lundi 3 mars 2008

LES LUMIERES LATINES DANS NOS BROUILLARDS CAPITALISTES EUROPEENS


Le Président vénézuélien, Hugo Chavez, a lancé un appel pour la création d’une grande alliance des Vénézuéliens afin de consolider le mouvement révolutionnaire face aux attaques des ennemis de l’intérieur et de l’extérieur.

" La bataille est pour la Patrie, non pour des intérêts personnels ou sectoriels. Scellons aujourd’hui la grande alliance patriotique parce que l’ennemi viendra essayer de nous affaiblir " a signalé le Président Chavez qui a lancé une mise en garde sur les agissements de l’opposition dont le désapprovisionnement de vivres, l’infiltration de paramilitaires colombiens dans les quartiers populaires, l’insécurité et les attaques contre le peuple.

Même si je comprends bien que c’est aussi une question de défense du peuple Vénézuelien...j’aurais préféré lire, sans doute... "la bataille est pour la Révolution et le socialisme, et la bataille est internationale" - c’est peut être un problème de traduction ou de phrases sorties de leur contexte. Et est-ce que « nation » n’eut pas été plus appropriée dans ce cas ?

Mais bref. Ce petit mot m’a suffisamment touchée pour que j’éprouve le besoin de dire une chose que j’ai sur l’estomac depuis plusieurs semaines.

Nous, communistes et socialistes de tous les pays, et notamment en Europe occidentale, cette « vieille Europe », où nous sommes, contre toutes les apparences, particulièrement et sérieusement asservis, au plus profond de nous et même, jusque dans nos rangs, par l’illusion démocratique créée par le Capital et la "politique d’opinion", par le piège de la société de consommation, et des partis "de gauche" qui ont presque tous baissés les bras, nous plaçons beaucoup d’espoir dans Chavez, le Vénézuela, dans Cuba, dans tous ces endroits du monde où socialisme et révolution sont employés sans pâlir, sans honte et sans sarcasme, mais au contraire, avec une conscience bien nette de leur terrible actualité, et de leur réalité.

Dans une autre mesure, le combat de l’Iran et des iraniens (quoi que l’on puisse penser de Ahmadinejad et des mollahs d’ailleurs), mais des irakiens aussi, nous le regardons aussi comme autant de « dominos anti-impérialistes » qui s’approchent de nous, et ceux là, nous espérons qu’ils vont trouver, rapidement, que c’est le socialisme révolutionnaire qu’il faut armer, promouvoir, plus que l’Islam ou le "patriotisme".

Nous vous regardons avec espoir et envie, beaucoup de passions et de ferveur aussi, comme on regarde la jeunesse du monde!

Vous êtes des lumières très éloignées mais vous êtes des lumières qui brillent beaucoup !

C’est la raison pour laquelle le départ de Fidel nous a remplis de tristesse mais aussi de respect et de gratitude, car il empêche ainsi que les capitalistes puissent dire d’autres horreurs sur son compte (un « dictateur » qui se retire de lui-même, ce n’est pas banal !) et que nous espérons ardemment que le nouveau gouvernement mené notamment par Raul Castro poursuivra l’œuvre révolutionnaire et socialiste du « companero » Fidel, initiée avec Guevara, dans le bon sens.

Tout comme le référendum organisé par le Président Chavez : nous l’avons apprécié et mesuré à sa juste valeur.

Camarades et amis de Cuba, du Vénézuela, de Colombie, d’Equateur, nos frères prolétaires et exploités de tous les pays, nous vous regardons, nous vos écoutons, avec une attention que vous ne pouvez peut être pas imaginer, (car non, ce n’est pas l’inverse et nous en sommes conscients), et face à vous, peuples en marche, peuples en lutte pour l’émancipation, nous sommes humbles, terriblement humbles et bien conscients du chemin que nous devons parcourir.

Nous aussi, nous devons nous mettre en marche. Et nous ne pouvons ignorer que ce combat ne se fera pas que « dans les urnes », des urnes dirigées et orientées par le pouvoir capitaliste, dans un système de représentation(s) fait(es) et construit(es) par les capitalistes pour eux-mêmes, exclusivement! Ce combat passera par nos corps, c’est inévitable, et pas seulement dans la guerre ou l’affrontement physique non, mais y compris jusque dans notre manière de nous nourrir et d’aimer l’autre.

Nous manquons souvent cruellement d’informations exactes et non partisanes sur ce qui se passe dans vos pays, beaucoup d’entre nous ne parlent pas l’espagnol, ce qui rend les choses compliquées, mais nous faisons en sorte d’en obtenir quand même et de suivre vos développements. Sachez que l’information est un élément vital pour nous.

Au passage, un énorme merci à tous les camarades et amis journalistes, sociologues, professionnels ou pas, qui nous aident dans cette démarche de connaissance et de compréhension de l’Amérique centrale et de l’Amérique du sud.

Nous prenons appui sur vos luttes, vos échecs et vos victoires pour remettre les nôtres en marche, pour nous remettre en question, sortir de la torpeur qui a été la nôtre pendant ces trente dernières années, et reconstruire le socialisme, l’espoir qu’il porte, dans nos pays, car c’est urgent, en vérité.

Et c’est bien au-delà des frontières que c’est urgent, comme en a témoigné encore l’agression ignoble d’Israël contre le peuple palestinien de Gaza ces derniers jours. Comme en témoigne également l’occupation illégitime que les Etats-Unis font vivre aux irakiens depuis des années, après avoir mis leur pays à feu et à sang, et on sait pourquoi. Comme en témoignent aussi les menaces perpétuelles que quelques gouvernements Européens alliés d’Israël et des Etats-Unis adressent presque quotidiennement aux Iraniens.

Tout ce que produit le capitalisme est pourri, à plus ou moins brève échéance.

Sous de jolis atours, des parures parfois somptueuses, voici une vraie catin, vérolée jusqu’au trognon, qui ne vous embrasse que pour vous donner la mort.

Si ce n’est pas nous qui récoltons la haine , la désolation, la misère que sème ce système de domination et d’exploitation aux quatre coins du monde, système que nos pays et nos gouvernements (et donc, au moins implicitement, la majorité d’entre nous) soutiennent, ce seront nos enfants , et puis les leurs à leur tour, qui paieront tout ces dégâts.

Il n’ y aura pas de paix dans le monde tant que le capitalisme régira ce monde et que des voyous, des flibustiers, se serviront de leur argent et de leur pouvoir pour le consolider et ce faisant, creuser la tombe de milliers d’enfants,d’hommes, de femmes, jeunes ou vieux, chaque jour.

L’avenir des hommes et des femmes est dans la Liberté, dans la solidarité internationale, une solidarité qui doit être sans faille, dans une lutte mondiale pour notre émancipation, notre éducation, ou plutôt notre enseignement, autour des Socialistes et des Communistes. Pour bâtir un projet de société, un projet d’une nouvelle société, à créer , à imaginer, mais une société, nous le savons, qui ne pourra être construite que sur les ruines fumantes du capitalisme.

El pueblo unido jamás será vencido



De : La Louve

5 commentaires:

Patrick a dit…

Ouch !
Respect, salut et fraternité :o)

François a dit…

Depuis ce soir nous savons que Uribe a fait capoter la libération de plusieurs(12 si je ne m'abuse) otages dont Ingrid Bétancourt.

Le Narco-trafiquant a ,une fois de plus,tout fait échouer.Mais il n'y a rien à attendre de ce scélérat.

Hugo Chavez a bien raison de se préparer car les USA comme Uribé et son armée d'extrème droite sont déterminés à en découdre.

Que ce soit l'Equateur,le Vénézuéla ou d'autres pays il faut les éliminer car pour Busch et Uribe ils sont LE danger.

Je garde espoir car Chavez n'est pas un nouveau né mais un combattant aguéri.On ne peut prédire de ce qui se passera mais Chavez leur donnera du mal.

Je ne sais pas si la révolution partira ou pas de là-bas mais ces pays nous montrent la route à suivre.A nous de ne pas les décevoir.

Fraternellement à tout le monde.

François.

ko a dit…

Ouais, Ouch, comme dit Patrick...

Un message important, plus encore ces jours-ci.
J'aurai peut-être pas tout dit comme toi, la Louve, mais j'approuve quand même complètement ton message !

Que les vents favorables le portent vers qui de droit.

Hasta la victoria.

Osemy a dit…

Salut Dame Ko! J'ai la berlue ou je ne te vois pas sur la photo de "Montpellier vraiment à gauche?"?
Merci pour ta venue et ta lecture en tout cas!
Hasta siempre, companera!

ko a dit…

@ la Louve : Tu m'y vois pas et c'est normal, car mon activité professionnelle m'amène parfois à travailler pour un ennemi de classe, et c'était plus prudent de pas apparaître nominativement.
Là où j'ai pas de pot, c'est que j'apparais plein cadre sur la photo qui illustre l'article sur la réunion publique de la liste, dans le quotidien, pardon, le torchon, local... Comme quoi, ça servait à rien de pas être sur la liste ! ;-)

Pô grave. Next time. C'est pas les combats qui manquent ! ;-)
A bientôt dans les luttes et ailleurs