vendredi 8 juin 2007

3ème ATELIER DE BRODERIE PHILOSOPHIQUE





----OOOOuuppsssss que je suis en retard!!!! Pardon! J'ai 3 excuses ( toutes en une en fait...): les législatives, Gôche A Venir et "Marie NLEPEN" (ben ouai j'ai décidé de le rebaptiser - )


Mais vous avez été quelques uns à me rappeler à l'ordre "et alors? il est om le 3ème atelier?"


Et bien soit, il est là:


Rébellion, Révolte, Révolution


A vos crochets et à très vite


PS: @ Michel - je vois comment on peut faire pour cette histoire de textes archivés
PS2/La Photo: En juillet 1999, des étudiants iraniens se joignent à l’ensemble de la jeunesse iranienne pour réclamer plus de libertés et tempére le pouvoir des mollahs... En juillet 2002, les jeunes veulent commémorer l’anniversaire du mouvement. Khatami, le président, ordonne une répression sévère, avec pendaison à des grues, corps exposés et tout et tout. Parmi ces jeunes, un bel acteur iranien, Payam Amini, qui refuse que sa tête soit cagoulée au moment de sa pendaison.Une particularité iranienne : il n’y a pas de condamnés politiques. Payam Amini a été condamné pour « viol et meurtres de dames âgées »…
Payam ("le messager" ou "le message" en farsi NDA) aura cette parole avant de mourir : « Notre voie ne sera pas désertée, d’autres prendront le flambeau ».



10 commentaires:

Simba a dit…

Vaste sujet, je vais surfiler...
REBELLION:
"Constitue une rébellion le fait d'opposer une résistance violente à une personne dépositaire de l'autorité publique." Action plutot individuelle qui me semble être éloignée de la révolte ou de la révolution...
REVOLTES:
* philosophique; Sisyphe est seul avec son rocher et l'unique révolte qui lui soit permise, c'est d'avoir le courage de se dire heureux.
* camusiéne; " Le seul problème moral sérieux, c'est le meurte". Le vrai sujet de "l'homme révolté" est comment l'homme, au nom de la révolte, s'accommode du crime. (à replacer dans son contexte historique et de sa querelle avec Sarte.)
* sociale; celles des canuts, des vignerons du Languedoc, de Mai 68 ou des banlieues, elles expriment des revendications, des souffrances d'un groupe de personnes sans débouchés révolutionnaires, parfois même en refusant toute "récupération politique".

Non, Sire, ce n'est pas une révolte, mais une révolution.(La Rochefoucaud à Louis XVI - 1789)

REVOLUTION:
Si on excepte le sens technique, scientifique ou sentimental, il s'agit d'un mouvement populaire dont le but est de renverser l'autorité établie et de mettre en place un autre système conforme aux besoins des populations.
1789, La commune, 1917, Cuba... en sont l'illustration. Et ca nous ramène à "l'homme révolté" en ce sens que: doit on accepter le meurtre? à savoir que la révolution conduit aux régimes autoritaires.
Vastes sujets.... à surfiler en quelques mots.

Osemy a dit…

1979
Révolution Iranienne pour les uns
Fin de l'empire pour les autres

Khomeini revient à Téhéran et devient "Guide de la Révolution"

Création du corps des Pasdaran, "Gardiens de la Révolution"

Payam Amini: violeur de vieilles dames pour les uns, jeune révolté pour d'autres.

On peut continue à l'infini, dans la même région:
"Guerre Iran/Irak" en français
"Guerre imposée" en persan
"Qadisiyyah de Saddam" en arabe irakien


... "La Révolution?
C'est un tour sur soi-même" disait quelqu'un que j'ai bien connu...

Vous noterez que je n'ai pas proposé "Réformes" - ben tient, on peut le rajouter...

Bon week end!

@Caius a dit…

Le 25 mai 1856 Victor Hugo reçut de Mazzini, alors à Londres, ces deux lignes:
«Je vous demande un mot pour l'Italie."
«Elle penche en ce moment du côté des rois. Avertissez-la et redressez-la.»
«G. MAZZINI.»

Le 1er juin, parait un "appel à l'Italie", signé Victor Hugo qui me parait dans le thème du jour, en voici de larges extraits...:

"Italiens, c'est un frère obscur, mais dévoué qui vous parle. Défiez-vous de ce que les congrès, les cabinets et les diplomaties semblent préparer pour vous en ce moment. L'Italie s'agite, elle donne des signes de réveil; elle trouble et préoccupe les rois; il leur paraît urgent de la rendormir. Prenez garde; ce n'est pas votre apaisement qu'on veut; l'apaisement n'est que dans la satisfaction du droit; ce qu'on veut, c'est votre léthargie, c'est votre mort. De là un piège. Défiez-vous. Quelle que soit l'apparence, ne perdez pas de vue la réalité. Diplomatie, c'est nuit. Ce qui se fait pour vous, se trame contre vous.
Quoi! des réformes, des améliorations administratives, des amnisties, le pardon à votre héroïsme, un peu de sécularisation, un peu de libéralisme, le code Napoléon, la démocratie bonapartiste, la vieille lettre à Edgar Ney, récrite en rouge avec le sang de Paris par la main qui a tué Rome! voilà ce que vous offrent les princes! et vous prêteriez l'oreille! et vous diriez: contentons-nous de cela! et vous accepteriez, et vous désarmeriez! Et cette sombre et splendide révolution latente qui couve dans vos coeurs, qui flamboie dans vos yeux, vous l'ajourneriez! Est-ce que c'est possible?
(…)
Ne détournez pas un seul instant vos yeux de cet avenir magnifique. La grande solution est proche; ne souffrez pas qu'on vous fasse une solution à part. Dédaignez ces offres de marche en avant petit à petit, tenus aux lisières par les princes. Nous sommes dans le temps de ces enjambées formidables qu'on appelle révolutions. Les peuples perdent des siècles et les regagnent en une heure. Pour la liberté comme pour le Nil, la fécondation, c'est la submersion.
Ayons foi. Pas de moyens termes, pas de compromis, pas de demi-mesures, pas de demi-conquêtes. Quoi! accepter des concessions, quand on a le droit, et l'appui des princes, quand on a l'appui des peuples! Il y a de l'abdication dans cette espèce de progrès-là. Non. Visons haut, pensons vrai, marchons droit. Les à peu près ne suffisent plus. Tout se fera; et tout se fera en un pas, en un jour, en un seul éclair, en un seul coup de tonnerre. Ayons foi.
Quand l'heure de la chute sonnera, la révolution, brusquement, à pic, de son droit divin, sans préparation, sans transition, sans crépuscule, jettera sur l'Europe son prodigieux éblouissement de liberté, d'enthousiasme et de lumière, et ne laissera au vieux monde que le temps de tomber.
(…)
Et puis, rappelez-vous votre fier et grand programme romain. Soyez-lui fidèles. Là est l'affranchissement; là est le salut.
(…)
Gardez entière et vierge votre mission sublime.
Ne vous laissez ni amortir, ni amoindrir.
Pas de sommeil, pas d'engourdissement, pas de torpeur, pas d'opium, pas de trêve. Agitez-vous, agitez-vous, agitez-vous! Le devoir pour tous, pour vous comme pour nous, c'est l'agitation aujourd'hui, l'insurrection demain.
Votre mission est à la fois destructive et civilisatrice. Elle ne peut pas ne point s'accomplir. N'en doutez pas, la providence fera sortir de toute cette ombre une Italie grande, forte, heureuse et libre. Vous portez en vous la révolution qui dévorera le passé, et la régénération qui fondera l'avenir. Il y a en même temps, sur le front auguste de cette Italie que nous entrevoyons dans les ténèbres, les premières rougeurs de l'incendie et les premières lueurs de l'aube.
Dédaignez donc ce qu'on semble prêt à vous offrir. Prenez garde et croyez. Défiez-vous des rois; fiez-vous à Dieu.
VICTOR HUGO.
Guernesey, 26 mai 1856.

Anonyme a dit…

"Prenez garde et croyez. Défiez-vous des rois; fiez-vous à Dieu"...

Alors là, comme conclusion à la con!
Il aurait mieux fait de continuer à se taper des queues en feuilletant le Journal des frangins Goncourt à la dérobée, le père Victor !!!

Certes en Italie on n'a plus de rois; mais les bouffons, eux, n'ont jamais désempli !
Et pour ce qui est de dieu...
En veux-tu ? En voilà !

:D

bRUNZ

@Caius a dit…

Il ne faudrait pas que le doigt cache la lune...
et ramener ce beau texte de Hugo à sa conclusion (que je n'ai pas voulu occulter, même si j'ai hésité ...)

Et d'ailleurs en quoi l'appel à "Dieu" s'oppose-t-il à l'appel à la Révolution?
La révolution nationale juive du 1er siècle , écrasée dans le sang par les romains, ne se fit-elle pas aussi au nom de "Dieu"?
Les dernières grandes révoltes nationale indiennes de la toute fin du 19ème siècle aux Etats-Unis ne se fit-elle pas autour du culte messianique de la Ghost dance"?
Les révoltes des camisard, révoltes populaires et sociales contre les dragonades, ne trouvaient-elle pas leur expression dans une forme de possession au delà du message religieux explicites?

Anonyme a dit…

Il ne faudrait pas non plus que celui qui s'endort avec l'anus qui gratte se réveille avec le doigt qui pue, Caius!

Dès que dieu pointe sa barbe blanche (ou sa moustache rouge... ;D), pour aussi en largeur qu'on puisse la pécho métaphoriquement, ce n'est jamais bono bono pour l'homme!

Mystiques et devins de tripes et d'Histoire nous emmerdent depuis des siècles!
Et ça ce n'est pas une légende!!!
;D

Brunz

@Caius a dit…

"Dieu est mort" signé Nietzsche
.....

"Nietzsche est mort" signé Dieu
;)

F.N. a dit…

Oh ! pauvres hères, vous qui habitez les grandes villes de la politique mondiale, jeunes gens très doués, martyrisés par la vanité, vous considérez que c'est votre devoir de dire votre mot dans tous les événements (– car il se passe toujours quelque chose) ! Vous croyez que, lorsque vous avez fait ainsi de la poussière et du bruit, vous êtes le carrosse de l'histoire ! Vous épiez toujours et attendez sans cesse le moment où vous pourrez jeter votre parole au public, et vous perdez ainsi toute productivité véritable ! Quel que soit votre désir de grandes œuvres, le profond silence de la maturation ne vient pas jusqu'à vous ! L'événement du jour vous chasse devant lui comme de la paille légère, tandis que vous avez l'illusion de chasser l'événement, – pauvres diables ! – Lorsque l'on veut être un héros sur la scène, il ne faut pas songer à jouer le chœur, on ne doit même pas savoir comment on fait chorus.

Anonyme a dit…

Bravo, f.n.!

Ta tirade ne veut rien dire, mais elle est fort bien dite!
:)

Brunz

Osemy a dit…

Exact Brunz, tout à fait comme un discours de Jean Marie Le pen en somme...."Flatus vocis" Mr F.N.

La vraie figure centrale de la rebellion, de la révolte ou de la révolution, ce n'est pas le héros.

Rien n'est plus opposé à la révolte que le héros, même si beaucoup d'aspirants héros saisissent l'opportunité de ce type d'évènement pour forcer elur destin...

On le sait bien au FN.