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vendredi 27 mars 2009

Création de la coordination 75-92-93-94 pour la défense des salariés du notariat



Reçu ce jour

"Chers collègues du notariat,

- Que vous soyez employés , techniciens ou même cadres, vous le savez, les salariés du notariat sont actuellement l'objet d'attaques patronales d'une violence inouïe contre leurs salaires, leurs emplois, et plus généralement, tous leurs droits acquis.

- Le "Rapport Darrois"(rendu le 31 mars prochain), dont nous avons eu plusieurs extraits en exclusivité, s'il semble avoir abandonné la fusion autoritaire notaire/avocat, va néanmoins autoriser une inter-professionnalité qui ne pourra sans doute qu'être nocive aux salariés du notariat si elle se développe.

- Encore aujourd'hui, nous apprenions (par ces innombrables bruits de couloir qui font le notariat) la teneur d'un "plan social" dans une étude parisienne importante du 15ème arrondissement.


En résumé:

- passage au 4/5ème de temps travaillé

- avec 25 % de salaire en moins

- et "l'engagement moral" des employeurs de revenir en arrière quand la crise sera passée etc.

- si les salariés n'acceptaient pas ce "plan", les employeurs seraient "contraints" d'en licencier disons une dizaine d'entre eux.

Quand on apprend cela (et qu'on a un peu de bon sens), on se pince pour savoir si des employeurs qui proposent de telles "solutions" ne sont pas clairement en train de se payer la tête de leurs employés. Surtout si on veut bien se souvenir des 6.5 milliards d'euros de CA du notariat en 2008.

En effet, on voit mal le principe qui régit l'équation "4/5ème du temps de travail = - 25 % de salaire" ???

Ces employeurs là et nous n'avons pas du aller à la même école.

(Mais tant qu'ils y étaient, pourquoi pas - 50 % ? Ce sera peut être le cas prochainement dans une autre étude?)

On ne comprend pas non plus le sens de la notion "d'engagement moral" quand on demande à un salarié d'accepter de modifier son contrat de travail, non pas par un "engagement moral",cette fois, mais bien par un avenant qui prendra la place de l'ancien contrat.

On comprend d'autant moins (n’entrons même pas dans le débat "où sont les chiffres permettant de justifier cette décision"....) que nous sommes toutes et tous baignés dans une profession juridique !

- Mais quand on apprend que les dits salariés, dont la réaction immédiate et instinctive aurait du être de rire et puis, de refuser et de se mettre immédiatement en grève, ont tout simplement accepté ce "deal", sans doute en faisant, en plus, confiance à leurs patrons, on tombe des nues.

Oui, ils ont accepté, comme d’ innocents agneaux allant à l’abattoir, ces collègues. Sans même livrer bataille, ils ont déposé les armes. Et ce ne sont pas les premiers depuis décembre 2008 !

Parce qu'ils ne voient, pour le moment, de solution que juridique (et c'est si ce que fait le patron est légal, alors on baisse les bras), parce qu'ils font confiance à leur patron, et sans doute aussi parce qu'ils ont peur.

Or, la peur empêche de réfléchir, la panique est la plus mauvaise conseillère.

Parce qu’ils acceptent, aussi, le dogme actuel que « les patrons ne sont pour rien dans la crise » et que donc, ils n’auraient pas d’efforts à fournir et pourraient tout se permettre! A supposer que cela soit vrai (les notaires n’ont ils vraiment aucun lien avec cette crise qui nous vient de l’immobilier et de la finance?) nous, salariés, sommes-nous plus responsables qu’eux de cette crise ? Licencier, baisser les salaires, baisser le pouvoir d’achat, est-ce le meilleur moyen de sortir le pays de l’ornière ?

Ils ont accepté, donc. Et ils pensent, sans doute, que le problème est résolu pour eux, par ce sacrifice déjà énorme.


- Nous sommes navrés pour plusieurs raisons:


- D'abord nous sommes navrés pour ces collègues - ils perdent 25 % de leur salaire. C'est énorme.

- Nous sommes navrés parce que dans ces conditions, de tels sacrifice sont vains, voire, aggravent le mal (puisqu'ils démontrent une évident faiblesse).

- Aucun d'entre eux ne doit avoir la télévision ou la radio.

Parce qu'en ce moment, l'histoire quotidienne de la vraie vie des petites gens que nous sommes toutes et tous, est pleine de toutes ces entreprises qui, après avoir fait passer des "plans sociaux" à la noix comme ceux-ci, avec la complicité de syndicats jaunâtres, un an , parfois moins, après avoir fini de "dégraisser la bête", ont fini par purement et simplement licencier!

Ces salariés donc, prennent, en plus de leur perte de salaire injustifiée et dégueulasse, le risque de se faire virer (et calculer aux Assedics) sur la base d'un salaire à moins 25 % dans quelques mois....

Et là, il sera déjà bien tard pour réagir.

Nous ne parlons pas des inévitables 30 % de lâches incompressibles dans ce type de situation, il n'y a rien à faire de ces gens-là qui enfoncent tous leurs collègues pour sauver leur peau à EUX.

Mais vous, les employés, les techniciens, vous, tous les autres - et même les clercs, dont beaucoup sont mal payés et mal traités -, comment ne voyez vous pas que ce n'est pas cela qu'il faut faire?


- D'autant que tous ces renoncements mis bout à bout ne sont plus des actes isolés - tout cela aide le patronat du notariat qui est lui, puissamment coordonné dans de nombreuses institutions, à poursuivre cette stratégie, et pourquoi pas, à monter le curseur encore plus haut!


Vous toutes et tous qui signez, les yeux fermés, sans vous battre, sans même essayer, sans solidarité entre vous, non seulement vous "baissez votre pantalon" (mais cela vous regarde bien à la rigueur), mais en plus, vous baissez le notre, et c'est là qu'en tant que collègues, nous sommes de moins en moins d'accord avec cette stratégie de renoncement.


- Oui, il y a d'autres solutions, face à ce genre de plans sociaux inéquitables:


1° se syndiquer - si possible, faire désigner d'urgence un délégué syndical.


2° faire une liste de revendications et propositions ( premièrement, voir les bilans et les analyser selon vos opinions; deuxièmement, quoi qu'il en soit, pas de baisse du salaire, notamment; le cas échéant une récupération du temps de travail à reprise de l'activité, ce la se fait dans de nombreuses entreprises; ou une formation, enfin bref. Pas de baisse de salaire, pas de licenciement. Des économies faites par les employeurs aussi, sur les frais généraux, les dépenses somptuaires, l'encaissement de leurs bénéfices... Si licenciements il devait y avoir, demander le licenciement économique, vérifier la validité de la procédure…)


3° se mettre immédiatement en grève illimitée, jusqu'à satisfaction des revendications, au besoin, avec occupation, avec l'appui de l'union locale CGT de votre arrondissement ou de votre ville, et de la CGT-Notariat. Médiatiser le conflit.


4° la publication, par tous moyens, du nom de l'étude qui licencie ou dégraisse.


la participation active, y compris pendant votre conflit, syndiqués ou non, à la création des coordination départementale de défense des salariés du notariat.


Non, les choses ne vont pas « s'arranger ». Et certainement pas en pratiquant ainsi ! Les attaques sont coordonnées – les ripostes doivent l’être aussi.

Oui, vous pourrez vous faire licencier quand même (même si vous êtes "très gentils" avec les employeurs), et non ce n'est pas en courbant l'échine qu'on se fait respecter.

Ces luttes peuvent être articulées à des revendications qui nous concernent toutes et tous par ailleurs : salaires, retraités, CRPCEN....et la défense de nos emplois, de nos vies, peut prendre une nouvelle ampleur qui nous aiderait toutes et tous.

Alors, qu'attendez-vous, chers collègues?


Si vous voulez vous battre, vous n'êtes pas seuls.

A BIENTOT !


Coordination de Défense des Salariés du Notariat - 75 - 92 - 93 – 94



PREMIERE REUNION prévue MI AVRIL A PARIS

Tel 01 48 18 84 34

Inscrivez-vous et dites nous si votre préférence va à un samedi matin (entre 9 et midi) ou à un jour de semaine après le travail (entre 18h et 20 heures).

PS/ Les salariés du notariat hors Paris et RP qui le souhaitent peuvent évidemment prendre les choses en mains et créer de telles coordinations avec l’appui du syndicat..."

mardi 24 février 2009

SALARIES DU NOTARIAT, PRENEZ VOTRE AVENIR EN MAINS ! LE 19 MARS 2009, LA PEUR DOIT CHANGER DE CAMP!


LA CRISE DANS LE NOTARIAT ?

Depuis la fin de l’année 2008, de nombreux offices notariaux ont commencé à se séparer d’une partie de leur personnel.

Rien que pour janvier 2009 on compte déjà plus de 1400 suppression de postes, soit 3 % sur 50.000 salariés du notariat actifs en France environ.

Intérimaires, sous-traitants et CDD ont été les premiers touchés. C’est désormais au tour des salariés en CDI de subir pressions et chantage.

On parle de "ruptures négociées", avec ou sans indemnité, de mesures de chômage partiel ou technique, de réduction du temps de travail et de réduction des salaires....sans qu’aucun accord sérieux soit signé en contrepartie en faveur des salariés qui accepteraient de se sacrifier ainsi ! Les « négociations » sont la plupart du temps inéquitables, faute d’instances représentatives du personnel ou de syndicats d’entreprise fiables.

"C’est la crise", nous dit-on pour expliquer ces "dégraissages".

LES FAITS, RIEN QUE LES FAITS…

Si les réalités économiques qu’avancent les notaires sont si graves, si les difficultés financières sont VRAIMENT strictement liées à « la crise », et non aux choix de gestion des employeurs, comment expliquer qu’à ce jour, aucun licenciement économique stricto sensu ne soit encore intervenu ? C’est pourtant le seul mode d’action qui serait légalement envisageable, si ces départs étaient vraiment dus à des causes extérieures !? !

Au lieu de cela, certaines Chambres des notaires (notamment à Paris) forment même leurs adhérents, avec l’aide d’avocats en droit social, à la meilleure manière d’utiliser le droit social pour gérer la crise !On fait pression sur les salariés, on refuse de négocier des augmentations de salaires, et on liquide à tout va, tout en préparant activement, cependant, l’avenir, non pas "de la profession", mais des notaires, avec l’opération "Notariat 2015".

POURQUOI?

OUI, LA QUESTION SE POSE QUAND ON RAPPELLE CES QUELQUES DONNÉES :

> Le notariat a réalisé en 2008 entre 6 et 6.5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, pour 8800 notaires et 4500 offices environ ( source Le Figaro, et site Internet du Conseil supérieur du notariat)

> Un notaire gagnait en moyenne en 2007 environ 221.000 euros nets annuels (source Le Journal du Net)

> Le notariat était prévenu de la « crise des subprimes » par un rapport circonstancié du FBI depuis octobre 2007 (source Le Figaro)

> Le marché de l’immobilier (49 % de l’activité notariale en France, source site Internet du Conseil supérieur du notariat) a connu une hausse exponentielle ces dix dernières années.

La question se pose donc aujourd’hui de savoir

où est passé l’argent ainsi gagné et amassé

et ce qui prouverait la prétendue absence de fonds justifiant une telle panique ?

La question se pose aussi de savoir pourquoi on n’envisage pas d’abord d’autres solutions que celle de « taper » sur nous, les salariés ( que nous soyons employés, techniciens ou cadres), par exemple :

> Compte tenu des inégalités entre certaines études d’une même région, pourquoi une caisse de solidarité n’est elle pas créée entre elles pour permettre aux études les plus fragiles de survivre sans licencier pendant cette crise? Cette crise, si elle semble affecter une partie du notariat ( baisse relative du volume des ventes, parfois, baisse de certains prix soit, mais pas toujours, pas partout), ne durera sans doute pas éternellement et il est même possible que le marché immobilier se relève dès fin 2009 (cf Les Echos enquête sur le marché immobilier février 2009).

> On ne comprend pas pourquoi ce ne sont pas d’abord dans les versements de bénéfices, dans les frais généraux, souvent très élevés, et les dépenses somptuaires (fleurs, mobilier, déjeuners, prestations annexes...), que se font les premières coupes claires?

> On ne comprend pas pourquoi, alors que nous n’avons pas profité des dix dernières exceptionnelles années de l’immobilier (au contraire, vu les attaques qui ont été menées contre la CRPCEN et notre régime spécial), pourquoi nous, les salariés, alors que nous ne sommes pas les premiers à profiter quand ça va bien, serions les premiers à payer quand cela va mal?

La CGT ne peut s"empêcher de penser aussi que les travaux de la Commission Darrois sur "la grande profession du droit" ne sont peut être pas étrangers à tout ce remue-ménage, et que la crise "a bon dos".

En effet, dans Le Figaro du 22 janvier 2009, Jean-Michel Darrois donnait les premières pistes de sa réforme.

S’il semblait refuser l’idée d’une "grande profession du droit", il laissait quand même filtrer le concept "d’interprofessionnalité" permettant aux notaires et aux avocats de travailler ensemble....

Compte tenu des bouleversements évidents et importants que de telles réformes amèneraient inévitablement pour nous, les salariés pouvant devenir "gênants" à moyen terme, comment ne pas se poser la question de la relation de cause à effet?

Peut être les notaires et les avocats préparent-ils déjà ainsi leur reconversion commune dans des "études nouvelle formule"?

FACE A CES MENACES, nous, salariés du notariat n’avons que deux solutions :

rester isolés, individualistes, et subir en croisant les doigts pour que ça ne nous « tombe pas dessus »,

ou, au contraire, nous rassembler, s’unir, se syndiquer, autour de la CGT, pour lutter et se battre contre toutes ces mesures dévastatrices : chômage, précarisation, baisse des salaires, attaques contre la CRPCEN, réforme de la profession "Commission Darrois"…

OUI, IL FAUT RELEVER LA TÊTE !

LA CGT, A L’ORIGINE DE TOUTES LES GRANDES CONQUÊTES SOCIALES, EST A MÊME , HISTORIQUEMENT, D’IMPOSER AUX EMPLOYEURS DE RESPECTER LES SALARIES.

ET LA CGT, C’EST AUSSI VOUS.

La CGT - Notariat ( Fédération des sociétés d’études) vous propose de vous aider à vous organiser, et de vous soutenir pour mener les actions collectives nécessaires à votre défense.

1° N’hésitez plus , syndiquez vous et faites syndiquer vos collègues à la CGT. Cela peut être fait en toute confidentialité dans le respect de ce que vous souhaiterez.

2° Syndiqués ou pas, contribuez avec nous à créer des Collectifs départementaux ou régionaux pour la défense des salariés du notariat.

Ne soyez pas seul-e-s face à vos employeurs, pour pouvoir enfin résister vraiment et avoir une chance d’imposer vos conditions : la CGT, c’est une force nationale à vos côtés.

4° Préparons tous ensemble un cortège des salariés du notariat pour la journée d’action du 19 mars 2009, et si possible, une journée de grève, pour nous rendre, enfin, audibles.

Il FAUT BRISER L’OMERTA DANS NOTRE PROFESSION !

PARLEZ EN A VOS COLLÈGUES- Contactez nous :

Au niveau local Paris - c/o Union locale du 1er/2è 01.42.33.83.47

Au niveau national : 01.48 .18 .84 .34

Noël LECHAT - CGT NOTARIAT - Fédération Sociétés d’Etudes

http://www.soc-etudes.cgt.fr/contact.php - Courriel : fsetud©cgt.fr

jeudi 19 février 2009

LA CRISE (de nerfs) DANS LE NOTARIAT?!?

Sans plus de commentaire de ma part (car je ne peux pas le faire ici), mais chaque salarié en tirera les conclusions qu'il veut....

A lire aussi "sur le même thème": "Salarié du notariat on veut te faire la peau?"
http://buzz-le-clerc-de-notaire.blogspot.com/2009/02/salarie-du-notariat-on-veut-te-faire-la.html
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Trouvé ici http://www.lesechos.fr/info/analyses/4828218-verites-et-mensonges-sur-le-logement-et-la-crise.htm

ANNICK COLYBES

Vérités et mensonges sur le logement et la crise [ 09/02/09 ]

Les promoteurs pleurent sous leur douche. Voilà neuf mois qu'ils voient les ventes dégringoler et les frais financiers s'accumuler. Depuis, ils ajournent leurs projets. Les agents immobiliers désespèrent, eux aussi, et doivent absolument décrocher des mandats : sans transactions, point d'honoraires et des vagues de licenciements.

Il ne fallait pas rêver. L'immobilier ne pouvait pas rester à l'écart de la crise financière et de la crise économique, lui qui se nourrit de crédit et de confiance. Or le crédit est devenu plus rare et plus cher et la confiance des ménages est ébranlée par la situation économique. Ces ménages qui constituent les bataillons de la demande en logements, de plus en plus forte, craignent pour leur emploi et préfèrent garder leur épargne.

De toute façon, beaucoup sont depuis longtemps désolvabilisés par la cherté des prix et dissuadés d'acquérir par les banques. Les annonces d'une baisse inéluctable et durable des valeurs vénales, les scénarios de pure fiction prévoyant des diminutions de 10 % annuelles jusqu'en 2012 alimentent l'attentisme.

Les acteurs de l'immobilier sont motivés par la défense de leurs fonds de commerce. Les corporatismes troublent l'opinion publique : les promoteurs proposent des gimmicks commerciaux pour se défaire de leurs stocks. Les banquiers étouffent le crédit. Des réseaux d'agents, inconnus de tous, font des rares ventes qu'ils ont conclues un indicateur de la mauvaise santé des prix. Des sites fleurissent sur les offres « low cost ».

Seuls les notaires affichent des chiffres fiables, mais décalés sur un marché qui tourne très vite. Ainsi, alors que tous s'accordent, à juste titre, sur une forte chute des ventes en 2008, les informations les plus fantaisistes circulent sur les prix.

Quelques vérités : les prix ne s'écroulent pas, ils se rétractent. Les acheteurs ont intérêt à attendre la baisse proclamée, mais les propriétaires qui ne sont pas obligés de vendre font le gros dos. Beaucoup préfèrent garder leur bien et le mettre en location en attendant des jours meilleurs. L'offre de logements n'émane que de vendeurs en attente d'un prêt relais, ou contraints de déménager ou de régler une succession. En position de faiblesse, ils sont amenés à céder du terrain aux acquéreurs alors en position de force pour négocier.

La baisse des prix sera limitée parce que le marché résidentiel est un marché de besoins où la demande reste largement supérieure à l'offre. Cette baisse sera aussi sélective ne touchant que les zones les moins attractives.

Il n'y a pas un marché immobilier mais une myriade de micromarchés : certains subissent une réelle baisse des valeurs, d'autres enregistrent tout au plus une pause. L'euphorie immobilière avait gommé la hiérarchie des prix entre l'ancien et le neuf, le libre et l'occupé, les centres-villes et les périphéries. Celle-ci va se recréer. Ainsi en Ile-de-France, la baisse des prix observée n'affecte que certains produits, en particulier les maisons individuelles, dont les valeurs et les volumes de ventes avaient progressé le plus vite, notamment en Grande Couronne qui a accueilli les ménages les plus modestes. La capitale, marché de pénurie, continue d'enregistrer une hausse (+ 4,5 % en 2008, selon les notaires).

Ainsi, le reflux des ventes s'explique par un désaccord entre des vendeurs dont l'intérêt est de vendre au plus cher et des acheteurs qui n'ont pas réussi à faire baisser les prix, même s'ils ont en partie repris le pouvoir. En partie, car ce désaccord se traduit rarement par une baisse des prix actée puisque les transactions n'ont pas lieu. Attaquées, les banques se défendent en affirmant qu'il n'y a plus d'emprunteurs.

Pour rappel, en euros constants, les logements n'ont retrouvé leur haut niveau de prix de 1991 qu'en 2004, et n'ont pas cessé d'augmenter depuis. Les particuliers ont ainsi engrangé depuis dix ans de substantielles plus-values (+ 140 %) et ne seront pas appauvris par cette pause d'un ou deux ans. La marge est encore substantielle.

Les pronostics les plus pessimistes peuvent être déjoués. La crise a été subite et violente, la sortie de crise peut être plus rapide que prévu et se dessiner dès la fin de l'année. Pour peu que la BCE baisse encore son taux directeur et que les banques répercutent cette baisse sur le niveau des prêts à long terme, l'horizon pourrait s'éclaircir. En baissant de près de 1 point, depuis novembre, les taux du crédit logement ont déjà augmenté de 15 % le nombre d'acquéreurs potentiels.

A l'heure où tous les placements semblent menacés, la pierre pourrait bien à nouveau attirer tous ceux qui avaient oublié sa qualité de valeur-refuge.

Annick Colybes est journaliste aux « Echos », responsable du Dossier immobilier
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Et ensuite:

Trouvé ici http://bellaciao.org/fr/spip.php?article80643

"Les notaires perdent leur calme et commencent à licencier
mercredi 18 février 2009 (11h08)
21 commentaires

Le 15 février 2009, Xavier Dulac

Les notaires perdent leur calme…

Petite histoire de voisinage…

Une salariée d’ un cabinet de notaires vient de se faire signifier son licenciement économique, avec 4 autres de ses collègues. Sur 15 employés, seuls 10 conservent leur poste.

Si la baisse du nombre d’acte est avérée, sans pour autant atteindre des proportions considérables, c’est surtout la baisse des prix de vente qui a déclenché les procédures de licenciement : les notaires étant payés au pourcentage du prix de transactions et les prix étant en très nette baisse, il devenait difficile pour le cabinet de rester rentable avec autant d’employés…

L’employée, virée, a donné son préavis pour l’appartement qu’elle louait et retourne chez ses parents, le temps de rebondir.

Ce qui fait un logement de plus à louer dans une région, où d’après elle, ce n’est pas ce qui manque en ce moment…

Trouvé sur le Buzz Immobilier

(suite, le 16 février 2009, par Marie Phoenix)

Les notaires commencent à licencier : “Je vous conseille de lire cette page qui montre la situation exécrable dans laquelle se trouvent les études de notaires actuellement.”

Sur ce forum les différents témoignages des clercs de notaire sont sans équivoque : ils sont licenciés et leurs collègues aussi.

Le nombre d’actes a fondu comme neige au soleil, dont brille leur plaque, et s’ils ont le malheur de travailler dans la vente de biens immobiliers…

Il s’agit d’une page avec des informations de personnes travaillant dans le notariat.

Voici un extrait choisi qui m’a le plus frappé : “Une étude de Caen a licencié 22 clercs, puisque 50 % de leur activité était essentiellement de la vente d’immeubles…”

D’autres témoignages : “Bonjour à tous, collègues du notariat. Je viens d’apprendre aujourd’hui mon licenciement économique, avec trois autres de mes collègues. Je suis formaliste. font également partie de la charrette : la personne qui s’occupait de la négo et deux clercs. Alors oui, il y a du licenciement dans l’air.”

“Je viens de me faire licencier dans un étude des Bouches du Rhône. J’ai téléphoné au conseil sup à PARIS, il parait que ça va licencier grave en 2009.”

“Bah pour moi c’était hier la bonne nouvelle ! Ca fait un choc !! on avait tellement l’habitude de les entendre se plaindre qu’on ne s’est pas rendu compte que ça allait tomber !!”

“Moi aussi je travaille dans une étude et on vient de nous parler aujourd’hui qu’il “faudrait “que l’on se mette aux 4/5ème afin de réduire les charges de l’etude.”

“Bonjour, Je suis également notaire assistant dans une étude de 18 personnes où trois licenciements viennent d’être annoncés (secteur Poitou-Charentes).”

Trouvé sur le Buzz Immobilier

De : Buzz Immo
mercredi 18 février 2009 "

mercredi 18 février 2009

RIGOLO! Un Clerc de notaire fait son blog militant


Donc, obligé que j'en parle...surtout avec ce qui nous attend

En plus il a un pseudo qui m'a fait polier "Buzz Le Clerc".

Bienvenue Buzz ( dans le monde des blogs et à la CGT donc).

- Ouf, au moins nous sommes déjà quelques-uns de cette étrange race!!!!!

A voir ici

http://buzz-le-clerc-de-notaire.blogspot.com/

"Ceci est le blog de "Buzz Le Clerc", clerc de notaire qui, comme les Canuts, s'en va tout nu (surtout en ce moment...) Je donne mon impression du travail, mes coups de gueule, mes idées et...quelques bons tuyaux "vers l'infini et au-delà""

Plus on est de fous et plus on rit - paraît-il !