mardi 22 mai 2007

ATELIER DE BRODERIE PHILOSOPHIQUE - Ici, tous les mercredis, à partir du 23 mai 2007

Bonsoir à toutes et à tous!

Le commentaire d'un habitué des lieux m'a donné une idée...

Puisque nos vies ne nous permettent que très rarement de consacrer plus qu'une heure par jour (grand maximum et pas d'affilée) à une forme de réflexion et d'écriture qui ne peut pas toujours être "profonde" ou " développée" (voire, qui peu rarement l'être) mais reste "en surface", comme sur un canevas ou une toile, (ce qui d'ailleurs n'est pas forcément négatif, tant que l'on en a conscience), et que ce type de lieu (le blog) s'y prête parfaitement, je vous propose que nous "brodions" ensemble autour d'un thème ou d'une question.

Nous sommes déjà sur cette voie depuis quelques temps, donc, allons y gaiement!

Aussi, si vous le voulez bien, chaque mercredi, apportez ici avec vous vos aiguilles mentales, vos pelotes de fils de couleur philosophiques, usagés ou pas, vos techniques de réflexion (coq-à-l'âne, calembours, lapsus, et j'en passe), d'où qu'elles viennent, et préparez vous à broder autour d'un même thème...

Ne visez pas nécessairement le chef d'œuvre grand format, peut être certain-e-s doivent - ils préférer le léger motif, la petite feuille ciselée à la forêt entière - et oui, bien sûr Messieurs, la broderie est un sport de combat, vous allez voir...

Broder autour d'un thème, c'est nous emparer de mots ou de phrases que j'aurais choisis, pour des raisons évidentes ou parfois obscures et qui m'échapperont aussi, et surtout, ne pas se censurer, essayer de suivre son intuition, son instinct, ne pas s'enfermer dans un schéma de pensée, résister, le cas échéant, à la puissance de pensée ( parfois seulement apparente) d'autrui pour exprimer sa voix et son désir, et broder, en liberté, les un-e-s avec les autres, comme autrefois on faisait des "quilts" (ici je crois qu'on dit plutôt patchwork,) à 4 ou 5 (ou plus !) autour d'une couverture.

A la fin c'est un ensemble construit, harmonieux en dépit de la diversité des participants et même si cette harmonie n'est pas symétrique; i l n'y a qu'un minimum de règles à respecter* mais chacun-e exprime sa personnalité, ses idées et ses désirs.

De ce fait ,n'hésitez pas à inviter vos ami-e-s, quelle que soit leur tendance politique, à nous rejoindre dans ce périlleux exercice.

Voilà - nous serons le club des dentelièr-e-s révoltés, l'amicale des brodeurs acharnés ;-)

"La révolution est à la pointe de l'aiguille, et le communisme au bout du fil" !

A mercredi matin, le 23 mai 2007 sur http://osemy.blogspot.com pour le premier thème à broder.

Elodie

* Ces règles sont simplissimes et en général les mêmes que celles qui régissent l'utilisation de mon blog: pas d'insulte ni d'injures perso (mais les gros mots sont autorisés), pas de menace, pas de propos raciste, antisémite, homophobe, discriminatoire, anticommuniste etc etc - de toute façon, le blog est modéré !

6 commentaires:

Sad___ a dit…

Le communisme est partout, à la pointe de nos "aiguilles mentales" aussi !

C'est noté et donc, à demain.

Remarque : minuit c'est mardi et zéro heure c'est ... mercredi ;-)

Bises à tous

@Caius a dit…

C'est le retour des "tricoteuses" ;-)

Osemy a dit…

@Caius: EXCELLENT !! très bien vu - en effet, il ya de cela.
Pour ceux/celles qui ne savent pas qui on surnommait "les tricoteuses", dans mon souvenir, c'était les militantes issues du peuple pendant la Révolution française et qui distillaient la Révoution partout où elles étaient et quoi qu'elles fassent (principalement, travailler mais aussi lors de prisesde paroles publiques au côté des hommes) - corrige moi si je me trompe CG?!

@Caius a dit…

En fait c'est un terme évidemment péjoratif, qui critiquait les femmes assistants au séance de la Convention tout en tricotant pour passer le temps. Mais le terme globalement s'applique aux femmes du "Club des citoyennes républicaines révolutionnaires" créé le 10 mai 1793 par Claire Lacombe et Pauline Léon, les « tricoteuses ». Et comme les "pétroleuse" (ou la "Louve rouge ;-) )de la Commune on leur a collé l'image de furies sanguinaires. Claire Lacombe propose d’armer les femmes.

Anonyme a dit…

Les Tricoteuses faisaient acte de presence parce que pour être valides, les séances de la Convention devaient être publiques.
Pour être sûre qu'il y ait du public, la Convention payait ces femmes 50 sols par jour pour être présentes. Elles tricotaient pour tuer le temps. Avec la terreur, leur rôle se développa. Elles étaient issues du peuple. Je tricote, tu tricotes, il tricote, nous tricotons, vous tricotez, on guillotine...

gloups!
Z'auriez pas mieux, comme image?
:)

Brunz

@Caius a dit…

Sinons vous avez vu le premier sujet ditribué par madame Louve?
...pffff...la vache pas facile...:s
J'espère que j'aurai la moyenne... ;)