vendredi 4 septembre 2009

FLORILEGE PAS LEGER (MAIS SANS GAUCHE) DES SALETES DE LA RENTREE


Décidément, les "rentrées" se suivent et se ressemblent depuis quelques années...

Enfin bon, elles se ressemblent... "en plus pire !", comme disent les enfants.

Il y a tellement de nouvelles ahurissantes qui se succèdent depuis quelques semaines, quand elles ne sont pas franchement ubuesques, d’attaques féroces contre le "peuple", contre le lien social, contre les travailleurs, les femmes, les étrangers etc, tellement de cadeaux exorbitants à celles et ceux qui ont déjà tout, ou presque, qu’on pourrait croire que tout cela se déroule dans un pays imaginaire !

Ça pourrait être comme un bon roman ou un film de science-fiction, un truc comme "Brazil" ou "Dune"...mais non !!

Ce pays existe, et ce pays, c’est la France en 2009.

Récapitulons voir, un petit florilège.

On peut commencer par là?


  • 3.000 contribuables qui se voient gentiment priés de "régulariser" leur situation fiscale de fraudeurs avérés (si on en croit les termes du Ministre) alors que d’habitude le "tarif", même lorsqu’on prétend avoir "oublié" de déclarer disons 500.000 euros et qu’on ne les a pas forcément planqués dans un paradis fiscal, tarif qu’ont bien expérimenté Chantal Goya, Jean Jacques Debout, Doc Gynéco, Florent Pagny, Richard Cocciante, Paul Loup Sulitzer et tant d’autres, célèbres et moins célèbres, c’est direct le redressement, la méga-amende et les poursuites pénales en général avec de grosses condamnations de prison avec sursis à l’appui.


Ne serait-ce que parce que du point de vue juridique la "régularisation" (ne parlons pas d’amnistie, en effet, ce n’est pas tout à fait exact) est difficilement défendable. D’abord, est-ce du pouvoir d’un Ministre, voire même, du Gouvernement de prendre de telles décisions, quand on sait que bon nombre de sujets en matière fiscale sont de la compétence de ... la loi, et donc, du Parlement?

Son devoir ça ne devrait pas plutôt être la poursuite pure et simple et le redressement d’office?

Et puis, sur quel socle juridique indiscutable fonder une telle décision administrative de régularisation et d’opposition à une poursuite pénale? Est-ce qu’on ne foule pas ainsi un principe constitutionnel qui est celui de l’égalité des citoyens devant l’impôt et devant la justice? La séparation de l’exécutif et du judiciaire? L’indépendance de la justice? Je ne sais pas... mais ça me semble "un peu bizarre".

Ça laisse bien songeur , et on se dit, encore une fois, qu’il vaut mieux faire partie des "3.000" (on sait bien que ce n’est là que l’écume de vaguelettes) qui ont la chance et l’opportunité de planquer leur magot ici et là, que d’être M. Dugenoux qui, un peu à bout de souffle, a, pour une fois, et au bout de 20 ans de déclarations fiscales et de paiements d’impôts irréprochables, tenté sa chance de ne pas déclarer les 1.500 euros de revenus supplémentaires qui le faisaient passer dans la tranche supérieure...

  • Autre sujet "marrant"...?

La retraite des femmes qui ont élevé 3 enfants et plus.

Quelle bonne blague là encore !

D’abord, on juge plus opportun de niveler par le bas que par le haut (c’est à dire enlever des droits aux mères plutôt qu d’en accorder aux pères..). En même temps on ne se fait pas d’illusions pour certain-e-s au gouvernement le souhait est à peine masqué : les bonnes femmes à la cuisine, "Kinder, Kirche, Küche" et y’a basta.

Il paraît qu’ils vont nous faire un nouveau "dispotif" finalement?

Et encore attention hein, seulement pour celles qui ont la chance et le rprivilège d’avoir des ovaires qui fonctionnent ou un compagnon dont les spermato pètent le feu - que les adoptantes aillent se faire foutre, le gouvernement pour l’instant n’a pas prévu de les inclure dans un éventuel dispositif, à voir ici dans Le Figaro.

En plus, (dé)gonflé comme pas permis, le gouvernement nous fait croire que "Bon ben on n’a pas le choix parce que c’est une décision de la Cour de cassation".

Ah tiens donc... Depuis quand les décisions de la Cour de cassation sont elles supérieures aux lois et aux conventions dans l’ordre de la "hiérarchie des normes", comme aurait dit ce bon vieux Kelsen?

Qu’on discute de la sécurité juridique soit. Et encore le Ministre fait-il dire à la Cour de Cassation bien plus, et bien au-delà, que ce qu’elle a jugé...

Vous savez que y’a plein d’affaires jugées par la Cour de Cassation et le Conseil d’Etat que vous n’avez pas toutes transformées en loi ou en décret aussi rapidement hein ( voire, pas transformées DU TOUT)? !

Il est intéressant de noter d’ailleurs qu’à mon souvenir, la jurisprudence du Conseil d’État pour les fonctionnaires, sur le même genre de sujet, a longtemps été d’accorder en effet les mêmes droits aux pères et aux mères.

Ce qui était juste et humain.

Je me permets de rappeler qu’avant la modification de l’article L.24 du code des pensions, introduite par la loi de finances rectificative du 31 décembre 2004 (article 136), de nombreux pères de 3 enfants ont obtenu des tribunaux administratifs la possibilité de départ en retraite après 15 années de service, en conformité avec la jurisprudence européenne.

  • Et quoi d’autres, attendez?...Ah oui !

Un ministre de l’Intérieur qui, dans un pays dit démocratique, poursuit en diffamation des "témoins" (si je m’en rapporte strictement aux médias et notamment au Figaro qui est VRAIMENT une des mes "lectures favorites" en ce moment, sisi), sur la seule base d’un rapport de l’IRCGN.

Ça c’est pas banal non plus, dites moi.

C’est à dire que, sur la foi d’une enquête "maison", sans qu’aucun procès public soit pour le moment, et à ma connaissance, ouvert sur le cas en question (peut être cela va-t-il venir d’ailleurs), et bien "bim- bam- boum", on poursuit des "témoins" (je cite là encore) qui avaient affirmé une chose déplaisante (et peut être contestable d’ailleurs) en diffamation.

On pourrait croire que dans un pays dit démocratique, c’est l’enquête, le procès, le jugement qui règlent le cas des témoins qui auraient fait de fausses déclarations, si elles sont effectivement révélées, sans doute possible, être fausses. Ça a un nom en procédure pénale, une qualification, une sanction, le faux témoignage.Mais bien sûr ça doit se prouver et ne se rapporte pas à l’erreur, par exemple, à la mauvaise appréciation des faits...

Et bien non, chers amis chers camarades, dorénavant, attention à ce que vous racontez aux journalistes ou sur des forums...

La diffamation vous guette !

Certes, comme le dit l’excellent canard de Dassault : "Le ministère précise que les journaux ayant publié les témoignages ne sont pas visés. Seules les personnes ayant tenu ces propos sont en accusation. Reste à savoir comment le ministère compte les identifier, les témoins ayant parlé anonymement."

C’est un problème cette manie de l’anonymat (mais enfin, au moins pour le Net, Mitterrand va finir par nosu régler ça aux petitsd oignons...)

Enfin, voilà de quoi faire réfléchir pour un moment tous les "témoins" du pays qui se verront alpaguer par certains journalistes avides de news, "sur le vif", dans des conditions on le sait, toujours au bord de l’explosion, lors d’un accident de ce type entre la police et un jeune.

Et puis quand on voit que, finalement, il y a des affaires où, plusieurs années après, comme dans le cas d’Abou Bakari Tandia tout récemment, la version de la police peut se trouver finalement démentie et remise en question, on se dit que certains devraient être incités à disons...un peu plus de prudence, de circonspection, non?

  • Mais c’est pas tout, on poursuit...

Voilà une jeune et belle animatrice, intelligente, mariée à un célèbre comique symbole de toute une génération dans ce pays (première erreur?), qui fait, - c’est vraiment scandaleux -, son métier de journaliste sur une chaîne privée (paraît-il), face au même ministre que celui qui porte plainte pour diffamation contre des témoins.

La jolie jeune femme en a sous les bouclettes et semble bien décidée à son retour de congé- maternité, à faire son boulot comme bon lui semble (au même titre qu’un Polac, un Siné, ou un Ruquier ou un Guillon ou que sais -je...) et pose à ce ministre des questions, (les questions qu’elle veut ELLE), qui n’ont pas l’heur de plaire à un des syndicats des fonctionnaires dont ce Ministre a la tutelle.

La rosse pousse le bouchon un peu loin en effet, puisqu’elle n’a même pas le bon goût de laisser audit Ministre la possibilité d’ignorer la question dans une belle langue de bois...Ce que pourtant il tenta.

Quelle insolence, j’vous jure...

Voilà -t-y pas que le syndicat en question dénonce, je cite, un «comportement agressif », «Sans doute aveuglée par une haine non dissimulée de la police, son comportement extrêmement agressif l’a amenée à salir l’ensemble des policiers», écrit M. Delage, «en énonçant sans discontinuer des accusations mensongères» à l’encontre des force de l’ordre lors de cet entretien.

Il fait part à M. de Tavernost (un patron de M6) du «mécontentement unanime» des policiers et demande que M6 «se désolidarise» de Mélissa Theuriau, «condamne son comportement» et le «fasse savoir aux 120.000 policiers (...) choqués» par cet «acte isolé».

Si ça, c’est pas du procès d’intention le "(...)aveuglée par une haine non dissimulée de la police" !!! Waow ...

Melissa, allez, avoue, t’as "la haine du keuf grave", depuis toujours, avant même ta naissance, hein, c’est toi qui a écrit "Brigitte femme de flic" ou "sacrifice de Poulet" y’a 15/20 ans non? Ah non ? - Eh non, c’est pas possible en effet, a l’époque t’étais pas née...ou presque.

Bref, tout ça pour dire, prouvez nous donc, messieurs les policiers-syndicalistes, "la haine de la police non dissimulée" de Mme Theuriau...

J’en profite d’ailleurs ici pour rappeler tout mon soutien à Olivier Bonnet, l’animateur-journaliste du blog "Plume de Presse", poursuivi, lui, pour diffamation par un magistrat .

La diffamation, c’est manifestement la GROSSE tendance 2009/2010 - je propose aux grands couturiers de faire une robe en articles de journaux "diffamatoires" !


  • Mais attendez, c’est pas le tout, Loulou ! On en a encore dans la musette...vivi.

6 syndicalistes condamnés pour avoir "pété les plombs" diront certains, "exprimé leur colère légitime" diront d’autres, "fait ce qu’on devrait tous faire" ont dit quelques-uns, en plein cœur d’un conflit extrêmement douloureux et difficile, à plusieurs mois de prison avec sursis.

Là où le parquet n’avait requis "que" 3 mois avec sursis ( le Procureur, un jeune fou sans doute, avait probablement tenu compte du fait que syndiqué ou pas, on n’est qu’humains et que la situation n’était pas si simple...), les juges, eux, ont bien fait leur travail de chiens de garde zélés du patronat : ils ont, dans certains cas, doublé les peines requises par le Proc.

Ça c’est sympa.

Motif : ils ont cassé un peu une sous-préfecture à la sortie d’un tribunal qui les déboutait de leur demande contre le plan de fermeture de leur usine.

Circonstances atténuantes? État de nécessité? Pensez-vous que la "justice" ait retenu tout cela pour rendre son verdict?

Manifestement pas. Et la suite est à l’avenant, car c’est maintenant le procès au civil pour dommages-intérêts qui se profile, procès où l’État projette ni plus ni moins que de leur piquer en "dédommagement", à peu près tout ce qu’ils ont obtenu d’indemnités de licenciement grâce à leur lutte...Elle est pas belle la vie?

La criminalisation du mouvement social et du syndicalisme se poursuit donc très tranquillement, sans que ça fasse franchement frémir ni ne soulève une indignation générale qui serait pourtant très méritée.

  • Et la "taxe Carbonne" de Rocky, c’est pas mal non plus ça hein?

Faire payer au petit populo les saloperies et cochonneries des grands groupes industriels, le commerce du pétrole, remplir les caisses de l’État vidées par les cadeaux aux super-riches...Quelle bonne idée... Ça me rappelle, attendez..

Ah oui je sais ! La CSG.

On ne reviendra pas sur l’injustice, la stupidité, la bêtise confondante, l’inutilité...de cette "mesure" que même Les Verts devraient combattre s’ils sont vraiment des "verts à gauche " - et pas des vers de terre.

"Ici on rase gratis(ou presque)", devrait être la nouvelle devise de "notre" Etat.

J’oublie des choses, je le sens, dans ce pays de Cocagne que même le talentueux Jarry n’aurait pas pu inventer, des choses qui dépassent je le crois vraiment,en puissance, l’imagination débridée des plus grands dadaïstes...Ce Sarkozy, quel artiste !

  • Ah oui, tiens, "j’oublierais" presque le "rapport Léger", qui préconise la suppression du juge d’instruction (on n’est jamais mieux servi que par soi même...)
  • "J’oublie" que les "indemnités" obtenues suite à un conflit du travail sont considérées comme une "niche fiscale" et qu’elles seront désormais soumises pleinement à l’impôt sur le revenu.
  • "J’oublie" tous les camarades poursuivis, Hoareau, Domota, Jodar..
ETC.

Pour conclure à ce stade, je vous laisse apprécier et méditer ce morceau de bravoure (que je relis souvent) d’un mouvement Dada qui jetait ses derniers feux dans "Mise en accusation et jugement de Maurice Barrès pour crime contre la sûreté de l’esprit" :

André Breton expose ainsi "l’acte d’accusation" :

"(...) Le problème est de savoir dans quelle mesure peut être tenu pour coupable un homme que la volonté de puissance porte à se faire le champion des idées conformistes les plus contraires à celles de sa jeunesse. Comment l’auteur d’Un Homme Libre a-t-il pu devenir le propagandiste de lEcho de Paris ?" (...)

- T.T. « Je n’ai aucune confiance dans la justice, même si cette justice est faite par Dada. Vous conviendrez avec moi, monsieur le Président, que nous ne sommes tous qu’une bande de salauds et que par conséquent les petites différences, salauds plus grands ou salauds plus petits, n’ont aucune importance. »

- A.B. intervient : « Le témoin tient-il à passer pour un parfait imbécile ou cherche-t-il à se faire interner ? »

- T.T. répond : « Oui, je tiens à me faire passer pour un parfait imbécile et je ne cherche pas à m’échapper de l’asile dans lequel je passe ma vie. »


La Louve

PZ : Vous me direz... "Et la gauche dans tout ça?"...

...BONNE QUESTION !!!!!!!!!!

Dès fois je me demande, est-ce que c’est pas Domenech qui serait à la tête de la gauche en France, vu que nos résultats sont à peu près aussi bons que ceux de notre équipe de foot nationale devant les Féroé !!?....

mercredi 2 septembre 2009

"CHEZ OSCAR" , Paris , Bastille, salariés en danger


"Pendant 9 jours 7 salariés se sont mis en grève et 4 d'entre eux on fait une grève de la faim durant 7 jours.

5 de ces salariés ont des familles nombreuses (de 3 à 8 enfants) et dont les seules ressources sont le revenu du "chef de famille".

Depuis le 21 mai, les employés de chez Oscar subissent :

  • Menaces : Des menaces de mort sont proférées à l'encontre du Délégué du Personnel devant les collègues et à plusieurs reprises.
  • Salaires et cotisations sociales impayés : Aujourd'hui, les salariés en lutte n'ont toujours pas été rémunérés, et ce, depuis le mois de mai pour certain. Certains salariés ne sont pas déclarés et le droit du travail est constamment piétiné.
  • Racisme : "...travail de sale arabe...", "...travail de sale nègre...", le chef de cuisine vide les détritus d'un sac poubelle et ordonne au commis de cuisine maghrébin : "Ramasses car c'est un travail d'arabe !» Le gérant dit "qu'il va dégager tous les bougnoules car ils sont dégueulasses et qu'on n'a pas besoin d'eux"
  • Harcèlement moral : le gérant refuse aussi de serrer les mains des salariés arabes et des noirs ! Des accusations de vol et des gestes obscènes sont proférés.

L’action du patron a pour OBJECTIF d’atteindre les familles dans leur dignité et de les amener à démissionner !!!

Encore une fois, c’est la solidarité syndicale qui a primé sur la soumission et l’individualisme

Réponse de l’employeur : licenciement pour faute grave et mise à pied conservatoire pour tout le monde !

Nos revendications :

  • le paiement des salaires et des cotisations sociales en urgence de tous les salariés.
  • que justice soit faite et les actes racistes punis,
  • le respect de la législation du travail et l’arrêt de l’impunité pour tous ces patron voyou

A ce jour, avec les différentes composantes de la CGT, présentes en permanence, nous avons interpellé les pouvoirs publics et la justice

Pour toutes nos démarches nous bénéficions de l’aide concrète des élus communistes et d’une aide logistique de la mairie socialiste du 4eme arrt et du MRAP

De nombreux soutiens et des aides financières nous parviennent régulièrement d’organisations syndicales (sud, fsu), de partis politiques (lo, npa …) et plus particulièrement d’anonymes et voisins que nous remercions aussi

De même, nous remercions la presse écrite : libération, l’humanité et le parisien pour la couverture du conflit ainsi que certaines radios…

Par contre, nous n’avons ni eau courante, ni électricité, ni toilettes… ce que la Mairie de Paris trouverait indigne pour Paris-plage

Et la suite :

  • au 20 août, le patron ne s’est toujours pas manifesté mais après vérification auprès du tribunal du commerce il apparaît que celui à l’origine du conflit ne figure dans aucun registre concernant « chez oscar » ??? ??? ???
  • La baisse de la TVA et la désignation de zones touristiques sans contreparties peuvent conduire à ce genre d’excès
  • Paris et La Mairie de Paris pourrait constituer une zone de résistance…

Avec nous, faites cesser cette situation!!!

Venez nous soutenir financièrement et en signant la pétition qui se trouve devant le restaurant « Chez Oscar », 11/13 bld Beaumarchais 75004 Paris.

Soyez nombreux a participer au rassemblement devant le Tribunal du Commerce le 7 septembre

Puis à venir au rassemblement devant le restaurant le 8 septembre de 11h30 à 13h30 pour partager le couscous de la solidarité

"Affaire ADOMA" - N’oublions pas Charles Hoareau ! Verdict à Marseille le 7 septembre

Crédit photo:Rue 89 Marseille, Rémi Leroux


Chers Camarades, chers Amis,

Je me permets de vous rappeler que le verdict de l’action intentée en correctionnelle par ADOMA contre notre camarade Charles Hoareau (CGT 13) sera rendu le 7 septembre prochain à Marseille.

La pétition lancée il y a 2 mois sur le site "la pétition.be" ici pour soutenir notre camarade Charles a déjà recueilli plus de 5.000 signatures !

C’est énorme, mais il faut amplifier ce mouvement de solidarité et lui redonner vigueur et force d’ici le 7 septembre.

Cette attaque d’une grande entreprise, attaque d’une bassesse inqualifiable et ne reposant que sur du vent, contre un militant CGT actif en exercice, bien connu pour ses nombreux combats, et à travers lui, contre ce que représente le combat syndical de classe et de masse, a d’ores et déjà suscité de nombreux soutiens à Charles, anonymes et moins anonymes, dépassant le strict cadre syndical, dans toute la France, métropolitiaine et des DOM-TOM, et même au-delà.

C’est que cette affaire est tout à fait emblématique à maints égards de la lutte de classes, car il faut bien l’appeler ainsi, sans merci, qui se déroule de manière encore plus exacerbée depuis le début de "la crise", entre les forces productives, les travailleurs, actifs ou non, d’une part, et les capitalistes, les patrons et leurs représentants, d’autre part.

L’actualité quotidienne montre bien que les patrons ont déjà marqué trop de points à ce jour dans cette lutte ; cette offensive antisociale, antisalariale, n’a que trop duré, et nous devons impérativement inverser la tendance.

Ils veulent aujourd’hui ici et là parvenir à criminaliser l’action syndicale, même lorsqu’elle s’avère être strictement non violente.

Compte tenu de la "substance" du dossier, un dossier bien creux où aucune preuve sérieuse ne vient étayer les allégations du plaignant ni la décision de poursuite, une condamnation de Charles Hoareau en première instance serait une véritable déclaration de guerre du patronat et de son pouvoir politique et judiciaire contre ce que représente ce camarade mais aussi, contre TOUTE la CGT qu’il incarne, avec d’autres.

Charles Hoareau condamné, ce serait chacun d’entre nous, du militant de base à la direction nationale confédérale, qui serait condamné !

J’ajoute par ailleurs que si une telle condamnation devait intervenir sans que TOUTES LES FORCES SUPPOSEES REPRESENTER ET DEFENDRE LES INTERETS DES TRAVAILLEURS aient jeté leurs forces et leurs soutiens ABSOLUS dans cette bataille, ce serait un tremblement de terre dont personne à l’heure actuelle ne peut mesurer les conséquences pleines et entières.

Fou celui qui se risquerait aujourd’hui, dans ce contexte particulier de luttes que nous connaissons, à pronostiquer les effets d’une telle situation...

Et même ceux qui penseraient pouvoir en tirer profit d’une manière ou d’une autre pourraient bien se voir pris à leur propre piège.

L’Histoire est pleine de ces pièges qui se referment sur les doigts de ceux qui les avaient posés.

Le soutien à Charles Hoareau, et au delà de lui, au combat de tout syndicaliste quel qu’il soit, doit donc être total et absolu, sans condition, de la part de toutes les organisations politiques et syndicales qui incarnèrent ou incarnent encore le monde ouvrier au sens large, monde ouvrier dont nous, travailleurs, faisons toutes et tous partie, même si nous sommes au chômage, même si nous sommes cadre, même si nous travaillons dans un bureau, ou dans une exploitation agricole, et pas dans une usine.

Cela va donc à mon sens du PS et de la CFTC ou de la CGC, au NPA et PCF, à la CGT, pour ne citer qu’eux.

Certains manquent encore à l’appel aujourd’hui. Il n’est pas trop tard.

Une condamnation de notre camarade serait évidemment aussi la démonstration à celles et ceux qui n’en ont pas encore été convaincus, que tout ce que prédisent ou analysent les forces politiques révolutionnaires et anticapitalistes depuis des décennies est exact : la justice, dans un état bourgeois, est une justice de classe, aux ordres.

Un verdict de condamnation, dans les circonstances particulières de l’affaire, jetterait enfin une tache sombre supplémentaire sur un corps de l’Etat républicain qui, depuis quelques années, a déjà bien du mal à se défendre contre la main-mise politique dont elle fait l’objet, ce que viennent renforcer encore les récentes intentions, clairement émises, du rapport "Léger" sur la suppression du juge d’instruction.

Il faut donc voir là aussi une occasion donnée aux magistrats, à tous les magistrats qui le souhaitent parce qu’ils estiment que c’est ainsi qu’ils conçoivent leur profession, que c’est pour cela qu’ils ont choisi la robe, de se démarquer clairement de cette vision de la Justice, vision directement importée de l’Italie bersluconienne, et qui rappellerait les heures les plus viles et les plus haïssables de notre pays.

En conclusion, j’en appelle donc à renouveler ou à exprimer votre soutien inconditionnel à Charles Hoareau, en signant la pétition avant le 7 septembre prochain, en lui adressant un message ici ou là, et au travers lui, à défendre pleinement la légitimité du combat syndical, qui ne doit en aucun cas être criminalisé.

C’est également une occasion pour la Justice de montrer qu’elle n’a pas qu’un visage et que tout dans ce pays, n’est pas perdu.

Et bien évidemment, que celles et ceux qui peuvent se rendre à Marseille le 7 septembre devant le Tribunal pour soutenir notre camarade le fassent - c’est d’ailleurs certainement prévu.

Comme disait "l’autre" :

"Ensemble, tout devient possible" !

Alors, TOUS ENSEMBLE POUR CHARLES ET POUR LE SYNDICALISME.

Salutations militantes et fraternelles

La Louve
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Pour l’affaire ADOMA entre autres,

voir ici le site de Rouge Midi

Bagnolet : Hortefeux attaque des habitants en diffamation



LA HONTE SOIT SUR LA TÊTE DE CET HOMME ET DE CES SEMBLABLES.
TOUS CES GENS DEVRONT UN JOUR RÉPONDRE DE LEURS ACTES. SOUTIEN TOTAL AUX HABITANTS POURSUIVIS.
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Le ministre de l'Intérieur a décidé d'initier une procédure judiciaire contre des habitants de cette ville de Seine-Saint-Denis qui accusaient la police d'être responsable du décès d'un homme de 18 ans début août.

La procédure est rare : Brice Hortefeux annonce mercredi qu'il avait porté plainte, au nom du ministère de l'Intérieur, contre plusieurs habitants de Bagnolet. Le ministère les accuse de «diffamation envers la police nationale ».

Un article, publié sur le site de Libération le 10 août, mais aussi une dépêche de l'Agence France-Presse, relayaient les témoignages de plusieurs habitants de ce quartier où Yakou Sanogo un jeune homme de 18 ans était mort à moto après une course-poursuite avec la police, ce qui avait déclenché une nuit d'émeute.

Les riverains cités estimaient que la police était responsable de la mort de cet homme. Sur le site de Libération, on pouvait ainsi lire : « Pour un habitant du quartier, cela ne fait aucun doute. Les policiers ont provoqué la chute. Agé de 32 ans, il affirme avoir assisté à la scène: «La voiture de police, à hauteur de la moto, s'est rabattue contre elle. Il y a eu un impact» entre les deux véhicules ».

Les témoignages de Libération étaient nuancés, l'article racontant ainsi que certains des témoins étaient «attirés par les caméras de télévision, venues en nombre. «Ils l'ont tué», lance un homme à propos des policiers, surjouant la colère», ajoutait le rédacteur de l'article.

Témoins anonymes

Ces accusations ont agacé le ministère de l'Intérieur, qui a donc saisi la justice : «Considérant que ces propos portent atteinte à l'honneur et à la considération de la police nationale puisqu'ils imputent à des fonctionnaires de police une infraction d'homicide sur la personne de Yakou Sanogo, le ministre de l'Intérieur a porté plainte en diffamation».

Le ministère précise que les journaux ayant publié les témoignages ne sont pas visés. Seules les personnes ayant tenu ces propos sont en accusation. Reste à savoir comment le ministère compte les identifier, les témoins ayant parlé anonymement.

Jusqu'ici, l'enquête sur ce décès montre que Yakou Sanogo est mort après un «traumatisme thoracique profond qui correspond au choc du torse du chauffeur et du pilier de la barre métallique contre laquelle il s'est encastré». Le procureur adjoint Philibert Demory avait indiqué que «rien pour l'instant ne permet d'établir qu'il y a eu un contact entre la voiture de police et le jeune Sanogo».

Le cas de plaintes en diffamation initiées par un ministre de l'Intérieur sont plutôt rares. L'avocat Karim Achoui avait été accusé par Michèle Alliot-Marie fin septembre 2008 de diffamer la police.

Le Figaro