lundi 29 janvier 2007

Témoignage - La réalité du libéralisme dans les rapports de travail …

existe déjà à l’état de microcosme en France, et j’en viens : bienvenue au Barreau de Paris.

Environ 17.000 avocats sont inscrits aujourd’hui au Barreau de Paris (+ de 45 % du nombre total d’avocats en France).

Entre 900 et 1.000 nouveaux « aspirants avocats » sortent chaque année de l’Ecole de Formation du Barreau, rue de Charenton.

Pour devenir avocat et avoir le droit d’exercer votre profession, outre le fait que vous ayez passé entre 5 et 6 ans d’études en faculté de droit, que vous ayez (souvent péniblement) décroché l’examen, difficile, du CRFPA (du premier coup ou à la dernière tentative), qui vous ouvrira les portes de l’Ecole de Formation du Barreau (obligatoire) où vous aurez des cours et des stages (souvent non rémunérés) pendant une année, sanctionnée par un dernier examen qui ne sera pas que de pure forme, il vous faudra, à déjà 24 ou 25 ans, trouver une première collaboration, libérale ou salariée, qui vous permette de prêter serment et de devenir « avocat stagiaire » pendant deux à trois ans, avant de devenir un avocat de « plein exercice » , inscrit au Tableau de l’Ordre des avocats.

Avant cela, pas de possibilité de poser votre plaque. Vous êtes nécessairement collaborateur d’un autre avocat ou d’un cabinet.

La plupart du temps « collaborateur libéral », bien-sûr (90 % des contrats signés) .

Les patrons étant les mêmes partout, ou presque (je rends grâce à ceux et celles que j’ai pu croiser en 6 ans de métier et qui font acte militant en restant humain), pourquoi se priveraient-ils d’un outil qui leur permet d’exploiter sans scrupule leurs jeunes confrères arrivant sur le marché pour des coûts évidemment ridicules ?

Aucune raison.

Je m’explique.

La collaboration libérale aujourd’hui, à Paris, pour parler de ce que j’ai connu, c’est cela :

Une « rétrocession d’honoraires » dont le minimum obligatoire n’a été relevé que récemment à 2.975 euros mensuels pour l’exercice de la première année de collaboration (le fameux « tarif UJA ») – ( c’est vous dire qu’avant que ce minimum soit obligatoire et relevé à ce montant exorbitant, c’était vraiment la fête…).

Cela ne doit pas vous sembler exorbitant car, le principe de la collaboration libérale (qui est l’antithèse du salariat), c’est que le collaborateur paie toutes ses charges sociales et professionnelles sur la rétrocession qu’on lui verse, qu’il encaisse et reverse la TVA, est soumis aux BNC… – c’est donc un montant plus « brut que brut » que lui reverse royalement le cabinet pour lequel il travaille, et qu’il faut amputer d’entre 33 et 40 % de charges et provisions diverses avant impôts (le montant exact varie selon les sources) pour obtenir le résultat net.

Ce qui donne, en première année, dans le meilleur des cas, une rétrocession nette de 1.900 euros environ, un peu moins dans le pire des cas, et sans compter la provision que vous devez faire pour payer votre régularisation de charges en troisième année…Rétrocession qui sera normalement obligatoirement augmentée la deuxième année à 3.360 euros HT. Toutefois, de nombreux confrères ne respectent toujours pas ce tarif minimum et combien de confrères aujourd’hui Smicards, y compris après 2 ans d’exercice ?

La "contrepartie" de cela est qu’en théorie, le jeune avocat doit être formé par ses pairs qui devraient lui accorder, selon le contrat de collaboration-type mis en place par l’Ordre, leurs meilleurs soins. On vous explique en outre que ce système est « idéal » vraiment, car vous avez le privilège, en contrepartie de cette rétrocession, de « développer votre clientèle personnelle » et donc ,de "mettre du beurre dans les épinards" et de construire votre indépendance future…

Mensonge éhonté et insuffisamment dénoncé ! La loi du marché n’a qu’un bénéficiaire — la poche de celui qui tient le bâton.

La plupart des cabinets parisiens ( je ne dis pas tous mais la plupart), non contents de sous-payer des jeunes ayant fait des études souvent longues et sanctionnées par un ou deux troisième cycle, voire, par un « double cursus » (par exemple ESCP) financé au prix d’un crédit à une banque, profitent de l’absence quasi totale de garanties et de droits effectifs du collaborateur (qui, rappelons le n’est pas salarié), pour exiger de lui ce qui s’apparente à une véritable exploitation, la durée hebdomadaire de travail moyenne étant d’environ 50 heures (quand ce n’est pas plus, notamment pour ceux qui ont choisi de se faire rémunérer plus grassement par les cabinets anglo-saxons…).

Traduction : vous ferez votre clientèle personnelle le week end et le soir après 19.00, si vous n’êtes pas épuisé, si vous n’avez pas d’enfant et si vous trouvez des clients qui acceptent de passer, nécessairement, après les clients du cabinet !

J’ajouterai à tout cela les éléments du parfait tableau de l’exploitation ultralibérale de l’homme par l’homme, puisque jusqu’à l’an dernier, le délai de préavis pour rupture du contrat de collaboration était de 2 mois (il vient ENFIN d’être passé à 3), que passé ce délai de préavis, si vous n’avez pas retrouvé de collaboration, vous n’aurez pas de chômage (vous n’étiez pas salarié) et pas de RMI (vous avez trop gagné l’an passé).

D’autant que , la concurrence est rude sur ce marché (1500 petits nouveaux chaque année !), de plus en plus restreint et serré ( y compris pour les patrons s’ils veulent continuer à s’en mettre plein les poches), et qu’il n’est pas exigé de motif pour mettre fin au contrat de collaboration (les situations litigieuses devant toujours être réglées a posteriori devant le conseil de l’Ordre ou les Prud’hommes si vous choisissez faire requalifier votre contrat de collaboration libérale en salariée).

Une sacrée épée de Damoclès pend donc au-dessus de votre tête, de plus en plus menaçante les années passant, et vous fait ramer quotidiennement pour remplir ces fameux « objectifs » que tous les cabinets pratiquent (et qui sont pourtant en totale contradiction avec le statut libéral…) où vous devez rentrer chaque jour un nombre d’heures « facturables » approchant les 6 ou 7 selon les structures (ce qui revient à 10 ou 12 heures de travail quotidien)…quitte à ce que cette facturation se fasse au détriment des clients, puisque votre survie de collaborateur en dépend…jusqu’à ce que vous arrêtiez de penser et que vous trouviez tout cela normal.

(J’avais compté, à l’époque, que lorsque la SCP où je travaillais facturait une heure de mon travail à un de ses clients, elle avait été payé de ce que je lui coûtais moi à la journée. Donc, que je lui rapportais environ 6 fois ce que je lui coûtais, bien que ce soit rapidement avéré insatisfaisant et toujours critiquable…)

Passé la deuxième année, vous n’aurez droit à aucune augmentation obligatoire (vous n’êtes plus supposé être stagiaire mais « inscrit », si vous avez eu le temps de satisfaire à toutes les obligations du Stage, et donc, en tant que tel, vous n’avez plus ce minimum de protection…).

Croyez-moi, vous sentirez passer les conflits avec votre boss, le divorce de votre patron ou l’acquisition de son nouvel appartement ou de son futur 4x4…tandis que vos charges augmenteront…et que votre rétrocession pourra donc même diminuer.

Vous n’aurez qu’à croiser les doigts et serrer les fesses pour trouver une nouvelle collaboration avant de vous faire liquider comme un malpropre, où vous recommencerez le même cirque hypocrite et précaire pendant un ou deux ans avant de vous retrouver au même stade, toujours, ou presque.

J’ajoute enfin que si vous décidez de quitter le Barreau pour une autre profession avant votre 15ème année d’exercice ( !), vous perdrez le bénéfice de toutes les cotisations de retraite que vous avez versées avant , y compris dans le régime complémentaire…

Je pourrais expliquer aussi comment tout cela est encore pire lorsque vous êtes une femme.

Je passe sur le caractère éminemment sexiste de la profession. Une femme est souvent collaboratrice plutôt qu’associée. Et pourtant, elles sont majoritaires dans la profession.

Le congé maternité est de 12 semaines depuis 4 ans, mais il n’est toujours pas obligatoire de prendre 3 ou 4 semaines avant l’accouchement. Combien de fois ai-je vu en salle d’audience de malheureuses consoeurs enceintes jusqu’aux dents, se rendant péniblement à leur troisième audience de la journée (Paris Bobigny et enfin Créteil sinon ce n’est pas du jeu…)?

En toute logique libérale, vous serez par ailleurs poussée vers la sortie une fois accouchée car vous aurez de plus en plus de mal à facturer 6 à 7 heures par jour, tout en construisant votre « clientèle personnelle », avec un ou deux enfants à la maison et un mari qui ne comprendra pas toujours quel dilemme est le vôtre. Vous devrez choisir entre travail et famille et si vous choisissez la famille, vous serez sous –payée car, ma bonne dame, tout à un prix n’est-ce- pas ?

Une étude sanitaire et sociale parue il y a quelques années et réalisée au sein de la population d’actifs du Barreau du Québec produisait des chiffres ahurissants : record des naissances prématurées, taux d’alcoolisme, de dépressions, de consommation de stupéfiants très élevés, plus élevés que dans n’importe quelle catégorie socioprofessionnelle…(voir aussi : http://www.barreau.qc.ca/fr/organismes/pdf/detresse.pdf - une telle étude a été réalisée en France mais je n’en retrouve plus les coordonnées).

De là y voir les symptômes que le libéralisme inscrit dans le corps de ses victimes, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement.

J’attire également votre attention sur les répercussions de ce système global sur les services rendus aux justiciables, et donc in fine, à la justice, et vous aurez je pense, un bon tableau des ravages du libéralisme à l’échelle individuelle et donc, à l’échelle sociale…

Notez enfin que dans les instances ordinales chargées de réguler la profession, les collaborateurs sont, depuis toujours, sous-représentés. Bien sûr, il y a eu de timides avancées (notamment grâce à l’action de certains confrères au sein de l’UJA ou du SAF, ou de l’Ordre). Mais elles sont insuffisantes et toujours moins rapides que les troubles et les déséquilibres que créent le libéralisme au sein de cette profession.

Quand on a vécu cela, on ne peut pas souhaiter sérieusement l’avènement du libéralisme partout et pour tous, à moins que quelques années de cigares, de pieds sur la table, de chemises à 300 euros, de sexisme, de sièges de voiture en cuir, de déjeuners arrosés au Mouton Cadet « entre associés », vous aient fait oublier les couleuvres énormes que vous avez du avaler, les vexations, les sacrifices, les renoncements, les privations que vous avez du subir, vous et vos copains de fac, quand vous êtes entrés dans la profession, plein d’espoirs et de confiance…A moins que tout cela vous ai fait oublier, simplement, votre humanité.

J’ai deux espoirs aujourd’hui, qui sont aussi deux combats : qu’un jour quelqu’un s’occupe sérieusement du statut des jeunes dans cette profession, et que ce statut qu’est le leur actuellement ne fasse pas de petits dans d’autres professions, qu’il ne devienne pas la règle pour les travailleurs, parce que c’est véritablement LA PORTE DE L’ENFER…

Laurence PARISOT, vous aurez le droit de parler du libéralisme le jour où vous aurez vécu ce que j’ai vécu, ce que d’autres ami-e-s vivent encore et vivront toujours tant que les choses n’auront pas changé, tous ces jours à travailler la peur au ventre, les yeux rivés aux compteurs, à oublier l’essentiel, trop préoccupé par votre survie, vous, vous qui avez profité du système en nantie pour mieux le liquider !

VOTEZ BUFFET

18 commentaires:

Anonyme a dit…

Bêtises crypto-marxistes.

Tu payes le caractère ultra-corporatiste d'une profession.

Va voir comment sont rémunérés des ESCP sans double diplome pendant leur stage !

Quant aux 50h, c'est la vraie vie.

Osemy a dit…

"bêtises crypto-marxistes"????
qu'il y ait dans ce que je dénonce une part due au corporatisme, soit, mais je ne vois pas en quoi les propos seraient "crypto marxistes" ni en quoi tu apportes la démonstration que j'aurais tort - anathème, tjs facile...je crois que tu t'emballes cher-e ami-e "anonyme" et que tu n'as pas bien saisi la démonstration , à moins que je me sois mal exprimée mais je ne crois pas...
"Les 50 heures c'est la vraie vie"??? ça achève de me la couper - ou alors, ton discours est trop ambigu ce qui merend méfiante
bonne fin de journée

Anonyme a dit…

Tes propos sont crypto marxistes parce que tu ne te pose à aucun moment la question suivante :

Pourquoi des individus libres - et tu dis toi meme qu'ils sont très nombreux - choisissent cette voie s'ils ont tant à y perdre ?

Je suis désolé mais tu es crypto-marxiste.

Osemy a dit…

ah, mais heureusement que tu es là pour que je me la pose cette question, merci ;-) moi pôvre andouille socialiste crypto marxiste, endoctrinée par un ancien corporatisme je n'avais pas perçu la subtilité du raisonnement qu'il convenait de tenir... tu veux qu'on discute de la liberté de l'homme (version situationniste ou pas?); ça va peut être être un peu court ici non? mais je dois avoir quelques restes de ma formation philosophique... tu veux commencer toi, par répondre à ta question? j'imagine que tu as un début de réponse...
;-)

Mauvaise langue a dit…

La dernière fois que je me suis plaint de mon statut précaire de journaliste pigiste (zéro considération, zéro protection, mais toujours le droit de cotiser pour des services auxquels on n'aura jamais accès, vive la solidarité) on m'a aimablement fait remarquer que j'aurais pu choisir un autre métier.

Avec des raisonnements à la con comme celui de cet anonyme-ci, on se retrouverait rapidement dans un pays sans journaliste ni avocat, ou alors uniquement une poignée d'entre eux, inaccessibles à qui n'a pas les moyens de se les payer.

Je ne crois pas être crypto-marxiste (loin de là), mais je doute qu'une telle perspective soit bonne pour la démocratie ou l'état de droit.

Bise à mon Osemy préférée.

Anonyme a dit…

Osemy > Tu esquives la contradiction. On voit bien là ton talent d'avocat. Mais ici, nous ne sommes pas dans un palais de justice.

Mauvaise Langue > A te lire, je ne peux que faire mienne cette célèbre intérrogation : Pouquoi, mais pourquoi n'a t-on pas de meilleurs journalistes ?
La hausse des prix accompagne une baisse de l'offre. C'est une loi basique de l'économie, que visiblement tu ne connais pour sortir de telles énormités :
"Avec des raisonnements à la con comme celui de cet anonyme-ci, on se retrouverait rapidement dans un pays sans journaliste ni avocat"
No additional comment...

Anonyme a dit…

Je viens de voir tes liens et l'appel à voter Buffet.....
Ca te fait quoi de flirter avec des complices de l'horreur stalinienne ?

Mauvaise langue a dit…

Aha, bonne vieille tarte à la crême sur les bons et les mauvais journalistes.

L'une des erreurs dans ce domaine serait de croire au principe de Peeters qui veut que l'on progresse par ses compétences (jusqu'à son niveau d'incompétence).

Ce serait hélas faire preuve d'un optimisme débridé. On progresse essentiellement par copinage, népotisme et lèche-cul.

Le journaliste honnête, intègre et bien informé est un emmerdeur dans la plupart des structures. On lui préfère donc le faiseur, l'écrivailleur et le complaisant, bien plus malléables.

La forte tête doit donc se faire franc-tireur et courir après la pige (en fait pour ma part les piges me courent après, c'est un autre problème) avec un statut foireux.

Par ailleurs, la bonne presse n'est pas nécessairement une bonne affaire économique dans une société de consommation où les gens n'aiment pas trop qu'on leur mette régulièrement le nez dans leur caca. (ils préfèrent tellement renifler celui des "people").

Heureusement donc que la logique économique n'est pas la seule à prévaloir dans la presse, sinon on n'aurait plus de "vrais" journalistes.

LISEZ CQFD !

Osemy a dit…

Alors, cher-e anonyme ---
J'esquive la contradiction? Mais que veux tu que je réponde à un raisonnement aussi navrant que le tien (et que mauvaise langue a atomisé en 2 minutes) si tu n'as même pas assez de jugeotte pour faire ton auto-critique? Pourquoi des êtres "libres" choisissent ce statut? Parce qu'ils veulent exercer la profession d'avocat peut être ,éventuellement pour des raisons qui ne tiennent pas aux gains financiers et aux privilèges qu'ils peuvent en espérer?!!! Ca doit te dépasser mais bon, moi je comprends , j'ai connu ça - la plupart de mon perso était du "pro bono" pour garder ces saloperies d'étrangers chez nous, tu sais?
-
Quant à mon "flirt" avec "les complices de l'horreur stalinienne" - je suis carrément écroulée de rire et ça, c'est le genre d'arguments qui me plaît encore plus que tout -si j'étais catho, tu me reprocherais la Saint Barthélémy et l'Inquisition aussi non????? Et, le pacte germano soviétique, j'étais pas née ,mais en fait c'est moi qui l'ai signé !!!! et figures toi que, chez nous, les cocos, on mange des enfants- rôtis de préférence.....allez...je te laisse, cette fois définitivement, à tes oeillères.

Anonyme a dit…

- Désolé mais c'est toi qui fait un biais financier en ne considérant pas toutes les satisfactions de l'individu. On reconnaît la le matérialisme caractéristique des crypto-marxistes et marxistes.

- Tu n'étais pas née, mais Marie-Georges elle était née et déjà au service du Parti.
Quant aux crimes communistes, ils ne sont pas, contrairement aux actes de l'église, un dévoiement de l'idéologie sous-jacente à l'institution. La prétention de contrôle de la société que tu exprimes, qui est le projet politique de tous les communismes, est totalitaire par nature.

Anonyme a dit…

Tout système contient ses erreurs. La seule chose qu'on puisse dire d'un système est ceux qu'il aide. Le communisme à tuer du monde et beaucoup mais il a sorti la russie du moyen age. Le communisme à tendance à se préoccuper des invidus démunis.
L'église ? L'église a tué et abandemment tué. Plus que n'importe qui. Le nombre de guerre encouragées par les dieux de tout genre. Jusqu'à l'Irak d'aujourd'hui par le dieu blanc et le dieu noir, le diable.
La droite, elle a fait la guerre d'algérie. Elle a fait déporter des juifs en allemagne. Que repproche-t-on à qui ?
Appartenir à un système est aveuglant. Lisez les texte pas les exégètes ! Comptez les morts pas au nom de quoi les gens meurent. Je ne suis pas sûr que le compte des morts soit particulièrement favorable au monde libéral ne serait-ce que pour la continuité historique qu'il représente dans ses diverses formes.
Revendiquer des biens est le début de l'assassinat.
Qui s'nterroge quand il prend un Tshirt a carrefour sur ce qu'a pu manger la personne qui à fabriqué la pièce.
Pas cher notre monde ? Il devient dangereusement gratuit quand beaucoup meurent autour de nous pour nous alimenter en orgiaques loisirs. Qui se préoccupent de ceux là ? En générale desindividus plus que des systèmes. Le PC rassemble plus d'hommes attentionnés que tous les partis libéraux qui ne pense que par la reproduction de leur modèle ils sortiront les autres de la muise. Belle solidarité. La planète chaude c'est qui qui va tuer tant de monde bientôt ? MGB ou Bush ou Sarko ? Demain les liberaux auront toujours les mains plus sanguinolantes que les communistes.
Je tue quand j'achète pas cher. La droite n'achète jamais pas cher mais elle conduit les pauvres à le faire. Merci Carrouf. Merci la consommation.
Powertrain

Anonyme a dit…

"Revendiquer des biens est le début de l'assassinat. "

Mouahahah...
C'est sur qu'avec des définitions de concepts comme celle là on va aller loin.

Ma main dans ta gueule, c'est le début de la paix dans le monde ?

Osemy a dit…

"Ma main dans ta gueule c'est le début de la paix dans le monde?" et j'en passe ---

Oulala notre ami-e- "anonyme" devrait enfin SE CALMER!
Tout ce qui est excessif est inutile et les heures passant, tu dégrades de plus en plus le peu de crédibilité qui restait à ton propos...
Ca fait une paie que le communisme français a dénoncé le stalinisme, ses erreurs ,ses errements et c'es técrit sur le site du PCF - va voir andouille. Peu d'organismes ont eu ce mea culpa.
Ca me fait bien rire en tout cas de recevoir des leçons de "morale" de la part de qqu'un qui a manifestement un comportement de facho - t'aurais pas fait un peu trop d'armée toi????
Note bien ,s'il te plaît, qu'en bonne représentante d'un parti de Stal' tortionnaires, assassins, etc, je pourrais te censurer et que, incroyable, je ne le fais pas....
"Anonyme", je t'engage à retrouver un peu de retenue, d'autant que les propos de Powertrain ou de mauvaise langue ne me semblent pas dépourvus d'intelligence et de bien fondé et que s'ils appellent discussion ils n'appellent pas condamnation - va régler tes pbs avec les affreux rouges ;-) en allant casser du syndicaliste dans les manifs si ça te dit ( et nous ça nous fera rire sans doute...)

Anonyme a dit…

Que proposes-tu preux chevalier de l'anti crypto marxiste

Anonyme a dit…

Osemy > Tu t'enfonces. La propriété est un droit de l'homme (cf. la déclaration en question).

La négation des droits de l'homme vous place dans le camps des fachistes et totalitaires. De mon coté, je revendique avec fierté l'humanisme libéral.

Anonyme a dit…

J'ajoute enfin que je ne suis pas énervée. Une crypto-communiste a été la première à parler d'assassinat.

Anonyme a dit…

on se mélange les pinceaux entre anonymes. Un n'a rien a voir avec la personne frustrée qui critique abondamment et cherche à pieger les propos. C'est une crise paranoïaque pas très grave. Un besoin d'exister classique mais qui rebondit sur tout sans rien donner. Rien d'utile a sa conversation. Un joueur qui ne sais pas très bien de quel coté il est si ce n'est des entreprises de démolition faciles.
Je coupe
Train spoting

MAD a dit…

Bravo pour ce témoignage, il traduit EXACTEMENT la réalité de la situation des avocats collaborateurs, pour cause, puisque j'en fus moi-même une...
Je suis tombée enceinte durant la deuxième année de mon stage. Trois semaines après l'avoir annoncé à ma "patronne", celle-ci m'a convoquée dans son bureau pour me virer, prétextant qu'elle rencontrait des difficultés économiques..(surtout, elle ne voulait pas payer le différentiel obligatoire entre les indemnités maternité et la rétro habituelle, disant qu'elle "ne payait pas les gens à rien foutre"). De guerre lasse, je n'ai pas protesté mais ai exigé, selon le RIU, de ne pas partir avant la fin de mon stage. Ce fut l'enfer à partir de ce moment: elle a tout fait pour me faire partir avant la fin de mon préavis. J'ai craqué deux semaines avant la fin, EPUISEE. j'ai fait un recours auprès du Bâtonnier de notre petit Barreau de 250 avocats, son...très cher ami...qui m'a accordé royalement...un mois de préavis en monétaire, merci et au revoir.
J'ai failli perdre mon bébé, j'ai fait une dépression carabinée, ma grossesse tournait au cauchemard.
J'ai eu la dignité de remplir mes obligations de secrétaire de la Conférence du Stage, en septembre, mais, deux semaines après la Rentrée solennelle, j'ai transmis ma demande d'omission au Barreau et, au mois de décembre, ma démission sans aucune explication.
Aujourd'hui, je cherche toujours un emploi, depuis un an. J'ai un sentiment d'injustice et de dégoût pour ce milieu. J'éprouve également un sentiment d'échec: toutes ces années de labeur pour en arriver là!