vivante), nostalgique et psychopathe. Il explique alors une solution possible pour sauver l'espèce humaine.

Pendant ce temps, l’équipage du B-52 mène sa mission vers son terme, certain du bien-fondé de l’ordre qu’il a reçu, malgré toutes les difficultés qu’il ne manque pas de rencontrer.

Les dialogues sont à mourir de rire, mais ils font surtout réfléchir, sur le militarisme, les "enjeux politiques", militaro industriels, et l'avenir de l'Homme.

C'est toujours d'actualité.

Docteur Folamour est, selon Bosley Crowther pour le New York Times, "la plaisanterie macabre la plus choquante que j'aie jamais rencontrée, et en même temps l'une des pointes les plus ingénieuses et les plus acérées, dirigée contre la balourdise et la folie de l'armée, encore jamais montrée à l'écran."

Et on rit, donc, jusqu'aux dernières minutes du film qui se termine abruptement sur un enchaînement d'images d'explosions nucléaires, portées par cette chanson incroyable et complètement décalée :"We'll meet again" de Vera Lynn

"We'll meet again
We'll meet again,
Don't know where,
Don't know when
But I know we'll meet again some sunny day
Keep smiling through,
Just like you always do
Till the blue skies drive the dark clouds far away

So will you please say 'Hello'
To the folks that I know
Tell them I won't be long
They'll be happy to know
That as you saw me go
I was singing this song (...)"

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