jeudi 13 septembre 2007

POURQUOI IL FAUT DEFENDRE LE COMMUNISME ET LE PCF ET PAS "LA GAUCHE"



Cher-e-s camarades bonsoir,

Cette mise au point, cette réflexion, fait suite à un article qui m’a visée personnellement et directement sur Bellaciao* (que l’on aura décidément beau jeu accuser de censure après cela !) et à un commentaire d’internaute en particulier suite à cette contribution.

Ce n’est pas pour alimenter de nouveau la polémique de cette intervention que je veux m’exprimer aujourd’hui, ni pour « assurer ma propre défense », mais pour en tirer quelque chose à utiliser collectivement et politiquement.

Pour redire encore et toujours pourquoi je ne crois pas au combat pour « la gauche avant tout », ou, pour modérer un peu, à supposer qu’on me dise enfin ce que signifie ce terme, pourquoi je crois que nous ne devons pas le mener comme cela, et pourquoi je pense que notre lutte est définitivement ailleurs et autrement, communiste.

(Pour celles et ceux qui ne veulent pas tout lire, rendez-vous directement en partie 3 ;-) )


1. Merci à Jean Marie Berniolles et pourquoi ce merci

Cette mise au point et au delà, cette réflexion, a été particulièrement suscitée par un commentaire que je qualifierai de véritablement ami.

Ami, non pas pour « moi personnellement », mais pour tous les communistes et socialistes sincères à travers moi, et ce commentaire, c’est celui de Jean-Marie Berniolles.

Jean Marie, je ne te connais pas personnellement, mais je te remercie.

Je te remercie aussi sincèrement que m’y pousse la sincérité que tu as perçue chez moi.

Non pas tant parce que tu as aussi pris ma défense "de personne militante", mais surtout parce que tu as compris exactement le but, le « pourquoi du comment » de tout cela, et que tu as expliqué le procédé de façon limpide.

Cette attaque personnelle n'avait qu'un objectif et cet objectif il était exclusivement politique.

Certains camarades, dont je sais pourtant que nous partageons les mêmes idées, sont « tombés » dans le panneau de l’attaque personnelle, car j’en conviens, je peux être irritante, parce que le panneau était très bien tendu, et parce que, enfin, je n’ai pas pris mes responsabilités politiques comme il fallait.

Les commentaires parfois haineux que j'ai reçus directement sur mon blog à l'occasion de cette tentative de lynchage me l'ont largement confirmé si besoin était. Les commentaires, les mails et les appels de soutien et d’encouragements également.

Ce qui m’a rendue à moitié malade dans cette histoire, c’était que l’on ne voie pas que cette attaque aussi ouvertement personnelle était surtout fondamentalement politique. Le simple procédé, mensonger, je le maintiens, de prendre appui sur une citation tronquée et sortie de son contexte, le signait tout à fait.

Donc, merci avant tout Jean Marie pour avoir dit cela aussi crûment, j'ai eu des scrupules à le faire, même si je l'ai évoqué dans une réponse. Mille mercis, je n'oublierai pas cela.


2. Quand l’attaque personnelle masque et sert une attaque politique

L’intervention de Jean Marie Berniolles dans ce fil, c’est pour moi une illustration parfaite du message qu’a laissé Guy Môquet ou de cet appel magnifique du 17 juin 1940 de Charles Tillon, appel à la résistance, injustement oublié par l’histoire officielle qui ne retiendra que celui du 18 juin (mais… « Malheur aux vaincus ! ») :

« Le peuple français ne veut pas de l’esclavage, de la misère, du fascisme. Pas plus qu’il n’a voulu la guerre des capitalistes. Il est le nombre : uni il sera la force (…)
Peuple des usines, des champs des magasins des bureaux, commerçants, artisans, intellectuels, soldats, marins, aviateurs encore sous les armes, UNISSEZ VOUS DANS L’ACTION »

Evidemment que le fond réel de cette tentative d’exécution publique c'était avant tout de légitimer la direction actuelle, sans se poser la moindre question, c'était légitimer la secrétaire nationale et son état-major, c’est légitimer le « Congrès extraordinaire », s’auto-féliciter de tout nos « devoirs de vacances », c'est légitimer que nous fassions sans cesse les mêmes erreurs, à l’infini…

Evidemment, puisque je suis parmi les plus engagés, avec d’autres camarades, et publiquement, pour demander le remplacement de la direction AVANT le congrès de 2008, pour demander que la question de l’avenir de nos liens avec le PS soit posée clairement aux militants avant d’être tranchée aux municipales...

Puisque je suis une des plus engagées au sein de notre Parti contre cette notion de « gauche », telle qu’elle est brandie, à plus forte raison depuis que Sarkozy lui-même a glané la moisson gramscienne de « la bataille des idées, qui précède celle des urnes ».

Puisque j’ai dit dix fois ici ou ailleurs, pourquoi il me semble urgent de tirer le communisme français de ses cendres mutiques, pourquoi et comment, à mon humble avis, nous pourrions essayer d’y parvenir.

Le but de cette attaque, à travers moi, c'était bien de ne surtout pas parler des vrais problèmes ; là, on a la vieille maladie héritée de temps qu'on aimerait voir révolus au PCF y compris (et c'est là le comique mélodramatique qui m’a franchement fait sourire) chez les soi disant défendeurs de "la gauche"...


3. Quelques mots sur le Congrès extraordinaire et ses avatars..

J’ai senti d’emblée un « malaise » quand notre « congrès extraordinaire » a été placé péremptoirement sous la bannière du « Pas de tabou chez nous ».

C’est ce que l’on pourrait appeler une prétérition. Un psychanalyste en rirait bien plus encore que moi.

Instinctivement je me suis dit : « ok, soyons pas dupes, si on t’ordonne qu’il n’y ait pas de tabou, c’est sans doute qu’il ne va jamais y en avoir autant qu’à ce congrès »…

Et cela se précise. De tartufferies en renoncements, de chausse-trappes en invités « spéciaux », tout prouve que ce congrès extraordinaire va surtout être celui où l’on va prendre extraordinairement plus que d’habitude les militants pour des cons…

Camarades, on peut me reprocher des contributions brouillonnes, trop longues parfois, des interventions intempestives. On peut me reprocher un caractère parfois peu conciliant. Une attitude ferme qui parfois, peut sembler bornée à celles et ceux qui ne me connaissent pas.

Mais on ne peut pas mettre en doute la sincérité de mon engagement ni me reprocher d’abandonner mon combat, mes camarades ou mon Parti.

Je n’ai pas fait de contribution « classique » pour le Congrès et j’ai préféré simplement développer le questionnaire par d’autres questions, bonnes ou mauvaises, justement parce que je redoute que nous souffrions de pléthore de contributions ( certaines excellentes au demeurant et bien plus profondes que je ne pourrai jamais en écrire) et que je crains que nous manquions de débats réels et surtout, d’actions.

Même si j’écris beaucoup (trop disent ou pensent certains, pas aux bons endroits pensent d’autres….) même si je prends un plaisir manifeste à essayer de retranscrire des choses que je perçois ici ou là, à analyser, à confronter, et bien malgré cela, j’attends les actes, j’attends l’action. Et comme beaucoup de camarades je souffre cruellement de ces atermoiements.

La meilleure parade amoureuse est celle qui a un terme car à un moment, pour paraphraser Brel, « il faut bien que les corps exultent ».

Et je suis convaincue que ce dont nous avons besoin maintenant, ce ne sont pas de 130.000 contributions théoriques sur le marxisme, le communisme, ici ou là, même excellentes, et même si ce n’est jamais négligeable. Non pas que je tienne pour rien le travail fait ainsi par les camarades, au contraire. Je suis admirative de beaucoup d’entre eux, certaines sont remarquables.

Mais je pense que ce dont nous avons besoin aujourd’hui au Parti et, urgemment, c’est très simple et cela tient en un mot, c’est de l’humain. De l’Homme. De la « dimension homme ».

Au-delà, c’est d’un chef. Le mot est peut être mal choisi mais c’est le plus simple et le plus direct que j’aie trouvé. Un chef de guerre et un chef politique, un « meneur », qui saura accepter de redonner le Parti aux militants, militants qui le demandent avec force, nous rendre la dignité dont nous avons besoin pour nous battre et prendre les décisions qui s’imposent une fois la base consultée .

On veut nous faire croire aujourd’hui que les Idées seules sont tout et que les personnes qui sont supposées mettre ces Idées magnifiques en pratique ne sont rien ,que les instruments dont on use ne comptent pas…

On veut cacher sous des prétextes apparemment honorables, une volonté de ne pas faire ce qu’il faut faire.

Ca s’appelle « passer de la vaseline »…

Je ne suis pas d’accord.

On me vilipende en me disant que je suis outrancière ?!

Je ne vois pas d’outrance à utiliser des métaphores guerrières ou soi-disant violentes quand j’entends un président supposé démocrate, supposé républicain, réclamer ce matin EN FRANCE la tête de 15.000 sans papier à ses préfets, et puis la détermination « génétique » des personnes qui demanderont le regroupement familial !

Je ne vois pas d’outrance quand je regarde « les affaires » des chantiers navals de l’Atlantique.

Je ne vois pas d’outrance quand tous les jours depuis des années, je me sens agressée et humiliée en tant que femme, en tant que noir, en tant que jeune des cités, en tant que « français issu de l’immigration », en tant qu’ouvrier polonais, indien, en tant qu’esclave tchèque, lituanienne, roumaine, en tant qu’enfant palestinien de Gaza, en tant que salarié qui arrivant au matin trouve son entreprise vide et les patrons enfuis, en tant que transsexuel insulté et discriminé, en tant que cubain confronté à la rapacité des gouvernements américains…

Je ne vois pas d’outrance quand, tous les jours depuis des années, je me sens agressée et humiliée en permanence en tant que représentante du genre humain par chaque monstruosité qui frappe un frère ou une sœur.

Vraiment, non, je ne vois pas, et la violence que l’on me reproche me semble juste proportionnelle aux maux dont nous souffrons toutes et tous.

Alors à celles et ceux qui me disent de me calmer, qui me disent que j’exagère, qu’il n’y a pas d’urgence et qu’il faut «dissoudre le PCF », « bâtir un nouveau parti démocrate de gauche de la gauche », ne pas attaquer frontalement le PS, qu’il faut « attendre »… je réponds aujourd’hui comme le père Ubu :

« merdRe ».

J’aimerais aussi dire à certains camarades dirigeants qui se croient plus malins que nous autres, qui sont tellement plein de mépris pour nous qu’ils pensent que nous ne voyons pas leurs manœuvres grossières pour continuer de se planquer les miches, que j’ai bien capté le message et que je ne suis pas la seule.

L’exécution était politique, je vais donc faire une réponse politique. (Tu l’as voulue, la voilà).


4. Une précision préalable sur quelques termes

J’aimerais d’abord préciser encore une fois que quand je parle de « nous », je parle des militants en général.

Si pour moi, « nous », militants du parti sans « poste important » (je parle de la majorité), nous avons évidemment tous nos responsabilités dans ce qui arrive à notre parti, nous en aurons toujours bien moins à mes yeux que ceux qui font de la politique « en professionnels ».

Jamais je ne mettrai aujourd’hui sur un même plan la responsabilité de la militante, employée au SMIC qui élève ses deux ou trois gamins et celle du député, élu, réélu, re-réélu etc…

Pour autant je reconnais le travail et les difficultés auxquelles sont confrontées les élus locaux, - et je dirais, particulièrement nos élus locaux (mettons de côté encore une fois, députés et sénateurs, que je ne condamne cependant pas tous sans disctinction ).

Certes, ces élus doivent être accompagnés et protégés véritablement par le Parti.

C’est à dire, pas en couvrant leurs erreurs éventuelles par le silence ou d’autres procédés, mais en mettant en place des structures et des formations, notamment juridiques, qui leur permettent de ne pas en faire. (Je sais bien qu’ils sont particulièrement exposés, puisque c’est mon métier de travailler avec eux…)

Si cela était fait sérieusement, peut être aurions nous évité Aubervilliers ?

Mais si un élu doit être protégé et soutenu, il ne doit jamais être déifié, adulé, et le militant ne doit pas être un vassal, un légitimiste.

Aussi, et pour clore immédiatement toute tentative de polémique sur le sujet, quand je parle des responsables, je parle bien des vrais responsables.


5. Pourquoi faut il se battre pour le socialisme, le communisme et le PCF et non « pour la gauche » ?

La question pour moi (et pour d'autres donc) reste posée, politiquement ( et non personnellement…): jusqu'à quand « tout cela » va -t-il durer?

Jusqu’à quand va durer le comportement qui nous a réduits là où nous sommes en France, et vers quoi nous glissons inexorablement depuis le 4 octobre 1958 ?


5.1. Quelques mots sur le communisme français

Le communisme est un internationalisme, il ne faut jamais l’oublier.

Mais un internationalisme qui a des particularités régionales.

Dans le communisme français, il y a eu un avant et un après.

Cet avant/après, ce n’est pas tant celui de Staline, mais celui de la Résistance et de la « deuxième guerre dans la deuxième guerre », perdue, hélas, par notre Parti, on sait comment.

Le communisme français avait donc, au tiers du 20ème siècle, une particularité régionale importante, fondamentale (qu’il a partagée avec d’autres communismes, comme celui rêvé par Gramsci en Italie et qui lui valu la prison de son éternel « camarade » pro-soviétique), particularité qui a été dévoyée et broyée par le stalinisme , le moscovisme, la servilité du PCF à l’égard de Moscou, une fois supprimés ou écartés presque tous les grands leaders du communisme « d’avant » et du CNR.

Cette particularité était que le PCF était LE parti de la liberté, mieux, de la Libération.

La Libération de la France contre l’Occupation et les nazis bien sûr, mais aussi la libération des prolétaires asservis. Cette guerre nous n’en avions pas voulu, comme disait Charles Tillon, mais nous avons bien du la faire et nous l’avons bien faite, sans oublier notre essence communiste.

Ce parti, c’était le parti de la FRATERNITE, bien avant même celui de la solidarité ou de la « camaraderie ». Celui à qui on doit la Sécurité sociale notamment et entre autres choses.

Un parti qui vivait et pensait le marxisme comme un outil indépassable, et non celui qui en avait fait un dogme destiné à supprimer les gêneurs.

Comment n’avons nous pas été alertés de notre décrépitude par la désertion presque totale des ouvriers, mais aussi des poètes et des intellectuels de notre Parti, (Aragon, Eluard, et j’en passe) le parti des prolétaires anonymes et de leurs défenseurs plus célèbres qui payèrent leur tribut ?

Comment l’hégémonie folle des techniciens politiques et des sociologues aujourd’hui en notre sein, ne nous a pas alertée pas sur l’état dramatique dans lequel nous sommes ?

Comment ces signes ne nous alertent pas, plus vivement que n’importe quel score électoral, sur les ravages où nous ont conduits, non pas tant le stalinisme que, surtout, la voie de garage politique et humaine qui a été choisie dès les années 70 pour sortir du stalinisme et commencer à laver « nos très grandes fautes », à savoir la CHIMERE DE l’UNION DE LA GAUCHE sauce Mitterrand?!

De Gaulle a tué à sa manière imparable le meilleur du communisme français.

Mitterrand l’a achevé, avec son machiavélisme de madré florentin… Il s’est servi de notre arrogance d’une part et de notre mauvaise conscience d’autre part. Il s’est servi aussi, de la détresse des gens qui ont voté pour lui…

Sarkozy, enfant naturel de ces deux figures hautement anticommunistes, va nous enterrer si nous persistons dans nos folies.


5.2. Pourquoi nous sommes au PCF

Nous toutes et tous, nous restons, revenons ou arrivons « au Parti » contre « vents et marrées » parce que nous sommes loyaux et fidèles à l’héritage de ce que nous avons pourtant déjà perdu plusieurs fois. C’est presque malgré nous que nous sommes communistes et au PCF.

Bien que matérialistes, notre attachement à ce Parti vient souvent du meilleur de l’Homme, c’est à dire de son coeur.

Nous sommes fidèles, même sans le savoir, à la mémoire des géants (pas forcément les plus célèbres) de ce Parti, qui nous inspirent, qui nous guident. Ces géants que l’on a tué trois fois : avec le stalinisme, avec la constitution de la 5ème République et avec l’union de la gauche et le programme commun.

Je vous fais ici une petite confidence.

Je n’ai pas été nourrie enfant « au lait communiste », en tout cas, pas directement. Pourtant, je suis de plus en plus surprise de découvrir que tant d’auteurs et d’artistes que j’aime et que j’ai toujours aimés, étaient majoritairement des communistes, ou des précurseurs du communisme, sans que je l’aie su et sans même que je me sois posé la question à l’époque !

Cela me bouleverse et me donne une force incroyable à chaque fois que je le constate, car c’est pour moi la preuve exacte qu’il y a un esprit communiste, à nul autre pareil, qui n’a même pas besoin de se dire pour que les siens le reconnaissent !

Chaque communiste, même celui qui se croit le plus « modeste », véhicule en lui la même chose que TOUS les autres, cet esprit dont il ne faut se défaire sous aucun prétexte:

LIBERTE EGALITE FRATERNITE.


Voilà pourquoi nous restons dans ce Parti, voilà pourquoi nous y revenons, parce que dans nos cœurs, au fond de chacun de nous il y a cette flamme qui vacille, cette flamme du communisme français (et je le dis encore une fois sur le mode régional et non national) qui brûle.

Alors jusqu’où persister dans les erreurs?Jusqu’où persister à sauter dans tous les pièges que le capitalisme va nous tendre, y compris, parfois, à travers des gens nous pourrions penser être proches ?

Jusqu'à ce que les partis anticapitalistes, à commencer par le PCF, explosent et meurent?


5.3. Le PCF , parti communiste, premier parti "de gauche" en France

Pour moi, ce parti, contrairement à ce qu'on serine presque partout avec béatitude, et contrairement au si mal nommé PS, il reste, lui, le « premier parti de gauche » véritable en France .

Sauvons le Parti communiste et le communisme français, et nous sauverons cette « gauche », à laquelle certains sont accrochés comme à leur première Gauloise…

Premier parti « véritablement de gauche » de France le PCF, et pourquoi ?

« Véritablement de gauche » ? Parce que si « gauche » ça veut dire anticapitaliste, socialiste, communiste, sans crainte ,sans honte, sans faux semblant, et bien c’est nous.

Expliquez moi pourquoi, si on veut désigner un chat, on ne l’appelle pas un chat ?!

Certains jeunes des cités diraient « pour t’embrouiller ». Je suis d’accord avec eux.

Donc, c’est encore le Parti, (avec la LCR sans doute, et quoi qu’on pense du « gentil facteur »), où il n’y a pas de souci à se dire encore communiste, ou minimum, socialiste.

Ca n’arrache pas encore la bouche. On se comprend quand on parle de capitalisme, même parfois entre « courants » opposés.

Mais pourquoi « premier », allez vous me dire, alors que nous perdons nos militants, que notre candidate n’a récolté qu’1,97% à la dernière présidentielle et que nous n’avons sauvé notre groupe parlementaire qu’au prix de contorsions discutables ?

A cause de vous, à cause de nous.

Un militant communiste en vaut dix. Et noussommes130.000 ou presque.

Je le dis sans flagornerie mais parce que c’est une évidence dont il me semble que beaucoup d’entre nous, hélas, ne sont plus conscients.

Et c’est bien dommage qu’on ne se le dise pas assez parce que nous avons besoin de retrouver aussi notre dignité, notre honneur, notre souffle. Assez de culpabilisations et d’anathèmes sur les militants du PCF. Et quand j’entends dire, sans contestation, que les communistes sincères ne sont pas dans le Parti mais dehors, je suis véritablement choquée, même s’il est vrai qu’il y a aussi beaucoup de communistes sincères en dehors du Parti.

Par sa ferveur, par sa discipline (qui hélas, se retourne souvent contre nous), par sa fidélité, le militant communiste est un militant unique.

Par sa formation aussi, (et je ne parle pas de formation intellectuelle, historique, économique, pas seulement), mais de formation « de vie ».

C’est la conscience de classe, c’est la « naissance de classe » même.

Avec toute ma bonne volonté et ma « culture », je ne saurai JAMAIS ce que c’est que de grandir dans une famille ou où gagne 800 euros pour 4, où on est viré dès l’origine de tout ce que la soi-disant République peut offrir comme « chances », où on est presque « condamné » à galérer dès sa naissance, où on ne peut pas faire d’études poussées, faute de moyens, où on ne part pas en vacances, où on ne peut pas voyager…

Je peux l’envisager, essayer de le comprendre mais je ne peux pas le vivre. Cependant, je peux mettre ce que j’ai appris ailleurs au service de toutes ces luttes nécessaires. Ainsi que mes bras et mes jambes.

Je suis navrée de dire qu’au PS, sans insulter mes anciens camarades, il n’y a presque plus de militants de ce type (même s’il y en a eu et qu’il y en a encore), et que c’est aussi cela dont « la gauche » cherche à nous spolier parce qu’elle, bras rampant du capitalisme sur les terres socialistes, elle en a toujours été cruellement dépourvue, de ces militants exceptionnels.

De cette force incroyable.

De ce qui s’est immédiatement présenté à mon esprit comme une magnifique « armée », à nulle autre semblable, même si elle est aujourd’hui décimée et mal en point.

Cela me rend malade, compte tenu des périls, réels, qui nous menacent, compte tenu de nos valeurs, de voir cette armée mal gouvernée, de voir nos forces désespérer, de voir nos camarades partir, nous oublier.


De voir, que faute de « chefs » (pas au sens tyrannique du terme, mais au sens fraternel du terme, de pair choisi parmi ses pairs, librement, pour ses qualités humaines et son courage politique), nos forces s’épuisent dans des combats qui sont mal menés, ou qui n’ont aucun intérêt pour notre cause ?

J’enrage chaque jour davantage devant les coups que nous nous portons à nous mêmes.

Je sais que nombreux sont les camarades qui partagent ou qui comprennent cette douleur.

Alors, on va me reprocher mes accents martiaux !

Si nous sommes encore communistes (et ce que j’ai vu mardi chez les camarades de Saint Nazaire lors d’un certain procès me le fait dire sans aucun doute), nous sommes toujours en guerre et nous le savons !

Nous savons que cette guerre s’est accélérée et qu’elle est entrée dans une phase aigue, critique. Le capitalisme est sur une corde très raide et très tendue, au dessus d’un immense précipice.

Nous pouvons le faire basculer ou le perpétuer encore…

Le cacher, nier cette guerre plus violente que jamais, ridiculiser nos peurs et nos attentes dans un magma « politiquement correct », dans le consensualisme, est une fourberie.

Nous priver des armes, de toutes les armes dont nous avons besoin est une trahison.

Face à la violence, à la dureté, aux moyens redoutables du capitalisme mondialisé et financier, il faut des réponses appropriées.

Notre devoir, dans notre marche vers le communisme, c’est de protéger les plus faibles, les plus fragiles.

La première de nos armes c’est ce Parti et les militants, y compris ceux qui, lassés des querelles d’appareils, des atermoiements, nous ont quittés, et qui doivent revenir, ou ceux qui aimeraient bien entrer mais n’osent pas.

A ce Parti, qui doit revenir urgemment aux militants (nous savons bien à peu près ce que c’est que le communisme, on ne va pas se cacher derrière notre petit doigt), il faut donc ensuite un chef, mais pas n’importe quel chef.

Quelqu’un à la mesure des combats et des attentes.

Compte tenu de tout ce que je viens d’évoquer, je pense que les qualités que doit avoir ce camarade pour faire sortir le communisme français des limbes où il meurt depuis 60 ans ne sont pas difficiles à discerner.

Ces qualités cependant, je peux les énumérer ici : honnêteté, courage, humilité, esprit d’équipe, respect de la voix militante, humanité, volonté et combativité.

(Quant à communiste et révolutionnaire, c’est évidemment la base !)

Force est de constater cependant que beaucoup de celles et ceux qui pour l’instant, se déclarent, en catimini ou très ouvertement, candidat-e-s à une succession qui s’impose, ne m’ont pas convaincue, voire pour certains, m’ont franchement rebutée.

Il y a aussi quelques camarades que je verrai bien pour cette mission mais, malheureusement, à ce jour en tout cas, et à ma connaissance, ils/elles ne sont pas candidat-e-s…

Une contribution en particulier m’a beaucoup amusée dernièrement, qui prend des accents d’homme fort, de « vrai communiste bien rouge »,qui prétend taper du poing sur la table, qui conspue Royal (victime expiatoire désignée, comme si elle était la seule responsable de tout cela !), qui conspue la LCR, mais qui applaudit des deux mains ce congrès de 2007, participe à son organisation, pour qui, gouverner avec le PS, s’allier avec lui sans discussion, ne pose aucun problème et qui, surtout, ne porte aucune critique sur la façon dont ce Parti est dirigé (et pour cause)…

Alors que faire mes camarades ?

Et bien, je fais comme vous donc, j’attends de voir.

Mais je fais la promesse qu’on ne me volera pas ma part de souveraineté militante et que je serai du côté des camarades qui refuseront le « hold up sur Fabien ».

Fraternellement,




* « Osémy est une louve pour la gauche », par Nose de Champagne

12 commentaires:

François a dit…

Salut Elodie,pas facile la lutte !Surtout dans son propre camps.Là tes "camarades"ne te font aucun cadeau.Mais pour eux c'est facile;ils défendent une direction dont tu as le toupet de vouloir changer les membres...!M'enfin,pas idée ils sont très bien ces gens qui veulent s'allier aux socio-démocrates surtout à l'approche des municipales.
Malheueusement c'est comme ça,on arrive parfois à faire bouger ce petit monde mais cela n'est jamais facile,il faut dépenser beaucoup d'énergie et se dire que cela fait partie du travail de militant même si l'on s'en passerait bien.Avec ce commentaire tu t'es libérée,ça fait du bien et tu as marqué des points.Il suffit de voir le nombre de posts...
Bien sûr j'ai suivi ce débat sur Bellaciao et j'ai été un brin écoeuré par tous ceux qui te font grief de choses à la limite du mensonge pure et simple.Mais celui qui m'a le plus surpris c'est Esteban qui d'habitude est si enclin à se mettre en colère et cracher son venin là..il a brillé par son silence ?Peur de se mettre mal avec la direction...lui?Non ,c'est pas le genre,hein?

Personnellement je ne suis plus encarté et ce n'est pas en voyant des choses comme celle-là que je risque de le faire,au PC en tous cas.

Nous sommes, ma femme et moi, tes aînés de trente ans et nous aussi sommes passés par ce genre de moments,on sait que c'est difficile et qu'il faut être fort pour les traverser ces moments et là on ne se fait pas de soucis tu es forte tu y arriveras.On t'encourage à continuer dans cette direction qui est celle du bon sens et du militantisme utile.

En plusieurs décennies de militantisme j'ai retenu beaucoup de choses mais UNE surtout:celà ne sert à rien de se renre malade au contraire on perd en efficacité.

Continue avec tes dents de Louve et tes yeux qui y voient très clairement.

On est complètement avec toi.

François et Monique

Pascal Brula a dit…

Bonjour,
J'ai l'impression que tu découvres que la direction actuelle veut tuer le PCF. Bienvenue au club... Personnellement, je m'affiche clairement dans l'opposition à cette direction depuis plusieurs années, tant et si bien que cette (ces) directions ne veulent pas me donner ma carte. Mais peu importe, car, il y a certainement plus de communistes en dehors que dans le parti, tous avec une expérience différente, difficile, parfois violente psychologiquement. Personnellement, lorsque je l'ai quitté, j'étais très isolé et je l'ai fait sur la pointe des pieds. Aujourd'hui, je reviens parce que j'ai constaté que des camarades sont en mouvement contre le réformisme qui a contaminé les directions. Un des premiers maux du PCF est le légitimisme, alors qu'être communiste, c'est aussi être révolutionnaire, donc avoir son propre jugement.
Je pense que tu ne devrais pas rejeter ce qui s'est passé dans les rencontres de Vénissieux, car nous avons des volontés communes : continuer le PCF en s'appuyant sur les couches les plus exploitées de la société, en reconstruisant la conscience de classe dont le peuple a besoin, en combattant le capital et en développant l'internationalisme de combat et la solidarité internationale. Comme tu le dis très bien, nous sommes en guerre, en guerre contre le capital ; et dans cette guerre, la bourgeoisie est unie et sans pitié, elle, contrairement aux communistes, ses seuls véritables opposants.
Dans ton texte, tu cites le peuple de France. Un de tes interlocuteurs sur Bellaciao (où je suis notamment censuré) a calomnié l'appel de Vénissieux en amalgamant le nationalisme et l'appel au peuple de France. Autant le nationalisme est un concept raciste, autant l'appel au peuple de France élaboré à Vénissieux s'appuye sur la lutte des classes et l'internationalisme, donc rien à voir. Il est dommage que tu n'aies pas relevé les propos de ce petit minable. J'espère que tu ne les partages pas, parce qu'avec ce que tu écris, tu pourrais parfaitement nous rejoindre. Notre appel est tout simplement un refus de la liquidation du PCF et un retour à notre posture de combattant contre le Capital ; la fracture entre la Capital et le Travail, entre exploiteurs et exploités étant la seule véritablement antagonique, alors que la ligne de partage entre la droite et la gauche n'est qu'une péripétie de l'histoire.

Osemy a dit…

@ Pascal Brula:

Bonjour Pascal.

Non je ne découvre pas que notre direction a des vues lus que cirticables sur notre parti. Je ne cache pas que je l'ai compris et bien compris assez rapidement et je ne cache pas que je suis farouchement opposée àce qui se dessine très nettement ,quoi qu'on en dise....


Je ne rejette pas l'initiative de Vénissieux, je la regarde, je vous regarde, il peut m'arriver de me sentir bien plus proches de vous que d'autres, sans aucun doute.

Il ya des choses plus qu'intéressantes dans ces rencontres et aussi des camarades de valeur.

Mais il y a bien des choses aussi qui me déplaisent dans cette initiative et personnellement, je ne me sens pas d'affinité particulière avec A Gérin, camarade qu'il ne m'appartient pas de juger cependant.

Sur le fond nous sommes en effet parfois en accord , mais mon objectif n'est pas de confier le PCF à A Gérin, pour dire les choses clairement, et pour des raisons assez précises. Or, si j'ai bien compris, c'est le vôtre. Ma position ne peut donc qu'être une position "d'observateur " à la rigueur, parfois bienveillant en ce qui concerne mes camarades militants "de base", mais sans plus.

Quant au commentaire de Copas auquel tu fais allusion, je pense que traiter un camarade de minable ne se fait pas. Je crois qu'il s'est expliqué sur cela et que je partage ses doutes, ses interrogation à l'égard de cet appel.

Mais une chose est sûre, je me refuse à dire comme vous le faites sans arrêt que les VRAIS communistes sont hors du PCF car je ne partage pas votre avis.

Il n'y a aura pas de sauveur du PCf et du communisme pour moi car je refuse "l'homme providentiel" , notion par nature absolument contre révolutionnaire.

En revanche, je me bats contre la mascarade qu'est ce congrès de 2007 , jeme bats pour quele parti soit rendu aux militants communistes ( avec tout ce que cela implique) et je souhaite ,en effet, que la direction rende sé délégation au plus vite, et en tout cas, avant les municipales.

Mais tout cela ne peut et ne doit se faire que sur la base de quelques pricnipes clairs et sains.

Nous savons toutes et tous à peu près, malgré tout ce qu'on entend, ce qu'est le communisme et pourquoi il a encore, plus que jamais , une raison d'être.

Je ne me prononcerai qu'en faveur d'une personne honnête, évidemment communiste au sens strict du terme,et qui présentera notamment des garanties suffisantes de bonne foi et de courage.

J'aimerais que cette personne soit une personne issue de la "société civile", au moins récemment et non un éternel politique professionnel ou un permanent.

J'aimerais que cette personne soit relativement vierge en termes de responsabilités ou de mandats,(ce qui ne signifie pas qu'elle doive l'être en terme politiques, ce serait une catastrophe).

J'aimerais qu'elle ne soit pas un représentant de l'appareil et ce qui serait formidable serait qu'elle représente "la province" et si possible une majorité des prolétaires.

Rendre le parti aux militants,instaurer un centralisme dmocratique expurgé de ses errements staliniens, réécrire nos statuts, se prononcer rapidement sur nos liens avec le PS et les prochaines élections, sur la notion de "gauche", faire la promesse de travailler collectivmeent mais de prendre les responsabilités politiques qui s'imposent à ce que doit être un chef du PCF, voilà en, gros ce que j'attends.

Si je ne vois pas cela, je voterai, de loin si je ne suis pas déléguée au CN, "faute de mieux" et je ne sais pas sur qui mon choix se portera, mais je sais déjà sur qui il ne se portera pas des candidats déclarés.

Bonnne continuation cependant
Fraternellement

Osemy a dit…

A François et Monique: Merci mes chers camarades de votre mot de soutien.

A Griffe Bleue: je n'ai pas publié ton psot conformément à tes souhaits mais c'est dommage car j'ai trouvé ce que tu as écrit sur la vie et le communisme beau et juste. Merci à toi aussi pour ton soutien en tout cas.

Fraternellement à vous,

Elodie

Simba a dit…

Bonjour Elodie,
J'ai suivi le débat sur bellaciao, et j'ai été déçu ( doux euphémisme) de l'attaque sans raison de Nose de champagne, ca sent le téléguidage à plein nez. Je viens de lire ton post et là je dois dire, sans flagonerie, que tu m'as ému - je sais , je sais , c'est pas trés politique- mais quand un coeur saigne , c'est pas difficile de s'en apercevoir. J'ai 60 ans et 37 ans de parti et comme tu le dis mieux que moi, ce Parti , c'est d'abord celui de la Fraternité. C'est pour ça que j'y suis encore. Avec une espérance, être communiste, cad lutter contre tous les capitalismes déguisés ou pas en libéralisme ou autres. La lutte, c'est une guerre, c'est ce besoin de justice pour tous, c'est ne pas se renier pour quelques postes d'élus, c'est une révolte permanente consciente ou pas.
Si lors des prochains congrés, le Parti n'existe plus en tant que Parti Communiste, alors ma vie de militant s'achévera. Il y a quelques temps, un de tes messages parlait d'Hénin Lietard ( beaumont actuellement) et je te disais mon expérience de l'époque où nous plumions la volaille socialiste, où entre camarades nous allions au cabaret jouer au javelot etc... et bien , c'est cette vie faite de luttes, de révoltes, mais surtout de fraternité, qui reste dans ma mémoire. Bref , dans tes propos, je me retrouve totalement et je puis t'assurer de mon soutien résolu.
La Louve , même si tes réactions sont parfois épidermiques ( ne m'en veux pas de te dire ça), continue ce que tu viens de commencer, comme tu sais le faire avec tes tripes.
Trés FRA TER NEL LE MENT.
Simba

Osemy a dit…

Simba: ton beau message de soutien me touche au delà de ce que je peux te dire. Cette attaque là m'a fait souffrir (e t tant pis de le dire, je n'ai pas l'orgueil de cacher mes blessures). mais ce n'est pas la première ni la dernière.

Et il se trouve que plus ou me rentre dans le lard plus, passé le moment de panser la plaie, je ressors "fortifiée".

Oui je me souviens très très bien de ton commentaire qui parlait de ta vie de militant, je l'avais bcp aimé, comem tous les témoignages directs de militants que je reçois.

Vous devriez, tous et toutes écrire ici ou là ces quelques souvenirs minimes. Ils en disent bcp plus sur le Parti, les communistes, que n'importe quelle théorisation. Dès que j'aurais ouvert mon nouveau site ,je me ttrais un espace de conteibutions en ce sens pour vous. quelques lignes, des petites histoires, des anecdotes de vie de militant-e-s...

La vie est et sera toujours rêtive à être dominée par la raison froide. L'intelligence sans le coeur, ce n'est rien, c'est parfois pire que tout .

Bien à toi Simba et à bientôt

Ps: et non je ne t'en veux pas du tout de me décrire comme parfois épidermique. C'est plus qu'exact. Je sais que c'est un tort parfois mais i l y a des jours , je ne peux plus me tenir,vraiment, je ne peux plus.
"Du courage? Mon coeur éclate de douleur"...

Pascal Brula a dit…

Deux erreurs de jugement de ta part : nous ne roulons pas pour Gerin. Il se trouve qu'il a une attitude très positive vis-à-vis de la démarche communiste, et il n'y a aucune raison de le rejeter, bien au contraire. Si tu connaissais notamment Charles Hoareau et bien d'autres, tu verrais qu'ils ne sont pas hommes à se confier à un "guide suprême".
La deuxième erreur consiste à opposer les communistes qui sont à l'intérieur de ceux qui sont à l'extérieur. Justement, à Vénissieux, l'objectif était de réunir un maximum de communistes quelques soient leurs expériences, qu'ils soient à l'intérieur ou à l'extérieur du PCF. C'est un enjeu considérable. Songes qu'il y a une vingtaine d'années, il y avait plusieurs centaines de milliers d'adhérents au PCF... J'ai vu moi-même des sections, des cellules d'entreprises démissionner en masse, découragées par la politique de leur direction.
Enfin, par rapport à la personne que j'ai traitée de minable, je le maintiens. Car il a coupé justement la phrase qui faisait référence à la lutte des classes dans le but de calomnier le texte en disant qu'avec le terme "peuple de France", il s'agissait de mêler la classe ouvrière et la bourgeoisie. Ce n'est pas un procédé très honnête, à l'image de la manière d'agir des directions. Entre autres, je viens d'apprendre que Gayssot and Co venaient de créer une section à Béziers contre celle existante qui est dans l'opposition depuis plusieurs années, sans doute parce qu'ils avaient peur d'affronter le suffrage des adhérents qui ne les auraient pas présentés aux prochaines municipales. Quelle va être la position de la direction nationale ? Qui vont-ils dissoudre et jeter hors du parti ?

Sad___ a dit…

Moi !!! j'ai du rater quelque chose :(

Je ne crois pas (je pense à françois et monique) que le "travaille" du militant s'arrète à l'entrée du parti, c'est même exactement le contraire !

Je n'ai pas suivie le "fil de cette histoire" et ce n'est pas un scoop, "nous" sommes en travail et celui-ci est dure pénible, lassant, déroutant, ... mais c'est le notre !!!
Et la vie, ce n'est pas comme dans Amélie Poulain
Il est bien malin celui qui peut se prétendre "savoir" et sans doute !
Osémy, c'est bien que tu sois avec nous ;-)

Anonyme a dit…

Chère camarade Elodie,
"l'intelligence sans le coeur, ce n'est rien, c'est parfois pire que tout" dis-tu,

voilà bien le fond du problème des relations humaines (y compris entre camarades, c'est ça qu'est triste ...) En ce qui me concerne,je préfère "l'intelligence du coeur" à l'intelligence exclusivement intellectuelle et froide qui recelle bien des dangers.

J'avoue que je ne m'attendais pas à une telle attaque bassement personnelle de la part de NOSE, je l'ai vécu comme un choc, à tel point que je ne suis pas arrivé à trouver les mots percutants pour exprimer ce que je voulais dire.

Et puis d'autres l'ont fait à ma place et l'ont fait magnifiquement comme Jean Marie. C'est exactement ça, cette méthode de disqualification et d'isolement inconsciemment perverse, toujours prête à ressurgir dès que des militants ne suivent pas aveuglément la ligne plus ou moins évidente des dirigeants en place.

Mais tes réponses pertinentes et fortes comme d'habitude n'avaient besoin de personne pour argumenter plus qu'honorablement et tu as marqué des points.

De toute façon tu n'es pas seule et tu le sais n'est-ce pas ?

En politique peut-être plus qu'ailleurs parcequ'on est davantage exposé quand on s'engage et s'affirme comme tu le fais, il serait utile d'apprendre et de s'entraîner à prendre du recul sur
les choses et ce que l'on nous dit pour ne pas s'identifier aux émotions plus ou moins prégnantes selon les tempéramments et les circonstances. C'est la meilleure façon d'éviter le piège de la désintégration quand il nous est tendu. Mais tout simplement je dirais que c'est utile dans toutes les circonstances de la vie et que c'est une des choses que nous devrions apprendre à l'école.

De toutes façons, comme je le dis sur le fil du vétérant Franck, il va y avoir du sport dans les débats mais pourvu que ce soit dans le respect entre militants sur un débat d'idées qui sera et qui est crucial pour l'avenir.

Je sais que tu sauras dépasser ce moment désagréable en prenant de plus en plus de recul pour éviter de focaliser sur les détails qui figent et qui enferment et te donner de l'espace pour mieux respirer et rester en mouvement avec ta si belle énergie que beaucoup t'envient...

Reste la Louve des grands espaces de liberté et d'air pur. Celle qui tire vers le haut et qui nous parle clair et limpide avec l'intelligence du coeur.

Il y aura toujours des gens qui vibreront en raisonnance sur la même longueur d'onde.

Bises Fraternelles

Maguy

Anonyme a dit…
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claude de Toulouse a dit…

bonjour Elodie ,
je tiens à te remercier pour l'influence que tu as auprés de la direction de bellaciao , pour avoir osé critiquer un de tes commentaires , je suis interdit de site depuis quinze jours .
Roberto a beau dire qu'il ne te connait pas , cela ne fait que renforcer mon impression , alors tes grandes et longues leçons sur la democratie dans le parti , excuses moi , mais cela ne prend plus , quant à tes leçons sur le militantisme , on ne t'a pas attendu "camarade "

claude de Toulouse .

Osemy a dit…

Claude de Toulouse:
Bonjour Claude.
Va faire ta campagne anti-Bellaciao et anti-Louve ailleurs s'il te plaît...T'es vraiment gonflé.
(Je te le demande gentiment et poliment, note bien.)
Tu es exclu du site pour propos déplacés, tu as été prévenu à maintes reprises et il t'a été demandé à maintes reprises de te modérer si tu voulais publier des commentaires. Tu as décidé, comme quelques-uns, rares heureusement, de rentrer dans un rapport de force sur un site qui ne t'appartient nullement,(qui ne m'appartient pas non plus d'ailleurs) donc, ne viens pas te plaindre ensuite et surtout pas ici!!
Pour le reste, tu me prêtes une influence que je n'ai pas (la preuve: mon lynchage public par un article que le colelctif a chois de mettre en premirèe page pendant 8 JOURS). Tu m'as entendue chouiner?
Non.
S'il te plaît fais pareil et utilise tes forces pour défendre réellement la liberté d'expression.
Fraternellement.