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jeudi 20 septembre 2012

Religions, divisions, diversions (pièges à ...)...exploitation.... RÉVOLUTION !

Religions, divisions, diversions (pièges à ...)...EXPLOITATION.... RÉVOLUTION !

Il se passe (à mon avis, mais je peux me tromper) des choses autrement plus importantes (malgré les apparences) ailleurs, plus importantes parce que fondamentales (c’est à dire à la base, à la racine) sur d’autres thèmes, pour l’avenir.

La guerre, aux portes du monde. Et l’abattage capitaliste, de masse.

Bientôt on se prendra la tête pour savoir si on fait des files de chômeurs musulmans, athées, bouddhistes, juifs.... devant Pôle Emploi.

Si on continue, on se tapera même sur la gueule pour ça,au lieu d’aller chercher les responsables de ce merdier dans leur bureau et d’arrêter ce massacre des licenciements et du chômage.

Belle réussite que ces opérations de diversion / division, en tout cas !

Ceux d’entre nous qui ne se seront pas entretués pour des questions de barbe, de voile, de jeune, d’image...auront encore une chance de se faire exterminer par les firmes comme Monsanto, à moins qu’on finisse par avoir directement la guerre ("propre" ou pas) ici même...

Est-ce que les vers de charogne sont athées ? Mangent-ils cacher ? Mangent-ils hallal, sur le cadavre du énième travailleur qui se sera tiré une balle dans la tête après avoir reçu sa lettre de licenciement ? "Only God knows...."

Je le dis fraternellement ici : camarades, recentrons nous sur l’essentiel !

Les imams et les rabbins.... si je les retrouve dans les manifs pour PSA Aulnay ce midi ça ne me dérange pas le moins du monde de les entendre scander "Tous ensemble, contre les actionnaires" ! Ni Luz et Charb d’ailleurs ! (Mais là, ok, faut pas rêver...)

J’ai même une banderole pour eux : "LES RÉACTIONNAIRES CONTRE LES ACTIONNAIRES" :-D
Allez camarades, on arrête les bêtises. Toutes les bêtises. Le feu est à la maison.

La pauvreté et la misère et leur cortège de monstruosités vont s’abattre encore plus sur ce pays, pas à cause de la religion, pas à cause du TSCG ni de la couleur du slip de François Hollande.... NON, à cause de la bourgeoisie, des capitalistes, des actionnaires, et surtout, A CAUSE DE NOUS , A CAUSE DE NOTRE INACTION, A CAUSE DE NOS DIVISIONS sur des sujets subalternes et accessoires (en tout cas A CE JOUR, POUR L’INSTANT).

Posons les vraies questions.

Par exemple : Céder 75% de GEFCO au russe RZD pour 800 M € va-t-il servir à réduire plan social chez PSA ou cela ira-t-il une fois de plus, uniquement dans la poche des actionnaires ?

Et pour finir je forme un vœu (pieu ? ;))

Si seulement la guerre des classes suscitait autant de passions et de vocations que les guerres de religion !

De cette période tourmentée et sombre pourra éclore le meilleur comme le pire.Je l’avais dit déjà, c’est la nuit, la nuit où tous les chats sont gris... Oui. Mais pour que le meilleur ait une chance d’arriver, il faudrait que l’avant-garde que nous sommes (qu’on le veuille ou pas) arrête d’enculer les mouches électoralistes et divisionnistes et fasse un peu plus son boulot d’éclaireur.

Enfin ... "je dis ça, je dis rien".



Vive la grève, vive la manifestation, vive la révolution et vive le communisme.

mercredi 12 septembre 2012

"Si nous voulons que tout reste comme c’est, il faut que tout change"*

"Si nous voulons que tout reste comme c’est, il faut que tout change"*
(*Tancrède dans "Le Guépard")

Bon, tout le monde ou presque l’aura compris, et assez rapidement, le "changement", finalement, ça ne sera pas "maintenant"...

Ou plus exactement , ceux qui ont cru que le changement en question aurait quelque substance en seront pour leurs frais d’illusions.

Ce changement ce ne sera que l’alternance de serfs du pouvoir , des chevaux frais pour que la bourgeoisie puisse parcourir encore quelques verstes de plus, en somme...

Si peu de substance, donc,oh, à peine de quoi émouvoir deux ou trois bigots indécrottables.

Même le mince espoir apporté sur des dossiers sensibles, en matière de justice, par exemple, sera rapidement estompé.

Quant au mirage incarné par le froufroutant cavalier Montebourg, il s’est définitivement évanoui comme neige fond au soleil avec la parution du rapport Sartorius sur la situation de PSA.

Oh, "miracle" (pour le gouvernement qui a trouvé là de quoi se couvrir ses petites fesses roses et peut ainsi "condamner la méthode" de PSA mais pour mieux entériner la fermeture de l’usine - et la mort des sous -traitants), ce rapport-là sonne le glas de l’usine d’Aulnay, c’est  un énorme doigt d’honneur fait aux 3600 ouvriers du site et au-delà, à l’ensemble de la classe ouvrière, et dresse un portait d’un PSA moribond, au bord du collapsus.

A tous les écouter, ces "socialistes"-là, on imagine déjà ces pauvres héritiers Peugeot sur la paille, en train de faire la manche au coin de leur galetas, sous un pont de Paris - alors que ces salauds d’ouvriers, eux ils se goinfreront comme des cochons avec leurs milliers d’euros d’indemnités...

(Snif, c’est trop triste...mais non, je plaisante...Tiens, à l’heure qu’il est ils sont peut-être en train de prendre le thé à Uccle, chez M. Arnault ?...). 

Alors bon, soit, n’ayons pas la mémoire courte, ne soyons pas mauvais joueurs, sur le coup, ne plus voir et ne plus entendre (ou presque) les Sarkozy, Morano, Lefebvre, Hortefeux etc... ça n’a franchement pas fait de mal.

Je m’en suis rendu compte cet été en m’apercevant que je respirais un peu mieux et que je me sentais beaucoup moins harcelée (c’est aussi parce que je n’écoute presque plus les médias officiels, il faut dire !).

Hélas pour nous, les "impétrants" (comme dirait Arnaud, non pas Arnault, l'autre) "de gauche" (enfin bon, même ça, ça se discute) sont en passe de les remplacer (déjà...).

Le jeune Manuel Valls tient bon la corde dans ce tiercé et s’est déjà distingué à plusieurs reprises depuis sa nomination, notamment au sujet de la "sécurité", ou des Rroms.

Pendant ce temps, la figure désormais traditionnelle de l’opposant en réformisme - vous savez, celui qui vend du concept de "révolution par les urnes" à tour de bras, (et, attention, dans toute l’Europe, si, si !) comme si le 11 septembre 1973 n’avais jamais existé, comme si les bombardements de la Moneda, comme si les doigts de Jara au sol, ensanglantés, dans le stade national ... comme si toutes horreurs de Pinochet soutenues par la CIA et Kissinger n’avaient jamais existé, n’avaient jamais sonné la fin définitive de l’illusion réformiste moderne, - et bien celui-là continue de progresser, grâce aux moyens -matériels, financiers - résiduels d’un parti autrefois communiste, et avec la bienveillante complicité de médias bourgeois qui se paluchent furieusement à chacune de ses sorties tribunitiennes...

De cette progression du Tartuffe (à peine) social-démocrate, l’objectif premier est réussi - et continue de réussir - c’est d’occuper l’espace "à gauche du PS" comme disent les journalistes en politiciennerie, occuper l’espace, occuper le décor, être sur la photo jusqu’à la nausée.

Le message du Capital est archi-clair : "Or les urnes, il n’y a rien à faire, et il n’existe rien d’autre, bonnes gens , que le réformisme hystéro-histrionique d’une excroissance de la Gauche socialiste mâtinée de néo-stalinistes dégénérés, ou le Front National."

Rompez les rangs.

A ce sujet plus particulier de ce que j’appellerais "la confusion démobilisatrice" (volontairement propagée pour certains, involontairement contributive pour d’autres) et sans faire d’amalgame entre ces uns et ces autres, certains de mes bons amis et camarades ici et là me pardonneront, je l’espère, de ne pas partager leur engouement ni leur enthousiasme - ni leur combat- relativement à la "lutte" envisagée contre le "TSCG" ( traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) européen.

Je crois d’abord , avec le recul de l’expérience de 2004/2005, qu’à supposer que cette "lutte"-là soit utile à la lutte de classe que doit mener le prolétariat sur les lieux d’exploitation, on ne lutte pas contre un traité européen avec un référendum.

C’est un acte vain. Une perte de temps. A fortiori quand on peut déjà dire de façon sûre que ce référendum n’existera pas.

La façon dont notre "NON" de 2005 a été piétiné en 2008 "en deux coups de cuiller à pot", (à confiture) si je puis dire, devrait quand même nous inciter à réfléchir...

La bourgeoisie se fout complètement des soubresauts nationalistes, souverainistes (qui ne l’intéressent que pour diviser telle ou telle fraction locale du prolétariat), elle se torche d’un NON de papier et ne peut respecter que le NON qui monte des usines occupées, des travailleurs en grève, des dépôts de carburant bloqués, des universités arrêtées et des banques réquisitionnées....

C’est peu dire que, contrairement à ce qu’avait été mon engagement en 2004-2005 pour le "Non", je ne partagerai donc pas cette fois tout ce qu’implique une campagne sérieuse pour un référendum que nous aurions une chance raisonnable d’obtenir de haute lutte.

Cela ne signifie nullement que j’aie renié ce qui est ma conviction profonde depuis l’origine, et a fortiori depuis Maastricht , que cette construction européenne-là est mauvaise, diabolique, qu’elle est à combattre, qu’elle est, (nous en avons la preuve chaque jour), inacceptable pour les travailleurs, et plus généralement, tous les exploités.

Cela ne signifie pas non plus que je pense bien sûr qu’un tel traité doive être adopté, ni qu’il ne faut rien en dire, ou taire ses critiques ! Certes non.

Je crois que c’est la méthode à l’opposition qui est mauvaise. (Elle est tellement foireuse que c’est celle que le Tartuffe en chef a choisie...c’est dire si, de mon point de vue, il faut la questionner, cette méthode - même si je sais bien qu’il peut avoir raison quand il dit que l’eau mouille et que le feu brûle !). Mais nous en reparlerons ailleurs, une autre fois,plus en détail, je développerai ma position, le cas échéant, sur le sujet TSCG.

Ici, en résumé je dirais : ne perdons pas notre temps dans ce genre de bataille contre des moulins à vent. Nous avons vu ce qu’il en coûtait pour mobiliser et le résultat à moyen terme...

Nous le savons, obtenir gain de cause (soyons fous !) sur le TSCG n’empêchera nullement la bourgeoisie de fermer Aulnay.

C’est évidemment une figure que de présenter les choses ainsi ("le TSCG vs Aulnay"), mais enfin, c’est une façon de dire que nous ne nous dédouanerons pas de mener la lutte de classe au sein de appareil de production,au cœur même des rapports entre les forces productives et que, "bordel", il va quand même falloir choisir un camp, ou plutôt (le camp étant déjà choisi pour la majorité d’entre nous, militants communistes, où que nous nous situions précisément) un cap, et s’y tenir, fermement, pour construire un mouvement.

Bien sûr, j’ai conscience que le choix de la direction à prendre implique également une certaine analyse et une certaine vision de la société actuelle, des rapports de(s) force(s) du moment, et qu’on ne peut pas régler cette question-là en deux lignes dans un tel articulet.

Sans doute en tout cas que les clivages et les contradictions vont aller s’aiguisant, nous ne sommes pas dupes. Je sais qu’il y a des amis (qui sont aussi des militants communistes) avec lesquels peut être bientôt, nous ne partagerons plus l’essentiel sur le choix stratégique, ou tactique...J’espère que cela n’altérera pas les amitiés. Amitiés précieuses en temps de crise(s). Et que nous (tous et toutes) saurons gérer les inévitables difficultés que créeront telle ou telle prise de position chez tel ou tel.

Traité ou pas, légalité ou pas, la bourgeoisie s’en fout. Voilà comment je conclurai ici. Si elle peut le signer, rapidement, ce traité, elle aimera autant, mais finalement,ça ne passe pas, ce n’est pas si grave. Pour elle.
Pour nous en revanche, que de temps perdu. Alors qu’il y a le feu dans notre maison.

Si c’est son intérêt qui est en cause (et comme cela l’est) la bourgeoisie, nous le savons, se fout totalement de "tout ça".

Les commémorations du 11 septembre (de 1973 à 2001) doivent nous tenir éveillés, et nous faire réfléchir. Encore, toujours. Ce qui se passe réellement (pas les délires propagandistes de partis groupusculisés) en Grèce ou au Portugal, ou en Espagne, cela aussi doit nous faire réfléchir.

Or, c’est là, au plus difficile, que nous devons nous préparer, car, comme le dit le célèbre roman de RR Martin, "Winter is coming - l’hiver vient".

Pour cela, il me semble assez clair désormais que nous ne pouvons compter quasiment que sur nous-mêmes, tels que nous existons aujourd’hui. Il faut faire avec cet état de fait. Mais il faut faire.

Bien fraternellement à tous et toutes, que nos luttes s’embrasent, flamboient et se propagent dans toute l’Europe

samedi 28 novembre 2009

LA CONSCIENCE PIÉGÉE, par Patrick MIGNARD


LA CONSCIENCE PIÉGÉE

Intelligence du présent et perspectives d’avenir sont étroitement liées. Or tout est fait pour que ces deux pôles de la conscience politique soient méthodiquement dissociés afin de ne permettre aucune perspective politique.

Plus grave encore, celles et ceux qui ont/avaient la prétention d’ouvrir les consciences s’enferrent – pour différentes raisons (bêtise, opportunisme, arrivisme,…) – dans la logique mortifère du système en place.

LA « DICTATURE DEMOCRATIQUE »

Il faut reconnaître que le système marchand a réalisé un tour de force que peu de systèmes dans l’Histoire ont réussi à imposer : il se veut, se présente et s’impose comme le « top du top » en matière de fonctionnement démocratique. Cette fois–ci plus besoin de Dieu, César ou tribun,… le Peuple fait l’affaire… Il suffit de le manipuler – ce qui n’est pas nouveau – pour lui faire avaler la farce… et c’est en son nom, et avec son consentement – ce qui est nouveau - qu’on l’exploite et le pressure.

Tout critique est considéré, évidemment, comme un anti démocrate … au même titre qu’autrefois il y avait des hérétiques. Ne pas se plier à la règle (pipée) du jeu est considéré comme un outrage à la « démocratie »… autrement dit, l’équivalent du « pêché » dans la religion.

Avec le Peuple, au 20e siècle, tout a été possible… du meilleur, comme les communes rurales en Espagne républicaine, au pire avec le National Socialisme.. Tous les totalitarismes se sont fondés sur le Peuple directement ou indirectement. Avec le peuple, on peut faire tout et n’importe quoi… Il suffit de savoir s’y prendre, de le conditionner, de le manipuler.

Les politiciens ont transformé le système politique en une vaste entreprise d’escroquerie idéologique, de décervelage de masse où la séduction côtoie la culpabilisation. Monopolisant le débat, la manière de poser les problèmes, ils dévient toute critique qui pourrait remettre en question les fondements du système qu’ils gèrent et dont ils profitent. Le moule de la pensée est fixé, immuable, la verrouillant par là même dans une problématique qui ne laisse aucun espace à l’esprit critique sinon dans la mesure où celui-ci peut-être intégré au discours dominant et lui servir de faire valoir.

Ainsi la pensée, habilement enveloppée, aseptisée, tourne sur elle-même. S’auto justifiant à partir de ce qui l’empêche d’exister de manière indépendante, elle ne peut être originale que dans le cadre qui lui est, de fait, imposé. Sortir de ce cadre c’est verser dans l’utopie raillée par les « bonnes consciences,

autrement dit être être dénoncé comme irrationnel et anecdotique.

On veut absolument nous convaincre, une bonne fois pour toutes, que le système est indépassable. En dehors de lui, point de salut !

A entrer dans ce moule, ce corset qui nous est imposé, et que l’on s’impose à force de se convaincre que le discours dominant, de droite comme de gauche est « juste », « réaliste », « responsable », … il ne peut y avoir que de la désespérance.

Tout ce qui vient d’être dit est d’une extrême gravité. Est-ce le signe indubitable d’une pensée anti démocratique ? Oui diront les « penseurs officiels ».

UN COMPLEXE MEDIATICO-POLITIQUE EFFICACE

Ce qui tenait place autrefois de hiérarchie religieuse, détenant le monopole de la pensée, a été remplacé aujourd’hui par un complexe où s’entremêlent ambitions politiques, intérêts personnels, affairisme politico-financier et affaires sordides. Un milieu où règne politiciens, « experts » à géométries variables, bouffons de cour et de salons, faiseurs d’opinions, écolos mondains, sportifs et autres parasites… Un milieu dans lequel les passerelles sont multiples entre tous ces profiteurs du système.

Tous ces individus qui se fréquentent et/ou se haïssent, s’invitent et/ou s’évitent, sont tous en fait liés par leurs intérêts de caste profitant du système.

Ce sont ces mêmes individus que l’on retrouve systématiquement sur les chaînes de radio, les plateaux de télévision, les éditoriaux des grands quotidiens et hebdomadaires… qui ont toujours quelque chose d’original à dire au « bon peuple », et expriment ce que celui-ci doit/devrait penser… « les Français pensent que… » ( ?). Ce sont toujours les mêmes

journalistes qui interrogent les mêmes politiciens, ou leurs laquais, dont on sait qu’ils n’ont rien d’essentiel à dire, sinon à faire les mêmes « analyses » et à marmonner les mêmes promesses. Le débat politique n’est qu’un long monologue d’auto-justification soi, ou de dénonciation de l’ « autre »,… qui ne laisse aucune place à une quelconque alternative, à un quelconque espoir. Même, celles et ceux – il y en a - qui y sont allés en toute bonne fois sont devenus les cautions « critiques » de cette machine à broyer l’intelligence et la volonté.

Bref, un milieu où règne la médiocrité dans tout ce qu’elle peut avoir de plus inessentiel et de plus snob.

Cette logique médiatico politique pénètre jusqu’à notre inconscient. Il n’est qu’à voir l’engouement démesuré pour les émissions – souvent débiles - où se donnent en spectacles, politiciens, acteurs, chanteurs, sportifs,…, l’engouement pour les « Mémoires » et autres « révélations » de personnalités qui n’ont rien à dire, les commentaires sur des articles traitant de sujets totalement inessentiels mais portés au pinacle par les médias – rencontres sportives, affaires privées de « stars » et autres « attrapes gogos » !

Quant à l’implantation locale, si chère à nos élus elle n’est qu’un aspect de la mystification politique… la généralisation de la pratique des « parachutages » est là pour lui donner tout son sens… sauf dans les petits villages où les intérêts politiciens sont inexistants au regard des impératifs de la quotidienneté.

Le soit disant « maillage démocratique » du pays n’est en fait qu’un quadrillage, une mise en coupe réglée de l’économique et du social par les féodalités financières et politiques.

Toutes les féodalités locales sont les vassales des grandes seigneuries des partis… en France, parisiennes.

C’est toujours au travers du prisme déformant des partis politiques officiels que sont évoqués les problèmes de notre société.

CHANGEMENT DE CHAMPS D’ACTION

A peu près toutes les organisationnels politiques ont peu à peu cédé aux sirènes du complexe médiatico politique, voyant en lui un instrument de promotion politique, abandonnant le terrain concret sur lequel se joue le changement social. Le marketing politique a peu à peu remplacé l’analyse et la critique,( sans parler de la praxis aujourd’hui inexistante), que l’on a cantonnées dans un discours bien calibré, quand on ne les a pas carrément totalement dénaturées, voire supprimées.

Il est aujourd’hui évident que ce champ est un véritable piège,…à fuir comme la peste. Il donne l’illusion de l’accessibilité à une audience générale alors qu’il n’est qu’un filtre rendant insipide tout ce qui le traverse.

La vraie vie est ailleurs, loin des paillettes et des discours convenus.

La vraie vie, elle est dans les structures que l’on se crée, que l’on organise collectivement pour contourner l’absurdité et la gabegie des circuits commerciaux, pour recréer du lien social, de la solidarité, de l’humanité… permettre aux structures locales d’exister… bref en démontrant concrètement qu’un autre mode de fonctionnement économique est possible et souhaitable.

Le complexe médiatico politique nous ignore,… peu importe. Il n’est que l’écume de la société. Il n’est que la dimension spectaculaire de la non vie, la version inversée de la réalité sociale. Rien ne peut se faire avec lui et il ne fera rien pour nous… il s’effondrera lamentablement quand la pratique sociale alternative offrira des perspectives d’avenir et constituera une véritable stratégie de changement.

Alors, et seulement alors, la conscience sociale évitera et/ou sortira du piège qui lui a été tendu.

Novembre 2009

Patrick MIGNARD

Voir aussi :

« MANIFESTE POUR UNE ALTRENATIVE »

« LA CONSCIENCE EN MIETTES »

« LE VRAI / FAUX POUVOIR DES MEDIAS »