mercredi 6 octobre 2010

RETRAITES - Intervention Mireille CHESSA Secrétaire Générale de l’Union Départementale des Syndicats CGT des Bouches du Rhône

Intervention Mireille CHESSA Secrétaire Générale de l’Union Départementale des Syndicats CGT des Bouches du Rhône

MEETING DES ORGANISATIONS SYNDICALES DES BOUCHES DU RHONE SAMEDI 2 OCTOBRE 2010 – VIEUX PORT

"Mesdames, Messieurs, Chers amis, et camarades,

Un puissant mouvement de contestation du projet de loi sur les retraites est en cours dans notre pays et la manif d’aujourd’hui le conforte par sa puissance.

En Europe, les mouvements de grève se développent. C’est le refus du monde du travail de payer une crise dont il n’est pas responsable et domine l’exigence d’une autre répartition des richesses pour les salaires, l’emploi, les retraites, la protection sociale, les services publics.

Dans les conflits en cours comme à Monoprix, elle est même flagrante.

Et ce n’est pas l’attitude vengeresse du Groupe Univeler de fermer Fralib, qui fera taire l’exigence de la reconnaissance du travail par la rémunération correcte au travers du salaire.

Pour faire de l’œil aux agences de notation et répondre aux demandes du Medef, le Président de la République a décidé d’opérer une réforme des retraites la plus dure d’Europe.

Certains pensent que malgré les journées de grève du mois de septembre nous serons obligés de travailler plus longtemps en gagnant moins, ceux qui pensent ainsi ne comprennent pas ce qui se passe en profondeur dans notre pays.

Les députés UMP ont voté à l’assemblée, cela n’a rien désamorcé, au contraire le mouvement s’est renforcé. La semaine prochaine le débat s’ouvre au sénat pour un vote prévu le 20 octobre. Depuis le 7 septembre la CGT a engagé le débat sur la reconduction de l’action dans les entreprises du département.

Depuis le 23 septembre à l’appel de 5 syndicats les territoriaux de Marseille et de la CUM ont engagé la reconduction de la grève dans des formes adaptées, dans les cantines scolaires et les crèches en liant leurs revendications aux questions de la retraites.

Dans plusieurs autres collectivités territoriales, Istres, Port de Bouc, Martigues, la reconduction de la grève est également effective.

Depuis lundi les agents du Port de Marseille Fos reconduisent l’action sur l’emploi et les retraites, les deux terminaux pétroliers sont à l’arrêt. Le port de Marseille Fos est fermé depuis hier par les dockers et agents GPMM en grève et ce jusqu’à dimanche soir. Les marins ont voté le principe de la grève reconductible et viennent de déposer le préavis.

Dans les 6 raffineries que compte notre département, les assemblées générales du personnel se sont tenues, les préavis sont déposés partout.

A la RTM, une grève reconductible de 2 jours a eu lieu cette semaine.

Depuis lundi, des votes à bulletins secrets se déroulent dans les entreprises comme à la SNCF, à EDF Marseille, sur l’Aéroport de Marignane, à la Poste, aux Impôts, au Trésor…..

Ces consultations démontrent un large accord des salariés pour arriver à un blocage économique de masse dans le département.

D’autres préparent la grève pour le 5, jour de démarrage du débat au Sénat.

Cette multitude d’actes forts, d’initiatives, de grèves démontre une montée en puissance qui va s’accentuer dans les jours à venir et ce qui se prépare dans les entreprises n’a rien d’un feu de paille.

Le 12 octobre, dernier jour de l’ultimatum lancé par les 8 organisations syndicales sur le plan national doit être une immense journée de grèves et de manifestation.

Dès le 13, si le gouvernement ne cède pas, il nous obligera à reconduire la grève partout.

Je le dis avec solennité, il est des moments où prendre les bonnes décisions, est crucial pour la tournure des évènements. Pour la CGT, nous sommes dans cette séquence.

L’affrontement de type majeur devient inévitable face au mépris du gouvernement, du président de la république et du Medef.

De l’argent, il y en a et nous savons que lorsqu’il s’agit des Banques, ils le trouvent et pour répondre aux exigences du Medef, ils le trouvent aussi.

Certes des salariés nous disent être étranglés financièrement, oui la grève coûte cher, mais elle coûtera toujours moins cher que les deux années de vie que l’on veut nous voler.

Ni 62 ans … Ni 67 ans… Tous ensemble pour gagner ! "

Source UD CGT 13

dimanche 3 octobre 2010

Eiffel + Bertrand Cantat - Le Temps des Cerises (Terres Neuves, 02 Oct 2...

20 propositions pour construire le projet politique qui nous fait défaut pour gagner vraiment.



Premières propositions pour un projet politique alternatif et pour un changement de société


D'abord,
il faut que nous travaillions, toutes et tous, en ayant à l'esprit, constamment, que ce système capitaliste que nous voulons jeter à bas fonctionne AUSSI grâce à des " règles" simples (pratiques, possessions, normes, lois...) qu'il convient d'abolir partout dans le monde, et notamment, pour ce qui nous concerne, en France et en Europe.

Ces règles ont nom:

- l'exploitation, par le propriétaire du capital, de la force de travail du salarié qui doit la vendre pour pouvoir vivre,

- la propriété privée des moyens de production,

- la recherche constante du profit maximal et son absence de redistribution aux producteurs (nous),

- la liberté des échanges économiques et la régulation de la concurrence,

- la possibilité de spéculer financièrement

- la répression, au besoin par la violence, de toute forme de contestation du capitalisme comme système prétendument valable pour assurer le bonheur de l'humanité.


Aussi, convaincus que le capitalisme économique comme politique, n'est pas amendable, qu'il ne peut pas faire simplement l'objet d'améliorations, et convaincus aussi que le jour est arrivé de faire naître, par tous moyens, la possibilité pour l'immense majorité d'entre nous, travailleurs en devenir, actifs ou non actifs, retraités, de se libérer et enfin, de ne plus vivre dans les fers, de ne plus vivre dans la crainte, et de construire un nouveau monde, nous formons ici le projet de détruire le capitalisme et de nous donner un nouveau système économique, politique, et social, et nous proclamerons bientôt, j'espère, la nécessité de faire advenir la démocratie populaire et prolétarienne.

Car seule une démocratie populaire réelle pourra assurer enfin le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple.

--> Évidemment, tout ce qui suit (comme ce qui précède), est à tout le monde, c'est à critiquer, à améliorer, à discuter...

20 PRINCIPES POUR CONSTRUIRE UNE DÉMOCRATIE POPULAIRE ET PROLÉTARIENNE



1. Nous ne voulons plus êtres des exploités, mais nous ne voulons pas être des exploiteurs.

Nous ne voulons plus subir et nous ne voulons plus que nos semblables subissent l'exploitation, les privations, la faim, la peur, la misère, la maladie, la guerre, la solitude.

Nous voulons "le pain, la liberté, la santé et l'éducation" pour la plus grande majorité des habitants de la France, quelle que soit leur couleur, et nous souhaitons qu'il soit pourvu à chacun selon ses besoins.


2. Nous voulons préserver la nature, protéger l'environnement, lutter contre les pollutions de l'air, de la terre et des eaux.

A ce titre, évidemment, nous les déclarons bien non marchands, non commercialisables et dignes de la plus grande protection possible.

Les terres appartenant aux exploitants agricoles de type industriel seront saisies et partagées entre les petits exploitants qui le désirent. Aucun de ces biens ne pourra faire l'objet de spéculation ni de financiarisation.

De même que les matières premières, notamment celles nécessaires à la nourriture ou la santé, ne pourront faire l'objet de spéculation, contrairement à ce que nous connaissons actuellement.

Les énergies alternatives non polluantes seront favorisées. La question de l'énergie nucléaire devra faire l'objet d'une grande consultation populaire fondée sur une information complète (notamment, illustration du cas Areva/Niger...).

Toutefois, la fabrication et la commercialisation de "bio-carburants" sera interdite pour l'heure compte tenu de leur haut potentiel de destruction pour l'équilibre environnemental mondial.


3. Nous devons déclarer illégale la propriété privée des moyens de production et nous devons favoriser l'auto-gestion, éventuellement, les nationalisations, mais aussi les coopérations, les groupements publics et les associations.

Car qui contrôle la propriété et l'utilisation des moyens de production contrôle la possibilité de la redistribution réelle des richesses produites par les travailleurs.


4. Nous voulons une démocratie réelle, une démocratie fondée sur ce qui unit réellement aujourd'hui la grande majorité d'entre nous, c'est à dire, le travail salarié, une démocratie qui soit établie par et pour les travailleurs et les classes qui décideront de les soutenir, pour défendre et protéger nos intérêts avant toutes choses.

Cette nouvelle démocratie doit prendre corps dans les lieux de travail et de production, dans les institutions bancaires et financières, et le gouvernement du peuple doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour que ces réformes voient effectivement le jour.


5. Nous sommes lassés de l'absence de représentativité des institutions politiques de ce pays.

Nous voulons des parlements qui soient à l'image de ce qu'est le pays, et où l'on puisse voir enfin des chômeurs, des ouvriers, des étudiants, des mères de famille, des intermittents, des salariés, des handicapés... devenir des mandataires du peuple.

Pour cela il faut mettre en place des réformes profondes permettant l'engagement politique accru des citoyens qui le désirent.

Cela implique plus de temps libre, mais aussi plus de moyens, pour assurer la garde des enfants, par exemple. Pour se former aussi.

Il faut également préparer la constitution d'assemblées législatives locales qui travailleront avec l'assemblée législative au niveau national.


6. Nous voulons une citoyenneté qui soit fondée sur le travail, la contribution aux charges publiques, à la solidarité ou aux progrès liés à la recherche et à l'enseignement.

Pas sur la nationalité. Pas sur le hasard de la naissance.

Car nous savons que pour beaucoup de personnes n'ayant pas la nationalité française néanmoins, la France est leur pays, ils l'aiment et ils la considèrent comme tel.

Ils y travaillent, ils y vivent, ils participent à la vie économique, culturelle, de ce pays.

Nous déclarons que l’immigration est toujours une chance de développement pour un pays, et jamais un fardeau.

Elle apporte renouveau culturel, philosophique, richesse intellectuelle, richesse matérielle, regain de forces de travail, rajeunissement des populations.


En 1793, nos ancêtres ont pensé que c'était une idée révolutionnaire que de reconnaître la citoyenneté à quiconque apportait la preuve en actes de son désir de vivre collectivement dans une société donnée. Malheureusement cette idée n'a jamais été appliquée: qu'à cela ne tienne, il n'est jamais trop tard pour bien faire.

Voici ce que disait cette disposition constitutionnelle:

"Tout homme né et domicilié en France, âgé de seize ans accomplis ; - Tout étranger âgé de seize ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année - Y vit de son travail - Ou acquiert une propriété - Ou épouse un français - Ou adopte un enfant - Ou nourrit un vieillard ; - Tout étranger enfin, qui sera jugé par le Corps législatif avoir bien mérité de l'humanité - Est admis à l'exercice des Droits de citoyen français."

Idée révolutionnaire oui, et ainsi, la citoyenneté étant fondée sur de nouvelles bases, la souveraineté appartient au peuple, et il l'exerce directement par la voie de la pétition et du référendum, ou indirectement par le biais des représentants qu'il se sera librement donnés.


7. Nous pensons que les progrès de la technologie permettent aujourd'hui d'envisager, notamment, une démocratie bien plus directe qu'elle ne l'a été jusqu'à présent, dans la mesure toutefois où les inégalités technologiques existantes seront drastiquement réduites.

Des budgets importants seront consacrés au développement à l'extension, des nouvelles technologies.


8. L'Etat français doit-il rester une République ? Ne peut-il devenir une Commune? Autre chose (toute forme de pouvoir personnel étant exclue)?

Le souverain est le peuple-classe réuni en assemblées légalement constituées.

Son régime politique est celui de la démocratie populaire et prolétarienne.

Il devra impérativement se donner une constitution qui garantisse politiquement sa nature de démocratie prolétarienne sans oublier que notre but ultime est le dépérissement de l'Etat.


9. L'exercice, par les travailleurs eux-mêmes et leurs alliés objectifs, de charges publiques et de mandats, ne pourra donner lieu à enrichissement personnel ni à aucun privilège autre que l'immunité de parole destinée à assurer la totale liberté des débats politiques dans toutes les institutions du pays, y compris dans la fonction publique et dans l'armée.

Un élu du peuple, un délégué, un représentant, ne pourra pas gagner plus que le montant de son dernier salaire, plafonné à 3.000 euros par mois, et pas moins que le minimum indispensable à la survie soit 1600 euros par mois. Sachant que la République pourvoira à tous les besoins nécessaires à l'activité de ces personnes.

Les mandats, quels qu'ils soient, et les postes, sont non cumulables, et leur renouvellement est limité. La conception des partis politiques doit être profondément renouvelée. Le retour au monde du travail sera facilité et encouragé, et les discriminations strictement combattues.

La corruption, la prévarication, le népotisme seront sévèrement punis par la déchéance des droits civiques, la publication du jugement, et un travail d'intérêt général, notamment.


10. Les bâtiments abritant actuellement les institutions de la démocratie bourgeoise (Palais de l'Elysée, Palais de Matignon, Ministères somptueux....) et leurs dépendances seront transformés en bâtiments publics (crèches, écoles, universités, musées, bibliothèques..) et en logements sociaux.

La démocratie populaire ne doit pas se loger dans des conditions indécentes de splendeur et de faste. Cet Etat moderne, cette marche vers le socialisme, ce n'est pas une idole fardée, avide, corrompue, c'est seulement un cadre nécessaire, à ce stade, au développement de la révolution prolétarienne et socialiste.

11. Nous réaffirmons, avec le Conseil National de la Résistance et le gouvernement qui en fut issu en 1946, comme particulièrement nécessaires à notre temps, les principes politiques, économiques et sociaux ci-après :

"La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme.

Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d'asile sur les territoires de la République.

Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi. Nul ne peut être lésé, dans son travail ou son emploi, en raison de ses origines, de ses opinions ou de ses croyances."

12. Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l'action syndicale, adhérer au syndicat de son choix et exprimer librement sur tout lieu où il se trouve, ses opinions en matière syndicale.

Le droit de grève s'exerce de manière illimité, sans restriction et autant que de besoin.

Le droit de propriété privée ne peut pas faire obstacle aux droits des travailleurs à se défendre eux-mêmes.

L’entrave à ses principes sera sévèrement puni de peines d’emprisonnement.

13. Tout travailleur participe directement au travers des conseils de salariés, à la détermination collective des conditions de travail, ainsi qu'à la gestion des entreprises.

Tout bien, toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les caractères d'un service public national ou d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité.


14.
L'Etat français n'entreprendra aucune guerre dans des vues de conquête et n'emploiera jamais ses forces contre la liberté d'aucun peuple.

Nous ajoutons que la République de France prêtera main forte et assistance, par tous moyens, à tous les peuples en lutte pour leur liberté et la conquête de régimes politiques allant dans le même sens d'une démocratie populaire, laïque et prolétarienne.

Si une armée devait être maintenue sur notre sol, notamment pour lutter contre les ennemis de cette nouvelle démocratie naissante, premièrement, elle devrait être profondément modifiée, et ensuite, elle ne pourrait se retourner contre le peuple-classe, et, en temps de paix, elle devrait être employée à des travaux d'intérêt général.

15. L'Etat français doit assurer à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement.

Il doit garantir à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs.

Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence.

Le peuple de France proclame son attachement à la solidarité et l'égalité de tous les citoyens devant les charges qui résultent des calamités qui frappent le pays.

16. L'Etat français garantit l'égal accès de l'enfant et de l'adulte résidant sur son territoire à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture.

L'organisation de l'enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés, ainsi que le développement d'une recherche indépendants des gros trusts capitalistes, est un des premiers devoirs de l'État.

La culture, le savoir, et l'éducation sont considérés comme des richesses non marchandes fondamentales qui appartiennent à tous et doivent bénéficier de la plus grande communication possible.


17. L'âge de la majorité politique doit être abaissé à 16 ans.

Il est anormal que des jeunes gens soient en âge de quitter l'école et de travailler, voire de payer des impôts et de contribuer par les taxes indirectes au bien public, mais ne puissent pas participer à la vie politique de leur pays.

Il est anormal que l'Etat puisse prendre des décisions qui les concernent directement, sur leurs collèges, leurs lycées… et qu'ils ne puissent pas participer à la vie politique de leur pays.


18. Nous réaffirmons la nécessité de la séparation des pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire) et la garantie de l'indépendance de la justice.


19. Nous affirmons ou réaffirmons également les principes de l'habeas corpus, des droits de la défense, de la proportionnalité des délits et de leurs peines, de la subsidiarité de la peine d'emprisonnement et de l'incarcération.

Nous nous engageons à abolir la loi qui punit l'évasion et la tentative d'évasion, et nous travaillerons à ce que le monde pénitentiaire et carcéral respecte la dignité des personnes et soit enfin à la mesure des objectifs d'une société réellement civilisée.

L'incarcération des personnes souffrant de pathologies mentales sera interdite et il sera accordé la plus grande attention au développement d'un système de soins psychologiques et psychiatriques dignes d'une société civilisée et progressiste.

20. Nous voulons affirmer la liberté d'expression et d'opinion comme un droit inaliénable et sacré pour toutes et tous, et nous voulons assurer la liberté de l'information par un pluralisme réel de la presse, ce qui ne peut être rendu possible qu'en réformant profondément le statut du journaliste et des agences de presse, en renforçant les moyens d'une distribution de la presse qui assure le pluralisme, en prononçant la dissolution des conglomérats de la presse écrite et télévisuelle appartenant à des multinationales (Bouygues, Lagardère, Bolloré...), la confiscation immédiate de leurs moyens matériels et financiers, et en veillant à ce que le principe de séparation des intérêts publics privés et gouvernementaux soit strictement respectés.

20 bis. Enfin, nous souhaitons qu'un jour le peuple de ce pays, dans toutes ses composantes, et au-delà, le monde, en sera arrivé, grâce à nos réformes, grâce à notre travail collectif permanent, à un tel degré d'émancipation, de bien-être et d'élévation spirituelle, que l'Etat, la police et l'armée pourront disparaître.

Nous nous engageons à œuvrer partout et toujours en ce sens, avec toutes les forces progressistes qui le voudront également et nous nous engageons à tout mettre en œuvre pour réaliser ce projet politique.